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Journal de Belfort

4.3

(11)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
PrésentationDurant les six derniers mois de sa vie, Béatrice Douvre concentra l’expérience de sa vie et de son écriture – les deux étant indissociables chez elle – dans un cahier que nous publions aujourd’hui. « Le manuscrit m’obsède, j’y ai mis mon amour, ma vérité, mon vertige », note-t-elle dans ce Journal de Belfort qui est d’abord la transposition poétique d’une liaison douloureuse avec Michel, un homme dont les désirs allaient à d’autres hommes. La jeune femme, bénévole dans une association d’aide aux immigrés, se plonge dans une errance parfois tragique, au fil de rencontres avec des garçons dont certains sont les amants de l’homme qu’elle aime, et aussi avec des femmes qui semblent lui ouvrir des horizons qui auraient pu être libérateurs.Si la langue de cette chronique amoureuse est poétique, et souvent somptueuse, elle n’en contraste que plus vivement avec le style d’une simplicité bouleversante des pages que Béatrice Douvre consacre ensuite à l’anorexie. D’un coup, avec un réalisme implacable, on découvre comme l’arrière-plan de sa vie, aux heures les plus brûlantes de son amour pour Michel. Le cahier se termine par une série de poèmes, les derniers qu’elle aura écrits dans sa vie trop brève. Comme si, au terme de cette immersion dans la réalité la plus dure, le poète trouvait tout naturellement le langage où enfin il peut atteindre à l’harmonie.Œuvre d’une intense beauté lyrique, témoignage émouvant sur un amour impossible et sur la malédiction de l’anorexie, ce Journal est marqué étrangement par une pureté contre laquelle aucune souffrance, aucune souillure, ne pouvait avoir prise. Comme l’écrivit Philippe Jacottet, qui rencontra Béatrice Douvre : « C’était, on le devinait tout de suite, une sorte d’elfe diaphane, un être vibratile, trop frêle pour ce monde où les elfes ne peuvent prendre racine, mais seulement flotter à mi-distance entre terre et ciel. »Le Journal de Belfort est de ces lectures dont on ne sort pas indemne. Entre quête érotique et quête mystique, c’est un texte hanté par la folie et la mort, qui éclaire les poèmes de Béatrice Douvre mais représente aussi un document littéraire et humain incomparable. Il sera, pour les lecteurs qui ne la connaissent pas encore, une véritable révélation.,Note biographiqueDès la parution de son Œuvre poétique en 2000, Béatrice Douvre (22 avril 1967 – 19 juillet 1994), qui n’aura publié de son vivant que quelques dizaines de textes dans des revues, a été reconnue comme l’une des personnalités marquantes de sa génération. Ses poèmes sont hantés par le mal dont elle souffrait, l’anorexie, contre lequel elle ne cessa de lutter jusqu’à sa mort, à vingt-sept ans.,4e de couvertureDès la parution de son Œuvre poétique en 2000, Béatrice Douvre (22 avril 1967 – 19 juillet 1994), qui n’aura publié de son vivant que quelques dizaines de textes dans des revues, a été reconnue comme l’une des personnalités marquantes de sa génération. Ses poèmes sont hantés par le mal dont elle souffrait, l’anorexie, contre lequel elle ne cessa de lutter jusqu’à sa mort, à vingt-sept ans.Durant les six derniers mois de sa vie, Béatrice Douvre concentra l’expérience de sa vie et de son écriture – les deux étant indissociables chez elle – dans un cahier que nous publions aujourd’hui. « Le manuscrit m’obsède, j’y ai mis mon amour, ma vérité, mon vertige », note-t-elle dans ce Journal de Belfort qui est d’abord l’évocation d’une liaison douloureuse, mais devient vite un champ d’exploration de toutes les formes s’offrant à l’écrivain, qui savait sa vie menacée. L’écriture quotidienne ne cesse de s’enrichir, jusqu’aux pages de la section intitulée Passante du péril, où l’expérience de l’anorexie et de l’hôpital psychiatrique se trouve décrite avec un réalisme saisissant.Les quatre sections de ce livre, qui s’achève par les tout derniers poèmes qu’ait écrits l’auteur, renouvellent la forme du journal intime et créent un univers lyrique d’une intensité inoubliable. Il y avait chez Béatrice Douvre une pureté que rien ne pouvait atteindre, et qui triomphe ici des expériences qui l’ont parfois conduite au paroxysme de la souffrance. Un livre aussi beau que troublant.,SommaireI. JOURNAL DE BELFORTII. JOURNAL D'UNE ANOREXIQUEIII. DERNIERS POEMES,Commentaires« C’était, on le devinait tout de suite, une sorte d’elfe diaphane, un être vibratile, trop frêle pour ce monde où les elfes ne peuvent prendre racine, mais seulement flotter à mi-distance entre terre et ciel. » PHILIPPE JACOTTET,Extrait« Le manuscrit m’obsède, j’y ai mis mon amour, ma vérité, mon vertige. Tournoiement naïf parmi les mots de roc, beauté de la souillure, amour indéfectible. Ma part n’existe plus, je ne suis que lecteur qui ouvre tous les livres. J’ai charrié le fardeau de ma passion selon les brumes de ma voix. J’ai changé de nature en étreignant ses bras. J’ai porté mon amour comme un bétail ardent, souffle, contre-souffle, amèrement. Mon cœur se dénude et se brèche, comme un ruisseau avide de perfection. Sauvagerie, j’ai pleuré plus que les mondes enfouis, ce ne peut etre que la fin de moi-même en avançant. » Afficher moinsAfficher plus

Journal de Belfort

4.3

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Le Pitch

PrésentationDurant les six derniers mois de sa vie, Béatrice Douvre concentra l’expérience de sa vie et de son écriture – les deux étant indissociables chez elle – dans un cahier que nous publions aujourd’hui. « Le manuscrit m’obsède, j’y ai mis mon amour, ma vérité, mon vertige », note-t-elle dans ce Journal de Belfort qui est d’abord la transposition poétique d’une liaison douloureuse avec Michel, un homme dont les désirs allaient à d’autres hommes. La jeune femme, bénévole dans une association d’aide aux immigrés, se plonge dans une errance parfois tragique, au fil de rencontres avec des garçons dont certains sont les amants de l’homme qu’elle aime, et aussi avec des femmes qui semblent lui ouvrir des horizons qui auraient pu être libérateurs.Si la langue de cette chronique amoureuse est poétique, et souvent somptueuse, elle n’en contraste que plus vivement avec le style d’une simplicité bouleversante des pages que Béatrice Douvre consacre ensuite à l’anorexie. D’un coup, avec un réalisme implacable, on découvre comme l’arrière-plan de sa vie, aux heures les plus brûlantes de son amour pour Michel. Le cahier se termine par une série de poèmes, les derniers qu’elle aura écrits dans sa vie trop brève. Comme si, au terme de cette immersion dans la réalité la plus dure, le poète trouvait tout naturellement le langage où enfin il peut atteindre à l’harmonie.Œuvre d’une intense beauté lyrique, témoignage émouvant sur un amour impossible et sur la malédiction de l’anorexie, ce Journal est marqué étrangement par une pureté contre laquelle aucune souffrance, aucune souillure, ne pouvait avoir prise. Comme l’écrivit Philippe Jacottet, qui rencontra Béatrice Douvre : « C’était, on le devinait tout de suite, une sorte d’elfe diaphane, un être vibratile, trop frêle pour ce monde où les elfes ne peuvent prendre racine, mais seulement flotter à mi-distance entre terre et ciel. »Le Journal de Belfort est de ces lectures dont on ne sort pas indemne. Entre quête érotique et quête mystique, c’est un texte hanté par la folie et la mort, qui éclaire les poèmes de Béatrice Douvre mais représente aussi un document littéraire et humain incomparable. Il sera, pour les lecteurs qui ne la connaissent pas encore, une véritable révélation.,Note biographiqueDès la parution de son Œuvre poétique en 2000, Béatrice Douvre (22 avril 1967 – 19 juillet 1994), qui n’aura publié de son vivant que quelques dizaines de textes dans des revues, a été reconnue comme l’une des personnalités marquantes de sa génération. Ses poèmes sont hantés par le mal dont elle souffrait, l’anorexie, contre lequel elle ne cessa de lutter jusqu’à sa mort, à vingt-sept ans.,4e de couvertureDès la parution de son Œuvre poétique en 2000, Béatrice Douvre (22 avril 1967 – 19 juillet 1994), qui n’aura publié de son vivant que quelques dizaines de textes dans des revues, a été reconnue comme l’une des personnalités marquantes de sa génération. Ses poèmes sont hantés par le mal dont elle souffrait, l’anorexie, contre lequel elle ne cessa de lutter jusqu’à sa mort, à vingt-sept ans.Durant les six derniers mois de sa vie, Béatrice Douvre concentra l’expérience de sa vie et de son écriture – les deux étant indissociables chez elle – dans un cahier que nous publions aujourd’hui. « Le manuscrit m’obsède, j’y ai mis mon amour, ma vérité, mon vertige », note-t-elle dans ce Journal de Belfort qui est d’abord l’évocation d’une liaison douloureuse, mais devient vite un champ d’exploration de toutes les formes s’offrant à l’écrivain, qui savait sa vie menacée. L’écriture quotidienne ne cesse de s’enrichir, jusqu’aux pages de la section intitulée Passante du péril, où l’expérience de l’anorexie et de l’hôpital psychiatrique se trouve décrite avec un réalisme saisissant.Les quatre sections de ce livre, qui s’achève par les tout derniers poèmes qu’ait écrits l’auteur, renouvellent la forme du journal intime et créent un univers lyrique d’une intensité inoubliable. Il y avait chez Béatrice Douvre une pureté que rien ne pouvait atteindre, et qui triomphe ici des expériences qui l’ont parfois conduite au paroxysme de la souffrance. Un livre aussi beau que troublant.,SommaireI. JOURNAL DE BELFORTII. JOURNAL D'UNE ANOREXIQUEIII. DERNIERS POEMES,Commentaires« C’était, on le devinait tout de suite, une sorte d’elfe diaphane, un être vibratile, trop frêle pour ce monde où les elfes ne peuvent prendre racine, mais seulement flotter à mi-distance entre terre et ciel. » PHILIPPE JACOTTET,Extrait« Le manuscrit m’obsède, j’y ai mis mon amour, ma vérité, mon vertige. Tournoiement naïf parmi les mots de roc, beauté de la souillure, amour indéfectible. Ma part n’existe plus, je ne suis que lecteur qui ouvre tous les livres. J’ai charrié le fardeau de ma passion selon les brumes de ma voix. J’ai changé de nature en étreignant ses bras. J’ai porté mon amour comme un bétail ardent, souffle, contre-souffle, amèrement. Mon cœur se dénude et se brèche, comme un ruisseau avide de perfection. Sauvagerie, j’ai pleuré plus que les mondes enfouis, ce ne peut etre que la fin de moi-même en avançant. » Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Journal de Belfort
Format
Grand Format
Publication
01 janvier 2019
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
192
Taille
21.2 x 15.2 x 2 cm
Poids
310
ISBN-13
9791095066293

Contenu

4ème de couverture

Dès la parution de son Œuvre poétique en 2000, Béatrice Douvre (22 avril 1967 – 19 juillet 1994), qui n’aura publié de son vivant que quelques dizaines de textes dans des revues, a été reconnue comme l’une des personnalités marquantes de sa génération. Ses poèmes sont hantés par le mal dont elle souffrait, l’anorexie, contre lequel elle ne cessa de lutter jusqu’à sa mort, à vingt-sept ans.Durant les six derniers mois de sa vie, Béatrice Douvre concentra l’expérience de sa vie et de son écriture – les deux étant indissociables chez elle – dans un cahier que nous publions aujourd’hui. « Le manuscrit m’obsède, j’y ai mis mon amour, ma vérité, mon vertige », note-t-elle dans ce Journal de Belfort qui est d’abord l’évocation d’une liaison douloureuse, mais devient vite un champ d’exploration de toutes les formes s’offrant à l’écrivain, qui savait sa vie menacée. L’écriture quotidienne ne cesse de s’enrichir, jusqu’aux pages de la section intitulée Passante du péril, où l’expérience de l’anorexie et de l’hôpital psychiatrique se trouve décrite avec un réalisme saisissant.Les quatre sections de ce livre, qui s’achève par les tout derniers poèmes qu’ait écrits l’auteur, renouvellent la forme du journal intime et créent un univers lyrique d’une intensité inoubliable. Il y avait chez Béatrice Douvre une pureté que rien ne pouvait atteindre, et qui triomphe ici des expériences qui l’ont parfois conduite au paroxysme de la souffrance. Un livre aussi beau que troublant.

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Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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