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REMBRANDT ET LA FIGURE DU CHRIST

4.5

(4)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur La mention d'un tableau représentant «une tête du Christ, d'après nature», dans l'inventaire des biens de Rembrandt établi au moment de sa banqueroute en 1656, a toujours constitué un paradoxe, une énigme. Cette énigme est le point de départ d'une recherche qui a abouti à l'exposition présentée au musée du Louvre en 2011, puis à Philadelphie et Détroit en 2011 et 2012. Dans quelles circonstances Rembrandt et ses élèves ont-ils peint des études pour une tête du Christ ? Quelle pouvait être la fonction de ces tableaux ? Simples exercices d'atelier ? Minutieuses études destinées à être reportées dans de grandes compositions religieuses ? Ces peintures paraissent graviter autour des Pèlerins d'Emmaüs, l'une des oeuvres phares des collections hollandaises du Louvre et l'une des plus célèbres représentations du Christ après la Résurrection. Un modèle vivant, un jeune homme issu de la communauté juive d'Amsterdam, a-t-il posé dans l'atelier de Rembrandt, prêtant ses traits à Jésus ? Derrière cette question, on devine les enjeux de l'art de Rembrandt : l'amour de la nature, l'émulation avec les artistes de la Renaissance - aussi bien italiens que germaniques -, la volonté de renouveler les images chrétiennes. «Rembrandt et la figure du Christ» : une silhouette, un visage, une expression..., mais aussi une grande personnalité artistique qui s'épanouit lorsqu'elle affronte un thème universel, peut-être le plus difficile qui soit - peindre le visage du Christ. Extrait Extrait de l'avant-propos de Seymour Slive En juillet 1676, Rembrandt avait pleinement conscience d'être au bord de la faillite. Cette triste situation l'amena, le 14, à solliciter de la Cour suprême de La Haye la délivrance d'une cessio bonorum, un document écrit qui l'autoriserait à mettre en vente de son plein gré ses propriétés et ses meubles, les recettes étant partagées entre ses créanciers. Cette procédure devait en outre lui garantir la protection de la Cour contre toute revendication ou poursuite ultérieure de la part de ces derniers. La Cour accéda à sa requête. Cette réponse favorable lui permit d'éviter une faillite en bonne et due forme. L'action des magistrats fut ensuite rapide. Les 24 et 25 juillet, il fut procédé, sous leur contrôle, à un inventaire du contenu de sa grande demeure d'Amsterdam, sur la St. Antoniesbreestraat (siège de l'actuel Muséum het Rembrandthuis, Jodenbreestraat 4-6). Cet inventaire dresse la liste de la quasi-totalité des objets en sa possession - y compris sa batterie de cuisine et les mouchoirs mis au sale -, mais pas du matériel qu'il utilisait pour ses peintures et ses eaux-fortes. En Hollande, les débiteurs mis en faillite, partielle ou totale, avaient en effet le droit de conserver les instruments de leur métier. De plus, l'inventaire offre un aperçu précieux sur la collection de Rembrandt, une collection immense, encyclopédique, qui comprenait des sculptures, plusieurs peintures et oeuvres sur papier de maîtres italiens de la Renaissance et du baroque, et surtout de primitifs flamands et de maîtres néerlandais plus proches. L'ampleur et la variété de cette collection laissent supposer que son désir irrépressible d'acquérir sur le dynamique marché de l'art amstellodamois tout ce qui lui paraissait offrir un intérêt particulier explique pour beaucoup l'état désastreux de ses finances. L'inventaire mentionne bien entendu aussi un grand nombre de peintures, de dessins et d'eaux-fortes de Rembrandt lui-même, disséminés dans les ateliers et les autres pièces de sa vaste demeure. Les tableaux accrochés dans la pièce dite «derrière le petit salon», qui était sa chambre à coucher, comprenaient entre autres deux têtes du Christ de la main de l'artiste (n° 115, «Een Cristi tronie van Rembrant» ; n° 118, «Cristus tronie van Rembrant»), La liste des oeuvres abritées dans son petit atelier mentionne quant à elle, sans attribution, une «Tête du Christ d'après nature» (n° 326, «Een Cristus tronie nae 't Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur La mention d'un tableau représentant «une tête du Christ, d'après nature», dans l'inventaire des biens de Rembrandt établi au moment de sa banqueroute en 1656, a toujours constitué un paradoxe, une énigme. Cette énigme est le point de départ d'une recherche qui a abouti à l'exposition présentée au musée du Louvre en 2011, puis à Philadelphie et Détroit en 2011 et 2012. Dans quelles circonstances Rembrandt et ses élèves ont-ils peint des études pour une tête du Christ ? Quelle pouvait être la fonction de ces tableaux ? Simples exercices d'atelier ? Minutieuses études destinées à être reportées dans de grandes compositions religieuses ? Ces peintures paraissent graviter autour des Pèlerins d'Emmaüs, l'une des oeuvres phares des collections hollandaises du Louvre et l'une des plus célèbres représentations du Christ après la Résurrection. Un modèle vivant, un jeune homme issu de la communauté juive d'Amsterdam, a-t-il posé dans l'atelier de Rembrandt, prêtant ses traits à Jésus ? Derrière cette question, on devine les enjeux de l'art de Rembrandt : l'amour de la nature, l'émulation avec les artistes de la Renaissance - aussi bien italiens que germaniques -, la volonté de renouveler les images chrétiennes. «Rembrandt et la figure du Christ» : une silhouette, un visage, une expression..., mais aussi une grande personnalité artistique qui s'épanouit lorsqu'elle affronte un thème universel, peut-être le plus difficile qui soit - peindre le visage du Christ. Extrait Extrait de l'avant-propos de Seymour Slive En juillet 1676, Rembrandt avait pleinement conscience d'être au bord de la faillite. Cette triste situation l'amena, le 14, à solliciter de la Cour suprême de La Haye la délivrance d'une cessio bonorum, un document écrit qui l'autoriserait à mettre en vente de son plein gré ses propriétés et ses meubles, les recettes étant partagées entre ses créanciers. Cette procédure devait en outre lui garantir la protection de la Cour contre toute revendication ou poursuite ultérieure de la part de ces derniers. La Cour accéda à sa requête. Cette réponse favorable lui permit d'éviter une faillite en bonne et due forme. L'action des magistrats fut ensuite rapide. Les 24 et 25 juillet, il fut procédé, sous leur contrôle, à un inventaire du contenu de sa grande demeure d'Amsterdam, sur la St. Antoniesbreestraat (siège de l'actuel Muséum het Rembrandthuis, Jodenbreestraat 4-6). Cet inventaire dresse la liste de la quasi-totalité des objets en sa possession - y compris sa batterie de cuisine et les mouchoirs mis au sale -, mais pas du matériel qu'il utilisait pour ses peintures et ses eaux-fortes. En Hollande, les débiteurs mis en faillite, partielle ou totale, avaient en effet le droit de conserver les instruments de leur métier. De plus, l'inventaire offre un aperçu précieux sur la collection de Rembrandt, une collection immense, encyclopédique, qui comprenait des sculptures, plusieurs peintures et oeuvres sur papier de maîtres italiens de la Renaissance et du baroque, et surtout de primitifs flamands et de maîtres néerlandais plus proches. L'ampleur et la variété de cette collection laissent supposer que son désir irrépressible d'acquérir sur le dynamique marché de l'art amstellodamois tout ce qui lui paraissait offrir un intérêt particulier explique pour beaucoup l'état désastreux de ses finances. L'inventaire mentionne bien entendu aussi un grand nombre de peintures, de dessins et d'eaux-fortes de Rembrandt lui-même, disséminés dans les ateliers et les autres pièces de sa vaste demeure. Les tableaux accrochés dans la pièce dite «derrière le petit salon», qui était sa chambre à coucher, comprenaient entre autres deux têtes du Christ de la main de l'artiste (n° 115, «Een Cristi tronie van Rembrant» ; n° 118, «Cristus tronie van Rembrant»), La liste des oeuvres abritées dans son petit atelier mentionne quant à elle, sans attribution, une «Tête du Christ d'après nature» (n° 326, «Een Cristus tronie nae 't Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Rembrandt et la figure du Christ
Format
Beau Livre
Publication
13 avril 2011
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
263
Taille
32 x 26.5 x 3 cm
Poids
2070
ISBN-13
9788889854679
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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