Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00
Panier 00:00

NOUS AUTRES REFUGIES

3.8

(35)

Audience : Adulte - Haut niveau
Le Pitch
PrésentationJusqu’à l’extermination des Juifs, le terme “réfugié” désignait un individu contraint à trouver refuge en raison d’un acte ou d’une opinion politique. Désormais, ce sont ceux qui débarquent, privés de moyens, dans un nouveau pays et recherchent de l’aide auprès de comités de réfugiés. Mais ceux-là préfèrent l’appellation de “nouveaux arrivants” ou d’“immigrés”, pour marquer leur choix, pour afficher un optimisme hors pair vis-à-vis de leur nouvelle patrie. Car il s’agit avant tout d’oublier le passé : sa langue maternelle, sa profession ou encore, et en l’occurrence, l’horreur des camps. Elle-même exilée aux États-Unis au moment où elle couche ces mots sur le papier, dans la langue de sa patrie d’adoption, Hannah Arendt exprime avec clarté la difficulté à évoquer ce passé tout récent puisque nous sommes en 1943. Personne ne veut entendre parler des camps. Ceux qui les ont connus ne l’évoquent même pas entre eux. Cela montrerait un pessimisme inapproprié. Pas d’histoires d’enfance ou de fantômes donc, mais le regard rivé sur l’avenir et, si possible, prédit par le ciel plutôt qu’inscrit dans la terre. Aux yeux de ces optimistes affichés, la mort paraît bien plus douce que toutes les horreurs qu’ils ont traversées. Elle semble même souhaitable. “Nous sommes les premiers Juifs non religieux persécutés – et nous sommes les premiers à y répondre par le suicide”. Comme une garantie de la liberté humaine. Là même où ces immigrants on trouvé refuge, ils se voient qualifiés de “boches”, ou du moins sont-ils perçus de “ressortissants d’un pays ennemi”. C’est aussi sans compter les lois sociales au sein même de la communauté juive, selon que l’on est un Juif de France ou d’outre-Rhin. L’optimisme ne fait que masquer “la tristesse désespérée des assimilationnistes”. Le refus du statut de réfugié revient à un refus d’être juif. Assimiler la langue de son pays d’adoption, c’est ne pas paraître un immigrant de langue allemande. La crise des identités du peuple juif, dépeinte ici avec une telle limpidité, rappelle le sort de tous les réfugiés. Nouvelle traduction (une première traduction a paru dans le recueilLa Tradition cachéechez Christian Bourgois en 1987, épuisé depuis longtemps). Afficher moinsAfficher plus

NOUS AUTRES REFUGIES

3.8

(35)

2,95 €
Sélectionnez la condition
 
Il ne reste plus que 1 exemplaire(s) en stock
2,95 €

Le Pitch

PrésentationJusqu’à l’extermination des Juifs, le terme “réfugié” désignait un individu contraint à trouver refuge en raison d’un acte ou d’une opinion politique. Désormais, ce sont ceux qui débarquent, privés de moyens, dans un nouveau pays et recherchent de l’aide auprès de comités de réfugiés. Mais ceux-là préfèrent l’appellation de “nouveaux arrivants” ou d’“immigrés”, pour marquer leur choix, pour afficher un optimisme hors pair vis-à-vis de leur nouvelle patrie. Car il s’agit avant tout d’oublier le passé : sa langue maternelle, sa profession ou encore, et en l’occurrence, l’horreur des camps. Elle-même exilée aux États-Unis au moment où elle couche ces mots sur le papier, dans la langue de sa patrie d’adoption, Hannah Arendt exprime avec clarté la difficulté à évoquer ce passé tout récent puisque nous sommes en 1943. Personne ne veut entendre parler des camps. Ceux qui les ont connus ne l’évoquent même pas entre eux. Cela montrerait un pessimisme inapproprié. Pas d’histoires d’enfance ou de fantômes donc, mais le regard rivé sur l’avenir et, si possible, prédit par le ciel plutôt qu’inscrit dans la terre. Aux yeux de ces optimistes affichés, la mort paraît bien plus douce que toutes les horreurs qu’ils ont traversées. Elle semble même souhaitable. “Nous sommes les premiers Juifs non religieux persécutés – et nous sommes les premiers à y répondre par le suicide”. Comme une garantie de la liberté humaine. Là même où ces immigrants on trouvé refuge, ils se voient qualifiés de “boches”, ou du moins sont-ils perçus de “ressortissants d’un pays ennemi”. C’est aussi sans compter les lois sociales au sein même de la communauté juive, selon que l’on est un Juif de France ou d’outre-Rhin. L’optimisme ne fait que masquer “la tristesse désespérée des assimilationnistes”. Le refus du statut de réfugié revient à un refus d’être juif. Assimiler la langue de son pays d’adoption, c’est ne pas paraître un immigrant de langue allemande. La crise des identités du peuple juif, dépeinte ici avec une telle limpidité, rappelle le sort de tous les réfugiés. Nouvelle traduction (une première traduction a paru dans le recueilLa Tradition cachéechez Christian Bourgois en 1987, épuisé depuis longtemps). Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Nous autres refugiés
Editeur
Format
Poche
Publication
03 janvier 2019
Traduction
Orhan, Danielle
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
43
Taille
13.9 x 10.2 x 0.4 cm
Poids
42
ISBN-13
9791030410211

Contenu

4ème de couverture

Jusqu’à l’extermination des Juifs, le terme “réfugié” désignait un individu contraint à trouver refuge en raison d’un acte ou d’une opinion politique. Désormais, ce sont ceux qui débarquent, privés de moyens, dans un nouveau pays et recherchent de l’aide auprès de comités de réfugiés. Mais ceux-là préfèrent l’appellation de “nouveaux arrivants” ou d’“immigrés”, pour marquer leur choix, pour afficher un optimisme hors pair vis-à-vis de leur nouvelle patrie. Car il s’agit avant tout d’oublier le passé : sa langue maternelle, sa profession ou encore, et en l’occurrence, l’horreur des camps. Elle-même exilée aux États-Unis au moment où elle couche ces mots sur le papier, dans la langue de sa patrie d’adoption, Hannah Arendt exprime avec clarté la difficulté à évoquer ce passé tout récent puisque nous sommes en 1943. Personne ne veut entendre parler des camps. Ceux qui les ont connus ne l’évoquent même pas entre eux. Cela montrerait un pessimisme inapproprié. Pas d’histoires d’enfance ou de fantômes donc, mais le regard rivé sur l’avenir et, si possible, prédit par le ciel plutôt qu’inscrit dans la terre. Aux yeux de ces optimistes affichés, la mort paraît bien plus douce que toutes les horreurs qu’ils ont traversées. Elle semble même souhaitable. “Nous sommes les premiers Juifs non religieux persécutés – et nous sommes les premiers à y répondre par le suicide”. Comme une garantie de la liberté humaine. Là même où ces immigrants on trouvé refuge, ils se voient qualifiés de “boches”, ou du moins sont-ils perçus de “ressortissants d’un pays ennemi”. C’est aussi sans compter les lois sociales au sein même de la communauté juive, selon que l’on est un Juif de France ou d’outre-Rhin. L’optimisme ne fait que masquer “la tristesse désespérée des assimilationnistes”. Le refus du statut de réfugié revient à un refus d’être juif. Assimiler la langue de son pays d’adoption, c’est ne pas paraître un immigrant de langue allemande. La crise des identités du peuple juif, dépeinte ici avec une telle limpidité, rappelle le sort de tous les réfugiés.

Nouvelle traduction (une première traduction a paru dans le recueilLa Tradition cachéechez Christian Bourgois en 1987, épuisé depuis longtemps).
Livré entre : 10 juillet - 13 juillet
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR et BE) à partir de 20,00 € de livres d'occasion
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés