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François Pinault, l'empire menacé

Audience : Adulte - Haut niveau
Le Pitch
Revue de presse François Pinault s'est-il fourvoyé dans l'industrie du luxe en entrant dans le capital de Gucci ? C'est la thèse que défend le journaliste François Roche dans cet ouvrage. Il cherche à démontrer comment l'homme d'affaires breton se serait laissé piéger dans cet investissement. On revit en direct l'entrée de Bernard Arnault dans le capital du groupe de luxe italien, l'acquisition par Pinault de 40 % de Gucci et de la totalité d'Yves Saint Laurent, et, inévitablement, la bataille qui s'ensuivit entre les deux hommes. Depuis, un risque financier plane au-dessus de PPR qui s'est engagé à reprendre la totalité du capital du groupe italien en mars 2004. François Pinault se trouve du coup obligé d'acheter pour plus de 8 milliards d'euros une marque dont les bénéfices risquent, selon François Roche, de ne pas être à la hauteur. L'auteur revient aussi sur l'épineux dossier Executive Life, une compagnie d'assurances américaine acquise par Artemis, maison mère de PPR, avec un portage du Crédit lyonnais. Nathalie Rambaud -- La Vie FinancièreHaro dans l'édition sur les patrons flamboyants : deux enquêtes épinglent les ambitions de Messier et Pinault. Les biographies non autorisées et autres bilans d'étape du gotha patronal français se multiplient. Après la crise du leadership d'entreprise stigmatisée par Frédéric Lemaître ( Grands Patrons, la fin d'un monde , Audibert) deux stars du CAC 40 se font éreinter à leur tour ce mois-ci. D'abord, Jean-Marie Messier, le plus mégalo de tous. Selon les auteurs d' Une faillite française, Martine Orange, journaliste au "Monde", et Jo Johnson, du "Financial Times", l'ancien président de Vivendi Universal n'aurait pas encore révélé tous ses mystères. Par exemple, ses « liaisons dangereuses » avec son ex-employeur, Lazard. Jean-Marie Messier et son bras droit, Eric Licoys, tous deux anciens associés de la banque d'affaires, ont-ils systématiquement favorisé leur ancienne boutique lors des nombreuses opérations de fusion-acquisition menées entre 1999 et 2002 ? C'est une hypothèse posée par les deux auteurs, qui ont été parmi les premiers, au printemps 2002, à révéler la situation financière désastreuse du géant français de la communication. Ils s'interrogent en particulier sur les 75 millions d'euros de commissions versés à Lazard, « chiffre très, très élevé », selon Claude Bébéar, aujourd'hui chargé du comité financier du groupe. Les deux enquêteurs révèlent aussi l'existence d'un mystérieux fonds baptisé Parteger, lié à Lazard ; Messier et Licoys figuraient toujours au nombre de ses partenaires, début 2003. J2M se serait-il exposé à un conflit d'intérêts ? Autre question sans réponse formulée dans ce livre qui laisse le lecteur sur sa faim, tout comme l'absence d'explication sur l'intervention pour le moins tardive du conseil d'administration. Finalement, l'ouvrage vaut surtout pour son récit très détaillé des moments forts qui ont précédé la chute finale. Faute d'avoir pu interroger J2M, les auteurs ont fait le tour des principaux acteurs de ce roman-fleuve, en France et aux Etats-Unis, avec à la clef quelques anecdotes savoureuses et inédites sur son compte. Si l'on en croit un autre ouvrage, consacré cette fois à François Pinault, certains seraient avisés d'en tirer quelques leçons. Dans L'Empire menacé, François Roche, ancien directeur de la rédaction de "L'Expansion", dresse un portrait alarmiste du géant de la distribution, pointant là encore, un problème d'ego qui perturberait la marche sereine des affaires. Tout comme J2M se rêvait en moghol des médias, Pinault se voit en nouveau cador du luxe, en 1999, lorsqu'il rachète Gucci. Quatre ans plus tard, cette diversification hasardeuse pourrait coûter au total 8,6 milliards d'euros à sa maison mère, PPR, elle-même valorisée à moins de 5 milliards. Les paillettes seraient-elles les ennemies du luxe ? Gilles Fontaine -- L'Expansion Présentation de l'éditeur Le 19 mars 1999, François Pinault happe un grand coup. Il annonce Afficher moinsAfficher plus

François Pinault, l'empire menacé

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Revue de presse François Pinault s'est-il fourvoyé dans l'industrie du luxe en entrant dans le capital de Gucci ? C'est la thèse que défend le journaliste François Roche dans cet ouvrage. Il cherche à démontrer comment l'homme d'affaires breton se serait laissé piéger dans cet investissement. On revit en direct l'entrée de Bernard Arnault dans le capital du groupe de luxe italien, l'acquisition par Pinault de 40 % de Gucci et de la totalité d'Yves Saint Laurent, et, inévitablement, la bataille qui s'ensuivit entre les deux hommes. Depuis, un risque financier plane au-dessus de PPR qui s'est engagé à reprendre la totalité du capital du groupe italien en mars 2004. François Pinault se trouve du coup obligé d'acheter pour plus de 8 milliards d'euros une marque dont les bénéfices risquent, selon François Roche, de ne pas être à la hauteur. L'auteur revient aussi sur l'épineux dossier Executive Life, une compagnie d'assurances américaine acquise par Artemis, maison mère de PPR, avec un portage du Crédit lyonnais. Nathalie Rambaud -- La Vie FinancièreHaro dans l'édition sur les patrons flamboyants : deux enquêtes épinglent les ambitions de Messier et Pinault. Les biographies non autorisées et autres bilans d'étape du gotha patronal français se multiplient. Après la crise du leadership d'entreprise stigmatisée par Frédéric Lemaître ( Grands Patrons, la fin d'un monde , Audibert) deux stars du CAC 40 se font éreinter à leur tour ce mois-ci. D'abord, Jean-Marie Messier, le plus mégalo de tous. Selon les auteurs d' Une faillite française, Martine Orange, journaliste au "Monde", et Jo Johnson, du "Financial Times", l'ancien président de Vivendi Universal n'aurait pas encore révélé tous ses mystères. Par exemple, ses « liaisons dangereuses » avec son ex-employeur, Lazard. Jean-Marie Messier et son bras droit, Eric Licoys, tous deux anciens associés de la banque d'affaires, ont-ils systématiquement favorisé leur ancienne boutique lors des nombreuses opérations de fusion-acquisition menées entre 1999 et 2002 ? C'est une hypothèse posée par les deux auteurs, qui ont été parmi les premiers, au printemps 2002, à révéler la situation financière désastreuse du géant français de la communication. Ils s'interrogent en particulier sur les 75 millions d'euros de commissions versés à Lazard, « chiffre très, très élevé », selon Claude Bébéar, aujourd'hui chargé du comité financier du groupe. Les deux enquêteurs révèlent aussi l'existence d'un mystérieux fonds baptisé Parteger, lié à Lazard ; Messier et Licoys figuraient toujours au nombre de ses partenaires, début 2003. J2M se serait-il exposé à un conflit d'intérêts ? Autre question sans réponse formulée dans ce livre qui laisse le lecteur sur sa faim, tout comme l'absence d'explication sur l'intervention pour le moins tardive du conseil d'administration. Finalement, l'ouvrage vaut surtout pour son récit très détaillé des moments forts qui ont précédé la chute finale. Faute d'avoir pu interroger J2M, les auteurs ont fait le tour des principaux acteurs de ce roman-fleuve, en France et aux Etats-Unis, avec à la clef quelques anecdotes savoureuses et inédites sur son compte. Si l'on en croit un autre ouvrage, consacré cette fois à François Pinault, certains seraient avisés d'en tirer quelques leçons. Dans L'Empire menacé, François Roche, ancien directeur de la rédaction de "L'Expansion", dresse un portrait alarmiste du géant de la distribution, pointant là encore, un problème d'ego qui perturberait la marche sereine des affaires. Tout comme J2M se rêvait en moghol des médias, Pinault se voit en nouveau cador du luxe, en 1999, lorsqu'il rachète Gucci. Quatre ans plus tard, cette diversification hasardeuse pourrait coûter au total 8,6 milliards d'euros à sa maison mère, PPR, elle-même valorisée à moins de 5 milliards. Les paillettes seraient-elles les ennemies du luxe ? Gilles Fontaine -- L'Expansion Présentation de l'éditeur Le 19 mars 1999, François Pinault happe un grand coup. Il annonce Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
François Pinault, l'empire menacé
Format
Broché
Publication
25 avril 2003
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
176
Taille
22.5 x 14 x 1.5 cm
Poids
235
ISBN-13
9782951992702
Livré entre : 24 juin - 27 juin
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