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Le premier jour de paix

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Extrait 21 septembre 2098 Aux émissaires, ouvriers de la paix, conciliateurs, diplomates, dirigeants, décideurs, ou à quiconque possédant les moyens de nous venir en aide. J’envoie cet ultime appel au secours. La vendetta ronge mon peuple. Nous avons depuis longtemps dépassé le point de non-retour. Il n’y a plus qu’une solution pour la conservation de notre lignée culturelle et génétique : nous devons nous disperser, prendre des chemins séparés et fondre notre patrimoine dans la grande famille qui est la nôtre. Mais notre environnement nous empêche de prendre pareille décision. Au village, nous avons des ressources en abondance, de l’eau claire, un climat clément, tout ce qu’il faut pour vivre. Tandis qu’autour il n’y a que la jungle, trop épaisse pour nous offrir une sortie et trop étroite pour nous ouvrir un horizon. Une frontière sauvage sans aucun espoir de survie, aux portes de laquelle s’étend un désert de roches, de sable et de vent. Nous ne pouvons partir par nos propres moyens. Je sais, pour avoir étudié les dernières cartes, qu’il n’existe aucun foyer de population référencé à moins de mille cinq cents kilomètres à la ronde. Cependant, je sais aussi qu’ailleurs sur cette planète des hommes se déplacent, qu’ailleurs encore ils se rassemblent en grand nombre. J’ai vu un avion passer dans le ciel, il y a un mois et demi. Je vois le réseau se remplir fréquemment de nouvelles occurrences, que je me refuse à croire produites par une bande de machines perverses. Je joins nos coordonnées géographiques à qui voudra bien les recevoir et les prendre en considération. Je ne peux allumer le terminal commun que rarement. Le matériel tombe en panne de plus en plus souvent, les composants sont très abîmés, et les gisements urbains accessibles via nos moyens de transport, épuisés depuis longtemps. Avant, nous poussions les expéditions jusqu’à Medellín, mais plus personne ici ne se préoccupe d’alimenter le cordon qui nous relie à l’humanité. Je crains que chaque session ne soit la dernière, et que nous ne soyons bientôt entièrement coupés du monde. Il y a ici deux cent une âmes qui attendent sauvetage. Demain, ce sera moins. Aureliano Caballo, d’un village sans nom et sans avenir. ,4e de couverture La paix n’est pas l’objectif. C’est la solution. 2098. Aureliano est las du XXIe siècle, ses famines, ses guerres. Sa communauté s’entre-tue, isolée entre la jungle colombienne et l’océan. Seule porte de sortie : une aide extérieure à migrer et se séparer. Le vieillard lance des appels radio comme des bouteilles à la mer et érige un mausolée idéal fait des déchets déposés par les vagues. Mais une rumeur parcourt le monde : certains continuent à œuvrer pour la paix. Si Aureliano regarde vers le rivage, d’autres rêvent toujours en fixant les étoiles. À l’instar de Becky Chambers, Élisa Beiram ne cède pas notre avenir au cynisme ni au fatalisme dans cette anticipation climatique. La gravité de la situation n’exclut pas l’espoir. Afficher moinsAfficher plus

Le premier jour de paix

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Le Pitch

Extrait 21 septembre 2098 Aux émissaires, ouvriers de la paix, conciliateurs, diplomates, dirigeants, décideurs, ou à quiconque possédant les moyens de nous venir en aide. J’envoie cet ultime appel au secours. La vendetta ronge mon peuple. Nous avons depuis longtemps dépassé le point de non-retour. Il n’y a plus qu’une solution pour la conservation de notre lignée culturelle et génétique : nous devons nous disperser, prendre des chemins séparés et fondre notre patrimoine dans la grande famille qui est la nôtre. Mais notre environnement nous empêche de prendre pareille décision. Au village, nous avons des ressources en abondance, de l’eau claire, un climat clément, tout ce qu’il faut pour vivre. Tandis qu’autour il n’y a que la jungle, trop épaisse pour nous offrir une sortie et trop étroite pour nous ouvrir un horizon. Une frontière sauvage sans aucun espoir de survie, aux portes de laquelle s’étend un désert de roches, de sable et de vent. Nous ne pouvons partir par nos propres moyens. Je sais, pour avoir étudié les dernières cartes, qu’il n’existe aucun foyer de population référencé à moins de mille cinq cents kilomètres à la ronde. Cependant, je sais aussi qu’ailleurs sur cette planète des hommes se déplacent, qu’ailleurs encore ils se rassemblent en grand nombre. J’ai vu un avion passer dans le ciel, il y a un mois et demi. Je vois le réseau se remplir fréquemment de nouvelles occurrences, que je me refuse à croire produites par une bande de machines perverses. Je joins nos coordonnées géographiques à qui voudra bien les recevoir et les prendre en considération. Je ne peux allumer le terminal commun que rarement. Le matériel tombe en panne de plus en plus souvent, les composants sont très abîmés, et les gisements urbains accessibles via nos moyens de transport, épuisés depuis longtemps. Avant, nous poussions les expéditions jusqu’à Medellín, mais plus personne ici ne se préoccupe d’alimenter le cordon qui nous relie à l’humanité. Je crains que chaque session ne soit la dernière, et que nous ne soyons bientôt entièrement coupés du monde. Il y a ici deux cent une âmes qui attendent sauvetage. Demain, ce sera moins. Aureliano Caballo, d’un village sans nom et sans avenir. ,4e de couverture La paix n’est pas l’objectif. C’est la solution. 2098. Aureliano est las du XXIe siècle, ses famines, ses guerres. Sa communauté s’entre-tue, isolée entre la jungle colombienne et l’océan. Seule porte de sortie : une aide extérieure à migrer et se séparer. Le vieillard lance des appels radio comme des bouteilles à la mer et érige un mausolée idéal fait des déchets déposés par les vagues. Mais une rumeur parcourt le monde : certains continuent à œuvrer pour la paix. Si Aureliano regarde vers le rivage, d’autres rêvent toujours en fixant les étoiles. À l’instar de Becky Chambers, Élisa Beiram ne cède pas notre avenir au cynisme ni au fatalisme dans cette anticipation climatique. La gravité de la situation n’exclut pas l’espoir. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Le premier jour de paix
Editeur
Format
Grand Format
Publication
24 août 2023
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
192
Taille
20 x 14.5 x 1.5 cm
Poids
196
ISBN-13
9791036001543

Contenu

4ème de couverture

La paix n’est pas l’objectif. C’est la solution.

2098. Aureliano est las du XXIe siècle, ses famines, ses guerres. Sa communauté s’entre-tue, isolée entre la jungle colombienne et l’océan. Seule porte de sortie : une aide extérieure à migrer et se séparer. Le vieillard lance des appels radio comme des bouteilles à la mer et érige un mausolée idéal fait des déchets déposés par les vagues.
Mais une rumeur parcourt le monde : certains continuent à œuvrer pour la paix. Si Aureliano regarde vers le rivage, d’autres rêvent toujours en fixant les étoiles.

À l’instar de Becky Chambers, Élisa Beiram ne cède pas notre avenir au cynisme ni au fatalisme dans cette anticipation climatique. La gravité de la situation n’exclut pas l’espoir.

Livré entre : 25 mai - 30 mai
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