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Geffroy, Gustave

Heures de Paris serie #1

Heures de Paris

3.6

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
SommaireHEURES DE PARIS 1900-2020Les nouvelles minutes parisiennesPréface7 H, Gustave Geffroy et Louis-Stéphane Ulysse8h, Jean Lorrain et Jean Philippe Domecq10 H, Joris Karl Huysmans.et 9h du matin Nadja.,Note biographiqueNos contributeursJean-Philippe Domecq : romancier, essayiste, aussi passion- né par l’art, la politique, la vitesse, il a publié entre autres Robespierre, dernier temps, et plus récemment, Le Jour où le ciel s’en va, Exercices autobiographiques, L’Ame, la mort, le ls. Il vit près de la gare du Nord.Gustave Geffroy (1855-1926) : À cheval entre le socialisme et la critique d’art, il défendit les impressionnistes et Proust pour son Goncourt, écrivit la grande biographie de Blanqui, L’Enfermé, s’intéressa à la Commune, L’Apprentie, participa à deux heures des Minutes parisiennes et fut l’ami de Monet et de Clémenceau.Joris Karl Huysmans (1848-1907) : né à Paris, rue Suger, styliste et esthète, d’abord proche des naturalistes et du cercle de Médan, il découvrira successivement le dandysme avec À Rebours et Des Esseintes, puis la conversion, le Christ avec En Route et L’Oblat. Il fut aussi un étonnant critique d’art.Charles Jouas (1866-1942) : dessinateur, graveur, né au fau- bourg Saint-Antoine, rencontre Henri Beraldiqui lui com- mande une série de dessins sur Paris (les travaux du métro), illustre Huysmans, Henri de Régnier, a une passion pour les Pyrénées et son fonds se trouve au musée pyrénéen de Lourdes.259Jean Lorrain (1855- 1906) : écrivain avant tout, décadent, interlope, journaliste, critique, on pourrait lui prêter selon Eric Walbecq le mot de Claudel sur Rodin : « ce gros œil proé- minent de luxurieux, il faisait le “morceau”. Il avait le nez sur le modèle et le “morceau”. » On retiendra de lui Monsieur de Phocas, Venise, Le Vice errant et ses Pall mall semaine, qui valent bien Les Lundis de Sainte-Beuve.Maurice Miette : artiste, féru de pseudonymes, vit à Paris, près du Canal de l’Ourcq, illustrateur de couverture CD, de livres, comme Darwin au bord de l’eau, Il était une demi-fois.Nadja : figure de la BD et du livre illustré, artiste, conteuse, elle a publié Chien bleu et plus récemment le cycle des Filles de Montparnasse (tome 1, 2, 3), Ô Cruelle, et Blanche Neige et grise pluie. Née à Alexandrie, elle vit près de Bastille.Théophile Alexandre Steinlen (1859-1923) : d’origine suisse,dessinateur, peintre, af chiste, anarchiste et montmartrois de cœur, fréquente le Chat Noir et Toulouse-Lautrec, participe à L’Assiette au beurre et à Gil Blas.Joaquim Sunyer (1874-1956) : catalan d’origine, vient à Paris au Bateau-Lavoir de Montmartre vers 1900, peintre, graveur, dessinateur, ami de Steinlen et d’Utrillo, illustre Le Solliloque du pauvre de Jehan Rictus, il participe à plusieurs heures des Minutes parisiennes.Louis –Stéphane Ulysse : écrivain, scénariste, il est l’auteur de Harold, La Fondation Popa, Médium, un jour de pluie et d’un coffret livres, Une histoire du western. Quand il n’est pas à Paris du côté de la porte de Clignancourt ou de Belleville, il vit en Grèce ou non loin d’Étretat.260,ExtraitVI Gambetta Rue Saint-BlaiseElle est inséparable pour moi de l’histoire de Belleville, cette fameuse réunion du 16 avril 1881, rue Saint-Blaise, à Cha- ronne, où Gambetta eût la sensation enragée de la bataille, de la défaite, de la déroute. Gambetta – Réties –la rue Saint-Blaise, c’est une association de syllabes indissoluble pour ceux qui ont assisté à cet acte du drame politique. Chez Réties, mort aujourd’hui, comme Gambetta, et qui fut ce jour-là, l’obs- cur adversaire de l’orateur illustre, chef du parti républicain dirigeant, il y avait une nature curieuse. Je l’avais beaucoup vu, avant qu’il fut investi des honneurs municipaux par les suffrages de ses concitoyens, et j’appréciais in niment le feu concentré qui brûlait chez ce jeune homme noir et maigre, le ressort d’acier qui le faisait : tout à coup partir vers la tribune, la parole âpre qu’il faisait entendre dans les salles fumeuses, emplies d’une atmosphère trouble où l’on ne voyait guère que les taches bougeantes des visages et des mains, les étincelles des yeux, les bouches contractées pour le rire ou le cri. Ré- ties était alors ouvrier, occupé tout au long du jour, tourneur de boutons en os, dans l’impasse Saumon, si mes souvenirs sont exacts. Jeune, tout jeune, dans la èvre des premières agitations de la politique, il laissait son tour et son étau, pour s’en aller aux journaux, aux comités, aux salles de réunions, partout où s’exerce l’activité en réserve, l’activité du soir de l’ouvrier de Paris. (Gustave Geffroy, Belleville, 1900)Les moments passés ici apparaissent comme des petites fenêtres aux étages. Certaines s’allument, d’autres s’éteignent. Nadja vivait boulevard de Ménilmontant. Elle ressemblait à une poupée gonflable. Elle paraissait toujours heureuse. Ses cheveux sentaient la terre. Andrew vivait plus haut, au-dessus du Darty. Il baissait toujours son store métallique quand il recevait du monde. Il avait peur d’être surveillé. Thierry vivait entre le Quick et Sambre et Meuse. Il avait un carré ouvert dans le mur séparant la cuisine de son salon. On avait l’impression qu’il passait à la télé à chaque fois qu’il passait dans sa cuisine. Samia vivait rue Civial. Je me souviens du craquement rassurant du plancher de sa chambre. Philippe m’avait invité très tôt à déjeuner, vers midi ou même avant, rue du Buisson Saint-Louis. Nathalie avait son atelier rue Sainte-Marthe. Je me souviens de ses coups de marteau dans les murs et des histoires de cas sociaux terrorisant toute la place au crépuscule. François habitait deux étages au-dessus, mais je ne l’ai su que des années après. Ma sœur habitait rue Jacques Louvel-Tessier mais je ne la voyais pas à ce moment-là. Sauf une fois, je crois.– Vous comprenez, Il y a ce drôle de type barbu, les cheveux longs, en robe blanche, qui me poursuit depuis deux mille ans avec ses petites croix et des images de sa maman !Après tout l’argument n’est pas plus grotesque que « ce n’était pas un viol puisqu’elle avait treize ans et qu’elle n’était plus vierge », « Je lui ai donné 47 coups de poings parce qu’elle m’a griffé », ou les plaques funéraires accumulées sur la tombe du violeur d’Élodie Kulik, « À notre gentil tonton », « À notre copain bien aimé ».Un troisième rejoint les deux autres avec un café et l’Équipe qu’il a pris sur le comptoir. Même s’ils jouaient à douze ou à treize, l’O.M ne pourrait jamais s’aligner sur le Paris Saint Germain. De toute façon, ils sont onze de chaque côté à se disputer un ballon, on devrait leur donner un ballon à chacun, ça serait vite réglé. Il dit qu’unjour, le vainqueur du tour de France sera tellement dopé, qu’on ne pourra plus l’arrêter. Il dépassera la ligne d’arrivée. Il continuera à pédaler sans ja- mais se retourner. Il pédalera jusqu’en enfer. Et les autres de rire en disant qu’il exagère.Il y a un bus de nuit qui va jusqu’à la place Clichy en passant par les gares. Gare de l’Est et Gare du Nord. J’ai la tête ap- puyée contre la vitre. Les vibrations du moteur courent le long de la vitre. Elles démultiplient les visages. Ce sont des noirs, ce sont des blancs, des physiques de tous les coins de l’Europe85Je me lève. Je n’entends plus Geffroy. Je marche mais je ne le retrouve pas. Le temps nous sépare. Avant, on pensait que tout était possible ; aujourd’hui, on pense que tout est à craindre. La nuit.Le rythme des cordes de Street Hassle quelques instants. 8487et de l’Afrique, des étudiants et des gens lessivés. Parfois dans un tournant ou un coup de frein, ils se tiennent debout comme ils peuvent. Je regarde toutes les petites fenêtres encore allu- mées dans la masse sombre des immeubles. Des gens montent et des gens descendent. Et je pense « shalala » en me demandant où je vais. Jusqu’à quand. (Louis-Stéphane Ulysse, Belleville, 2020),PrésentationVers 1900, Ollendorff publie Les Minutes parisiennes, à savoir Paris heure par heure décrit par un écrivain et un graveurEt ce sont ces textes ollendorffiens de 1900 qui vont convier à leur table les modernes, ces convives d’un siècle plus tard. A ces heures écrites en 1900 vont correspondre heure à heure, ou quasi, des heures écrites en 2020. Sur plus d’un siècle, le lecteur lit successivement une heure ancienne et une heure actuelle. Précipité de Paris qui change, découverte, expérience, rêverie qui se dégage de ces rencontres. Afficher moinsAfficher plus

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Heures de Paris serie #1

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SommaireHEURES DE PARIS 1900-2020Les nouvelles minutes parisiennesPréface7 H, Gustave Geffroy et Louis-Stéphane Ulysse8h, Jean Lorrain et Jean Philippe Domecq10 H, Joris Karl Huysmans.et 9h du matin Nadja.,Note biographiqueNos contributeursJean-Philippe Domecq : romancier, essayiste, aussi passion- né par l’art, la politique, la vitesse, il a publié entre autres Robespierre, dernier temps, et plus récemment, Le Jour où le ciel s’en va, Exercices autobiographiques, L’Ame, la mort, le ls. Il vit près de la gare du Nord.Gustave Geffroy (1855-1926) : À cheval entre le socialisme et la critique d’art, il défendit les impressionnistes et Proust pour son Goncourt, écrivit la grande biographie de Blanqui, L’Enfermé, s’intéressa à la Commune, L’Apprentie, participa à deux heures des Minutes parisiennes et fut l’ami de Monet et de Clémenceau.Joris Karl Huysmans (1848-1907) : né à Paris, rue Suger, styliste et esthète, d’abord proche des naturalistes et du cercle de Médan, il découvrira successivement le dandysme avec À Rebours et Des Esseintes, puis la conversion, le Christ avec En Route et L’Oblat. Il fut aussi un étonnant critique d’art.Charles Jouas (1866-1942) : dessinateur, graveur, né au fau- bourg Saint-Antoine, rencontre Henri Beraldiqui lui com- mande une série de dessins sur Paris (les travaux du métro), illustre Huysmans, Henri de Régnier, a une passion pour les Pyrénées et son fonds se trouve au musée pyrénéen de Lourdes.259Jean Lorrain (1855- 1906) : écrivain avant tout, décadent, interlope, journaliste, critique, on pourrait lui prêter selon Eric Walbecq le mot de Claudel sur Rodin : « ce gros œil proé- minent de luxurieux, il faisait le “morceau”. Il avait le nez sur le modèle et le “morceau”. » On retiendra de lui Monsieur de Phocas, Venise, Le Vice errant et ses Pall mall semaine, qui valent bien Les Lundis de Sainte-Beuve.Maurice Miette : artiste, féru de pseudonymes, vit à Paris, près du Canal de l’Ourcq, illustrateur de couverture CD, de livres, comme Darwin au bord de l’eau, Il était une demi-fois.Nadja : figure de la BD et du livre illustré, artiste, conteuse, elle a publié Chien bleu et plus récemment le cycle des Filles de Montparnasse (tome 1, 2, 3), Ô Cruelle, et Blanche Neige et grise pluie. Née à Alexandrie, elle vit près de Bastille.Théophile Alexandre Steinlen (1859-1923) : d’origine suisse,dessinateur, peintre, af chiste, anarchiste et montmartrois de cœur, fréquente le Chat Noir et Toulouse-Lautrec, participe à L’Assiette au beurre et à Gil Blas.Joaquim Sunyer (1874-1956) : catalan d’origine, vient à Paris au Bateau-Lavoir de Montmartre vers 1900, peintre, graveur, dessinateur, ami de Steinlen et d’Utrillo, illustre Le Solliloque du pauvre de Jehan Rictus, il participe à plusieurs heures des Minutes parisiennes.Louis –Stéphane Ulysse : écrivain, scénariste, il est l’auteur de Harold, La Fondation Popa, Médium, un jour de pluie et d’un coffret livres, Une histoire du western. Quand il n’est pas à Paris du côté de la porte de Clignancourt ou de Belleville, il vit en Grèce ou non loin d’Étretat.260,ExtraitVI Gambetta Rue Saint-BlaiseElle est inséparable pour moi de l’histoire de Belleville, cette fameuse réunion du 16 avril 1881, rue Saint-Blaise, à Cha- ronne, où Gambetta eût la sensation enragée de la bataille, de la défaite, de la déroute. Gambetta – Réties –la rue Saint-Blaise, c’est une association de syllabes indissoluble pour ceux qui ont assisté à cet acte du drame politique. Chez Réties, mort aujourd’hui, comme Gambetta, et qui fut ce jour-là, l’obs- cur adversaire de l’orateur illustre, chef du parti républicain dirigeant, il y avait une nature curieuse. Je l’avais beaucoup vu, avant qu’il fut investi des honneurs municipaux par les suffrages de ses concitoyens, et j’appréciais in niment le feu concentré qui brûlait chez ce jeune homme noir et maigre, le ressort d’acier qui le faisait : tout à coup partir vers la tribune, la parole âpre qu’il faisait entendre dans les salles fumeuses, emplies d’une atmosphère trouble où l’on ne voyait guère que les taches bougeantes des visages et des mains, les étincelles des yeux, les bouches contractées pour le rire ou le cri. Ré- ties était alors ouvrier, occupé tout au long du jour, tourneur de boutons en os, dans l’impasse Saumon, si mes souvenirs sont exacts. Jeune, tout jeune, dans la èvre des premières agitations de la politique, il laissait son tour et son étau, pour s’en aller aux journaux, aux comités, aux salles de réunions, partout où s’exerce l’activité en réserve, l’activité du soir de l’ouvrier de Paris. (Gustave Geffroy, Belleville, 1900)Les moments passés ici apparaissent comme des petites fenêtres aux étages. Certaines s’allument, d’autres s’éteignent. Nadja vivait boulevard de Ménilmontant. Elle ressemblait à une poupée gonflable. Elle paraissait toujours heureuse. Ses cheveux sentaient la terre. Andrew vivait plus haut, au-dessus du Darty. Il baissait toujours son store métallique quand il recevait du monde. Il avait peur d’être surveillé. Thierry vivait entre le Quick et Sambre et Meuse. Il avait un carré ouvert dans le mur séparant la cuisine de son salon. On avait l’impression qu’il passait à la télé à chaque fois qu’il passait dans sa cuisine. Samia vivait rue Civial. Je me souviens du craquement rassurant du plancher de sa chambre. Philippe m’avait invité très tôt à déjeuner, vers midi ou même avant, rue du Buisson Saint-Louis. Nathalie avait son atelier rue Sainte-Marthe. Je me souviens de ses coups de marteau dans les murs et des histoires de cas sociaux terrorisant toute la place au crépuscule. François habitait deux étages au-dessus, mais je ne l’ai su que des années après. Ma sœur habitait rue Jacques Louvel-Tessier mais je ne la voyais pas à ce moment-là. Sauf une fois, je crois.– Vous comprenez, Il y a ce drôle de type barbu, les cheveux longs, en robe blanche, qui me poursuit depuis deux mille ans avec ses petites croix et des images de sa maman !Après tout l’argument n’est pas plus grotesque que « ce n’était pas un viol puisqu’elle avait treize ans et qu’elle n’était plus vierge », « Je lui ai donné 47 coups de poings parce qu’elle m’a griffé », ou les plaques funéraires accumulées sur la tombe du violeur d’Élodie Kulik, « À notre gentil tonton », « À notre copain bien aimé ».Un troisième rejoint les deux autres avec un café et l’Équipe qu’il a pris sur le comptoir. Même s’ils jouaient à douze ou à treize, l’O.M ne pourrait jamais s’aligner sur le Paris Saint Germain. De toute façon, ils sont onze de chaque côté à se disputer un ballon, on devrait leur donner un ballon à chacun, ça serait vite réglé. Il dit qu’unjour, le vainqueur du tour de France sera tellement dopé, qu’on ne pourra plus l’arrêter. Il dépassera la ligne d’arrivée. Il continuera à pédaler sans ja- mais se retourner. Il pédalera jusqu’en enfer. Et les autres de rire en disant qu’il exagère.Il y a un bus de nuit qui va jusqu’à la place Clichy en passant par les gares. Gare de l’Est et Gare du Nord. J’ai la tête ap- puyée contre la vitre. Les vibrations du moteur courent le long de la vitre. Elles démultiplient les visages. Ce sont des noirs, ce sont des blancs, des physiques de tous les coins de l’Europe85Je me lève. Je n’entends plus Geffroy. Je marche mais je ne le retrouve pas. Le temps nous sépare. Avant, on pensait que tout était possible ; aujourd’hui, on pense que tout est à craindre. La nuit.Le rythme des cordes de Street Hassle quelques instants. 8487et de l’Afrique, des étudiants et des gens lessivés. Parfois dans un tournant ou un coup de frein, ils se tiennent debout comme ils peuvent. Je regarde toutes les petites fenêtres encore allu- mées dans la masse sombre des immeubles. Des gens montent et des gens descendent. Et je pense « shalala » en me demandant où je vais. Jusqu’à quand. (Louis-Stéphane Ulysse, Belleville, 2020),PrésentationVers 1900, Ollendorff publie Les Minutes parisiennes, à savoir Paris heure par heure décrit par un écrivain et un graveurEt ce sont ces textes ollendorffiens de 1900 qui vont convier à leur table les modernes, ces convives d’un siècle plus tard. A ces heures écrites en 1900 vont correspondre heure à heure, ou quasi, des heures écrites en 2020. Sur plus d’un siècle, le lecteur lit successivement une heure ancienne et une heure actuelle. 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Détails du livre

Titre complet
Heures de Paris: Tome 1, Les nouvelles minutes parisiennes 1900-2020
Format
Grand Format
Publication
08 octobre 2020
Auteur
Lorrain, Jean
Auteur
Huysmans, Joris Karl
Auteur
Nadja, N
Auteur
Domecq, Jean-Philippe
Auteur
Ulysse, Louis-Stéphane
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
259
Taille
20.6 x 14.2 x 2.3 cm
Poids
378
ISBN-13
9791093098586

Auteur

Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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