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Petites histoires de grands chefs

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Comme le disait Beaumarchais : "Le monde culinaire est comme la scène d'un théâtre. depuis la révolution française et la naissance à Paris du "grand restaurant', c'est le lieu privilégié où se tient la comédie humaine. " En 1972, Albert Nahmias a eu le privilège d'ouvrir un restaurant, rue du Montparnasse à l'enseigne Olympe et de fréquenter les plus grands chefs et les plus grands acteurs de la gastronomie de l'époque. Témoin et lui-même restaurateur, il raconte ici, son parcours en évoquant grands moments et anecdotes en compagnie de ces héros dans une ambiance à la fois détendue et exaltante. De cet âge d'or où le monde de l'Art et des artistes se bouscule dans des restaurants de poche, où des gens du cinéma (Claude Berri, Daniel Toscan du Plantier, Roman Polanski, Francis Ford Coppola...), du théâtre (Michel Serrault, Jean Poiret, Jacqueline Maillant, Coluche, Miou-Miou...), ou de la musique (Julien Clerc, Johnny Halliday..) croisent la jeune génération des chefs, Bernard Loiseau, Alain Passard,... jusqu'au déferlement médiatique des " Top chef " et autre " Master chef ". C'est quarante et quelques années d'histoire de la gastronomie française qui défilent dans ce livre. Un voyage en quarante chapitres, dans un temps où l'on vivait des heures magnifiques, drôles ... guidées par l'amitié, la joie de vivre, l'humour à travers la France et l'Europe... des casseroles. Extrait Au début des années 70, dans un minuscule établissement rue du Montparnasse, une très jeune femme brune, chevelure à la Louise Brooks, nommée Dominique Jeanne Anne-Marie Madeleine dite «Olympe», du prénom de sa mère, faisait la cuisine en talons aiguilles de chez Maud Frizon. C'est ainsi qu'elle fut découverte par les lecteurs du New-York Magazine, grâce à la plume de Gael Greene. Olympe pratiquait dans un décor sobre et feutré, voire modeste, une cuisine simple et instinctive, digne d'une vraie gourmande. Le tout inscrit dans le timbre et la juste note de ce quartier sensible, Montparnasse, encore vibrant d'une vie populaire et de la créativité de ses artistes. Après les années 68, celles des indignations salvatrices et de la canonisation de Dany Cohn-Bendit... Montparnasse frémissait dans le soir tiède de l'été. La foule flâneuse allait de Heu en Heu, de squares en terrasses, de bistros en brasseries somptueuses, améliorées par le temps qui les respectait encore. Je me souviens de l'ancienne gare Montparnasse, à cheval sur le 14e et le 15e arrondissements, la rue de la Gaîté et ses théâtres, le quartier de Plaisance avec ses cafés, ses cinémas, les salles d'art et d'essai de Frédéric Mitterrand, la rue du Montparnasse, enclave gaélique constellée de crêperies, la rue Delambre, le n°12 où je créchais, face au 9, bel immeuble 1925 empli d'ateliers d'artistes où s'engouffraient Jean-Paul Sartre et sa fille adoptive, Ariette Elkaïm-Sartre, Simone de Beauvoir ainsi que Laurent Terzieff. Un peu plus loin sur le même trottoir, l'immeuble où avaient vécu Paul Gauguin, André Breton... Alberto Giacometti, en habitué, prenait ses quartiers à La Coupole. Le Rosebud au n° 11 avec sa façade de bois biseauté en pointe de diamant, où je me restaurais d'un chili con carne accompagné d'une baguette beurrée et d'un verre de bordeaux, un en-cas dans le long cours de mes nuits, au milieu de la fumée et des airs de jazz. Une faune, toujours la même, en grande conversation, les discours répétés d'une soirée sur l'autre, d'une année sur l'autre, clamés avec fougue et passion. Revenant vingt ans après, j'ai revu pratiquement les mêmes tronches, un peu plus fatiguées, avec les mêmes gestes passionnés. Je suis sûr que la conversation n'a pas varié d'un iota. Les après-minuit à La Coupole, avec le défilé des dandys de l'époque, Jean-Pierre Kalfon, Pierre Clémenti... Le café Le Sélect où je passais des heures en discussions métaphysiques avec d'autres habitués, là depuis le matin, des peintres, des pseudos, des psychanalystes, des analysés de t Afficher moinsAfficher plus

Petites histoires de grands chefs

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Présentation de l'éditeur Comme le disait Beaumarchais : "Le monde culinaire est comme la scène d'un théâtre. depuis la révolution française et la naissance à Paris du "grand restaurant', c'est le lieu privilégié où se tient la comédie humaine. " En 1972, Albert Nahmias a eu le privilège d'ouvrir un restaurant, rue du Montparnasse à l'enseigne Olympe et de fréquenter les plus grands chefs et les plus grands acteurs de la gastronomie de l'époque. Témoin et lui-même restaurateur, il raconte ici, son parcours en évoquant grands moments et anecdotes en compagnie de ces héros dans une ambiance à la fois détendue et exaltante. De cet âge d'or où le monde de l'Art et des artistes se bouscule dans des restaurants de poche, où des gens du cinéma (Claude Berri, Daniel Toscan du Plantier, Roman Polanski, Francis Ford Coppola...), du théâtre (Michel Serrault, Jean Poiret, Jacqueline Maillant, Coluche, Miou-Miou...), ou de la musique (Julien Clerc, Johnny Halliday..) croisent la jeune génération des chefs, Bernard Loiseau, Alain Passard,... jusqu'au déferlement médiatique des " Top chef " et autre " Master chef ". C'est quarante et quelques années d'histoire de la gastronomie française qui défilent dans ce livre. Un voyage en quarante chapitres, dans un temps où l'on vivait des heures magnifiques, drôles ... guidées par l'amitié, la joie de vivre, l'humour à travers la France et l'Europe... des casseroles. Extrait Au début des années 70, dans un minuscule établissement rue du Montparnasse, une très jeune femme brune, chevelure à la Louise Brooks, nommée Dominique Jeanne Anne-Marie Madeleine dite «Olympe», du prénom de sa mère, faisait la cuisine en talons aiguilles de chez Maud Frizon. C'est ainsi qu'elle fut découverte par les lecteurs du New-York Magazine, grâce à la plume de Gael Greene. Olympe pratiquait dans un décor sobre et feutré, voire modeste, une cuisine simple et instinctive, digne d'une vraie gourmande. Le tout inscrit dans le timbre et la juste note de ce quartier sensible, Montparnasse, encore vibrant d'une vie populaire et de la créativité de ses artistes. Après les années 68, celles des indignations salvatrices et de la canonisation de Dany Cohn-Bendit... Montparnasse frémissait dans le soir tiède de l'été. La foule flâneuse allait de Heu en Heu, de squares en terrasses, de bistros en brasseries somptueuses, améliorées par le temps qui les respectait encore. Je me souviens de l'ancienne gare Montparnasse, à cheval sur le 14e et le 15e arrondissements, la rue de la Gaîté et ses théâtres, le quartier de Plaisance avec ses cafés, ses cinémas, les salles d'art et d'essai de Frédéric Mitterrand, la rue du Montparnasse, enclave gaélique constellée de crêperies, la rue Delambre, le n°12 où je créchais, face au 9, bel immeuble 1925 empli d'ateliers d'artistes où s'engouffraient Jean-Paul Sartre et sa fille adoptive, Ariette Elkaïm-Sartre, Simone de Beauvoir ainsi que Laurent Terzieff. Un peu plus loin sur le même trottoir, l'immeuble où avaient vécu Paul Gauguin, André Breton... Alberto Giacometti, en habitué, prenait ses quartiers à La Coupole. Le Rosebud au n° 11 avec sa façade de bois biseauté en pointe de diamant, où je me restaurais d'un chili con carne accompagné d'une baguette beurrée et d'un verre de bordeaux, un en-cas dans le long cours de mes nuits, au milieu de la fumée et des airs de jazz. Une faune, toujours la même, en grande conversation, les discours répétés d'une soirée sur l'autre, d'une année sur l'autre, clamés avec fougue et passion. Revenant vingt ans après, j'ai revu pratiquement les mêmes tronches, un peu plus fatiguées, avec les mêmes gestes passionnés. Je suis sûr que la conversation n'a pas varié d'un iota. Les après-minuit à La Coupole, avec le défilé des dandys de l'époque, Jean-Pierre Kalfon, Pierre Clémenti... Le café Le Sélect où je passais des heures en discussions métaphysiques avec d'autres habitués, là depuis le matin, des peintres, des pseudos, des psychanalystes, des analysés de t Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Petites histoires de grands chefs
Format
Broché
Publication
12 mars 2015
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
311
Taille
22 x 15 x 2.8 cm
Poids
460
ISBN-13
9782755613766
Livré entre : 23 janvier - 26 janvier
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