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La mort accompagnée: La relation humaine, clé des soins palliatifs

Audience : Adulte - Haut niveau
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Après avoir accompagné son mari jusqu'à la fin, une femme témoigne: "Cadeau que de pouvoir garder son parent à domicile et de l'accompagner sereinement jusqu'à son dernier souffle. Cadeau pour les proches qui affrontent ainsi la mort en toute conscience mais sans traumatisme. Cadeau enfin, la relation nouée avec une équipe qui vit et partage avec nous des moments douloureux et des bonheurs à jamais finis." La mort peut être accompagnée. La relation nouée durant l'accompagnement en fin de vie souligne l'intensité d'une existence achevée. Elle enrichit les survivants, proches et accompagnants. Par ce livre important, l'auteur partage les trésors d'humanité qu'elle a découverts pendant des années au contact des patients, de leurs proches et des soignants. Extrait Extrait de l'avant-propos PEUT-ON ACCOMPAGNER LA MORT ? La mort peut-elle être accompagnée ? Quelle est l'importance de la relation dans l'accompagnement des personnes en fin de vie et de leurs proches ? Je me suis posé cette question dès l'âge de dix-neuf ans, lorsque j'étais encore élève infirmière. Ce soir-là, dans un service de médecine interne d'un hôpital universitaire vaudois, je travaille jusqu'à 23 heures. Les patients sont atteints de pathologies sévères. Ils doivent être installés pour la nuit. Des traitements administrés par voie intraveineuse coulent; il faut contrôler les débits, changer les flacons... Nous devons agir rapidement et avec précision. Les personnes alitées, souffrantes, sont «cachées» derrière des pathologies qu'il faut traiter, la relation aura sa place plus tard ! J'entre dans une chambre et je me trouve brutalement devant une situation dramatique. Lhomme qui l'occupait seul (car il était en train de s'éteindre !) gît dans son lit, ses draps massivement salis par un liquide noirâtre. Il vient de mourir d'une hémorragie gastrique, seul, bien à l'abri dans sa chambre de mourant ! On me demande alors de téléphoner à sa famille pour l'inviter à venir à l'hôpital. Je n'ai pas l'autorisation de parler de son décès, je dois leur dire que leur mari, leur papa va moins bien. Mensonge et évitement, c'est tout l'accompagnement qui aura été offert à ce patient et à sa famille. J'avais encore tout à apprendre mais je sentais bien que cette attitude n'était pas adéquate. Je ressentais trop la peur de l'équipe soignante - ou était-ce de la gêne ? - face à une personne qui allait mourir, mais je me jugeais trop jeune élève pour oser affirmer ce que j'aurais voulu «faire» ou «être» avec cette famille. J'aurais voulu leur témoigner simplement mon amitié par un geste au toucher moins hâtif, un regard qui soutienne l'autre regard, un sourire qui «parle» ou un silence «présent» : un silence habité - et non pas le silence d'une chambre dont on ferme bien la porte -pour procurer de la paix ou pour ne pas être soi-même dérangé par cette souffrance ? J'aurais voulu que la personne qui venait de mourir ait pu ressentir une présence à ses côtés. Pas une présence envahissante : juste le moyen de se sentir «relié» tout en quittant ce monde. J'aurais voulu, mais mon statut d'élève ne me le permettait pas, accueillir cette famille avec attention, afin d'effacer ce sentiment d'indifférence que je percevais autour de moi. J'aurais voulu manifester mon accompagnement par une proximité, une sensibilité et une compréhension. J'aurais voulu... m'exprimer. Biographie de l'auteur Isabelle Millioud, née en 1956, est maman de deux filles actuellement aux études. Son diplôme d'infirmière en poche, elle s'est spécialisée dans le domaine de la fin de vie et de l'accompagnement. Parallèlement, elle a participé activement à la préparation de dossiers législatifs liés à la santé, à l'école, à la toxicomanie. Elle a pratiqué durant 15 ans les soins palliatifs à domicile, en Suisse, au sein du Centre François-Xavier Bagnoud, dont elle a assumé la responsabilité. Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Après avoir accompagné son mari jusqu'à la fin, une femme témoigne: "Cadeau que de pouvoir garder son parent à domicile et de l'accompagner sereinement jusqu'à son dernier souffle. Cadeau pour les proches qui affrontent ainsi la mort en toute conscience mais sans traumatisme. Cadeau enfin, la relation nouée avec une équipe qui vit et partage avec nous des moments douloureux et des bonheurs à jamais finis." La mort peut être accompagnée. La relation nouée durant l'accompagnement en fin de vie souligne l'intensité d'une existence achevée. Elle enrichit les survivants, proches et accompagnants. Par ce livre important, l'auteur partage les trésors d'humanité qu'elle a découverts pendant des années au contact des patients, de leurs proches et des soignants. Extrait Extrait de l'avant-propos PEUT-ON ACCOMPAGNER LA MORT ? La mort peut-elle être accompagnée ? Quelle est l'importance de la relation dans l'accompagnement des personnes en fin de vie et de leurs proches ? Je me suis posé cette question dès l'âge de dix-neuf ans, lorsque j'étais encore élève infirmière. Ce soir-là, dans un service de médecine interne d'un hôpital universitaire vaudois, je travaille jusqu'à 23 heures. Les patients sont atteints de pathologies sévères. Ils doivent être installés pour la nuit. Des traitements administrés par voie intraveineuse coulent; il faut contrôler les débits, changer les flacons... Nous devons agir rapidement et avec précision. Les personnes alitées, souffrantes, sont «cachées» derrière des pathologies qu'il faut traiter, la relation aura sa place plus tard ! J'entre dans une chambre et je me trouve brutalement devant une situation dramatique. Lhomme qui l'occupait seul (car il était en train de s'éteindre !) gît dans son lit, ses draps massivement salis par un liquide noirâtre. Il vient de mourir d'une hémorragie gastrique, seul, bien à l'abri dans sa chambre de mourant ! On me demande alors de téléphoner à sa famille pour l'inviter à venir à l'hôpital. Je n'ai pas l'autorisation de parler de son décès, je dois leur dire que leur mari, leur papa va moins bien. Mensonge et évitement, c'est tout l'accompagnement qui aura été offert à ce patient et à sa famille. J'avais encore tout à apprendre mais je sentais bien que cette attitude n'était pas adéquate. Je ressentais trop la peur de l'équipe soignante - ou était-ce de la gêne ? - face à une personne qui allait mourir, mais je me jugeais trop jeune élève pour oser affirmer ce que j'aurais voulu «faire» ou «être» avec cette famille. J'aurais voulu leur témoigner simplement mon amitié par un geste au toucher moins hâtif, un regard qui soutienne l'autre regard, un sourire qui «parle» ou un silence «présent» : un silence habité - et non pas le silence d'une chambre dont on ferme bien la porte -pour procurer de la paix ou pour ne pas être soi-même dérangé par cette souffrance ? J'aurais voulu que la personne qui venait de mourir ait pu ressentir une présence à ses côtés. Pas une présence envahissante : juste le moyen de se sentir «relié» tout en quittant ce monde. J'aurais voulu, mais mon statut d'élève ne me le permettait pas, accueillir cette famille avec attention, afin d'effacer ce sentiment d'indifférence que je percevais autour de moi. J'aurais voulu manifester mon accompagnement par une proximité, une sensibilité et une compréhension. J'aurais voulu... m'exprimer. Biographie de l'auteur Isabelle Millioud, née en 1956, est maman de deux filles actuellement aux études. Son diplôme d'infirmière en poche, elle s'est spécialisée dans le domaine de la fin de vie et de l'accompagnement. Parallèlement, elle a participé activement à la préparation de dossiers législatifs liés à la santé, à l'école, à la toxicomanie. Elle a pratiqué durant 15 ans les soins palliatifs à domicile, en Suisse, au sein du Centre François-Xavier Bagnoud, dont elle a assumé la responsabilité. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
La mort accompagnée: La relation humaine, clé des soins palliatifs
Format
Broché
Publication
13 mai 2011
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
133
Taille
19 x 12 x 0.8 cm
Poids
143
ISBN-13
9782940461042

Auteur

Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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