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Les enquêtes de l'inspecteur Higgins serie #15

L'assassinat de Don Juan

3.8

(39)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Assassiner Don Juan : n'était-ce pas la seule solution pour l'empêcher de nuire ? Incarné par le baryton Pietro Luigi lors d'une représentation exceptionnelle au célèbre festival de Glyndebourne, Don Juan attire les mélomanes du monde entier dans un cadre bucolique. Pietro Luigi compte triompher sur la scène, après avoir tué le Commandeur ; mais ce dernier ne reviendra-t-il pas de l'au-delà pour châtier le criminel ? Mozartien de longue date, Higgins est confronté au milieu de l'art lyrique où, cette fois, les tensions sont allées jusqu'à un meurtre des plus spectaculaires. Mondialement connu pour ses romans sur l'Égypte ancienne, Christian Jacq nous invite à découvrir les passionnantes investigations d'un inspecteur de Scotland Yard hors du commun.ExtraitLa vie dispensait parfois de brefs moments de grâce où l'on savourait une sérénité presque absolue. L'ex-inspecteur-chef Higgins avait pleine conscience de bénéficier de l'un d'eux. Assis dans un confortable fauteuil, il observait une petite pluie favorable à sa pelouse récemment tondue ; son chat siamois, Trafalgar, était roulé en boule sur ses genoux et ronronnait ; son chien noir, Geb, surnommé grand-de-pattes, dormait à ses pieds. Et tous trois savouraient le vingt-troisième concerto pour piano et orchestre de Mozart dont le mouvement lent était hors du temps. De taille moyenne, plutôt trapu, les cheveux noirs, les tempes grisonnantes, la moustache poivre et sel soigneusement taillée, l'air débonnaire mais l'oeil malicieux et inquisiteur, Higgins, en dépit de méthodes que d'aucuns jugeaient désuètes à l'heure des progrès de la police scientifique, était cependant considéré comme le meilleur «nez» de Scotland Yard. L'intuition, l'ordre et la méthode, sans oublier les nombreuses notes prises au cours d'une enquête, lui avaient permis de résoudre plusieurs énigmes et d'identifier des assassins particulièrement retors. Adepte de valeurs périmées, telles la rectitude, la loyauté et l'amitié, Higgins avait choisi une retraite anticipée à la suite d'un grave différend avec les autorités supérieures. Il profitait de son calme et reposant domaine familial sis à The Slaughterers, relisait les bons auteurs au coin du feu en hiver, ou à l'ombre rafraîchissante des chênes centenaires en été, écoutait de la musique, entretenait sa roseraie -objectivement l'une des plus somptueuses du royaume - et sa pelouse, s'adonnait à de longues promenades en compagnie de l'infatigable Geb, et se tenait à l'écart d'un monde où la bêtise et la cupidité exerçaient le pouvoir. En des circonstances exceptionnelles, l'ex-inspecteur-chef acceptait encore de sortir de son havre de paix ; lutter contre le crime n'avait-il pas été le devoir constant de ses ancêtres, même avant la naissance de Scotland Yard ? L'élégant et troisième mouvement du concerto «dilata le coeur» des auditeurs, selon l'expression de l'ancienne Égypte, dont Higgins appréciait la philosophie. La matinée avait été troublée par la lecture d'un article du Times consacré à la récente production du Don Juan de Mozart où ce dernier était présenté comme le chef d'un gang de dealers qui assassinait son fournisseur de drogue, le Commandeur, après avoir violé sa principale rabatteuse et organisé une orgie. Quantité de metteurs en scène s'évertuaient à dénaturer Mozart, et Higgins, sans trop d'illusions, souhait que la prochaine production de Glyndebourne, très attendue, fût un peu moins désastreuse. À l'instant où les derniers accords du concerto s'éteignaient, la gouvernante du domaine, Mary, franchit le seuil du salon. Âgée de soixante-dix ans depuis toujours, affichant une santé insolente et un goût prononcé en faveur des nouvelles technologies, jusqu'à l'utilisation des dernières tablettes, elle régissait la maisonnée d'une main de fer. Cuisinière d'exception, elle ne transigeait pas sur les horaires. Afficher moinsAfficher plus

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Assassiner Don Juan : n'était-ce pas la seule solution pour l'empêcher de nuire ? Incarné par le baryton Pietro Luigi lors d'une représentation exceptionnelle au célèbre festival de Glyndebourne, Don Juan attire les mélomanes du monde entier dans un cadre bucolique. Pietro Luigi compte triompher sur la scène, après avoir tué le Commandeur ; mais ce dernier ne reviendra-t-il pas de l'au-delà pour châtier le criminel ? Mozartien de longue date, Higgins est confronté au milieu de l'art lyrique où, cette fois, les tensions sont allées jusqu'à un meurtre des plus spectaculaires. Mondialement connu pour ses romans sur l'Égypte ancienne, Christian Jacq nous invite à découvrir les passionnantes investigations d'un inspecteur de Scotland Yard hors du commun.ExtraitLa vie dispensait parfois de brefs moments de grâce où l'on savourait une sérénité presque absolue. L'ex-inspecteur-chef Higgins avait pleine conscience de bénéficier de l'un d'eux. Assis dans un confortable fauteuil, il observait une petite pluie favorable à sa pelouse récemment tondue ; son chat siamois, Trafalgar, était roulé en boule sur ses genoux et ronronnait ; son chien noir, Geb, surnommé grand-de-pattes, dormait à ses pieds. Et tous trois savouraient le vingt-troisième concerto pour piano et orchestre de Mozart dont le mouvement lent était hors du temps. De taille moyenne, plutôt trapu, les cheveux noirs, les tempes grisonnantes, la moustache poivre et sel soigneusement taillée, l'air débonnaire mais l'oeil malicieux et inquisiteur, Higgins, en dépit de méthodes que d'aucuns jugeaient désuètes à l'heure des progrès de la police scientifique, était cependant considéré comme le meilleur «nez» de Scotland Yard. L'intuition, l'ordre et la méthode, sans oublier les nombreuses notes prises au cours d'une enquête, lui avaient permis de résoudre plusieurs énigmes et d'identifier des assassins particulièrement retors. Adepte de valeurs périmées, telles la rectitude, la loyauté et l'amitié, Higgins avait choisi une retraite anticipée à la suite d'un grave différend avec les autorités supérieures. Il profitait de son calme et reposant domaine familial sis à The Slaughterers, relisait les bons auteurs au coin du feu en hiver, ou à l'ombre rafraîchissante des chênes centenaires en été, écoutait de la musique, entretenait sa roseraie -objectivement l'une des plus somptueuses du royaume - et sa pelouse, s'adonnait à de longues promenades en compagnie de l'infatigable Geb, et se tenait à l'écart d'un monde où la bêtise et la cupidité exerçaient le pouvoir. En des circonstances exceptionnelles, l'ex-inspecteur-chef acceptait encore de sortir de son havre de paix ; lutter contre le crime n'avait-il pas été le devoir constant de ses ancêtres, même avant la naissance de Scotland Yard ? L'élégant et troisième mouvement du concerto «dilata le coeur» des auditeurs, selon l'expression de l'ancienne Égypte, dont Higgins appréciait la philosophie. La matinée avait été troublée par la lecture d'un article du Times consacré à la récente production du Don Juan de Mozart où ce dernier était présenté comme le chef d'un gang de dealers qui assassinait son fournisseur de drogue, le Commandeur, après avoir violé sa principale rabatteuse et organisé une orgie. Quantité de metteurs en scène s'évertuaient à dénaturer Mozart, et Higgins, sans trop d'illusions, souhait que la prochaine production de Glyndebourne, très attendue, fût un peu moins désastreuse. À l'instant où les derniers accords du concerto s'éteignaient, la gouvernante du domaine, Mary, franchit le seuil du salon. Âgée de soixante-dix ans depuis toujours, affichant une santé insolente et un goût prononcé en faveur des nouvelles technologies, jusqu'à l'utilisation des dernières tablettes, elle régissait la maisonnée d'une main de fer. Cuisinière d'exception, elle ne transigeait pas sur les horaires. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
L'assassinat de Don Juan
Editeur
Format
Grand Format
Publication
10 octobre 2014
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
198
Taille
20 x 13 x 1.6 cm
Poids
238
ISBN-13
9782940544059
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
Disponible chez le fournisseur
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