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Pierre Schaeffer & Pierre Henry - Symphonie pour un homme seul

3.5

(3)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
PrésentationHomme de radio, fondateur et directeur de nombreux services de l’ORTF, Pierre Schaeffer (1910-1995) est considéré comme le père de la musique concrète, terme qu’il propose dès 1948 pour qualifier les expérimentations sonores qu’il effectue dans le Studio d’essai de la Radio au tournant des années cinquante.Contrairement à Schaeffer, Pierre Henry (1927-2017) possède une formation musicale de haut niveau. Formé au Conservatoire de Paris, il y fait des études de percussions et d'écriture, puis suit l'enseignement de Nadia Boulanger, tout en devenant un très bon pianiste. C'est en 1948 qu'il rencontre Pierre Schaeffer au studio de l'ORTF. Ensemble, ils posent les bases d’un nouvel univers sonore qui abolit les limites de la musique instrumentale.Faisant suite aux premières collaborations des deux hommes, la Symphonie pour un homme seul (1950) est considérée comme la première pièce d’envergure de musique concrète. Œuvre manifeste, la Symphonie prend sa source dans un projet de Pierre Schaeffer, une pièce radiophonique sur le thème de la solitude humaine et des bruits corporels. C'est Pierre Henry qui en invente l'univers sonore, lui donnant du même coup une dimension considérable. L'œuvre s'impose d'emblée comme un événement. René de Obaldia en dira : « Nous voici devant la reproduction de cet univers mécanique devenu nôtre et qui nous domine chaque jour davantage… Le drame de notre temps se grave sur cette cire sans miel ».Tiraillés entre l’extension des possibilités instrumentales et la recherche d’une connaissance théorique qui faisait encore défaut, les auteurs de la Symphonie tentent de concilier les exigences de la démarche concrète avec celles de la composition musicale. Il y est question d’un transfert de la radio vers la musique, de l’invention de nouvelles formes s’inspirant du cinéma ou de la poésie débouchant sur une nouvelle dramaturgie sonore, mais aussi de la production d’un savoir critique vis-à-vis du langage musical classique.En s’attachant à son contexte, à ses conditions de production techniques et esthétiques, et en examinant des sources inédites, telles que les archives sonores ou le journal personnel de Schaeffer, Loïc Bertrand reconstruit le contexte de l'œuvre et sa genèse. L’auteur procède par ailleurs à une analyse détaillée de la Symphonie, apportant des éclairages significatifs sur cette œuvre emblématique. Enfin, l’auteur propose une réflexion sur les questions soulevées en leur temps par la première musique concrète, tout en les actualisant.,Note biographiqueLoïc Bertrand est chercheur, doctorant, membre de l’École Doctorale 131, « Langue, littérature, image : civilisation et sciences humaines », UFR « Lettres, Arts, Cinéma » de l’Université Paris-Diderot. Sa thèse s'intitule : « Vers une archéologie des arts sonores. Régimes du sensible et crise de la narration chez Walter Ruttmann, Pierre Schaeffer, John Cage et Heiner Goebbles », sous la direction de Martin Kaltenecker (Paris-Diderot) et Matthieu Saladin (Paris 8).,4e de couverturePrésentée le 18 mars 1950 à Paris devant un public curieux et médusé, la Symphonie pour un homme seul de Pierre Schaeffer et Pierre Henry tient une place singu-lière dans l’histoire de la musique du XXe siècle. OEuvre fondatrice de la musique concrète, elle ouvre la voie à un nouveau type de musique, faite de bruits, de cris, de fragments de voix et d’instruments modifiés pour produire des sonorités inconnues. Pierre Schaeffer, ingénieur et homme de radio, veut transformer cet outil de transmission en un moyen d’expression ; Pierre Henry, élève de Nadia Boulanger et d’Olivier Messiaen, a le goût de l’expérimentation et une imagination fantasque. Cette oeuvre composée à quatre mains, en cherchant à exprimer la « solitude de l’homme d’au-jourd’hui, perdu dans la multitude », est marquée par l’existentialisme sartrien et le courant personnaliste d’Emmanuel Mounier. Dans cette première étude consacrée à cette Symphonie d’un nouveau type, l’auteur reconstruit sa genèse et situe l’oeuvre dans son contexte, avant de l’analyser et d’en mesurer la portée, à travers notamment les chorégraphies de Maurice Béjart et Merce Cunningham.Loïc Bertrand est chercheur. Il est l’auteur de différents articles sur les musiques expérimentales du XXe siècle et a récemment soutenu à l’Université Paris-Diderot une thèse portant sur l’archéologie des arts sonores. Afficher moinsAfficher plus

Pierre Schaeffer & Pierre Henry - Symphonie pour un homme seul

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PrésentationHomme de radio, fondateur et directeur de nombreux services de l’ORTF, Pierre Schaeffer (1910-1995) est considéré comme le père de la musique concrète, terme qu’il propose dès 1948 pour qualifier les expérimentations sonores qu’il effectue dans le Studio d’essai de la Radio au tournant des années cinquante.Contrairement à Schaeffer, Pierre Henry (1927-2017) possède une formation musicale de haut niveau. Formé au Conservatoire de Paris, il y fait des études de percussions et d'écriture, puis suit l'enseignement de Nadia Boulanger, tout en devenant un très bon pianiste. C'est en 1948 qu'il rencontre Pierre Schaeffer au studio de l'ORTF. Ensemble, ils posent les bases d’un nouvel univers sonore qui abolit les limites de la musique instrumentale.Faisant suite aux premières collaborations des deux hommes, la Symphonie pour un homme seul (1950) est considérée comme la première pièce d’envergure de musique concrète. Œuvre manifeste, la Symphonie prend sa source dans un projet de Pierre Schaeffer, une pièce radiophonique sur le thème de la solitude humaine et des bruits corporels. C'est Pierre Henry qui en invente l'univers sonore, lui donnant du même coup une dimension considérable. L'œuvre s'impose d'emblée comme un événement. René de Obaldia en dira : « Nous voici devant la reproduction de cet univers mécanique devenu nôtre et qui nous domine chaque jour davantage… Le drame de notre temps se grave sur cette cire sans miel ».Tiraillés entre l’extension des possibilités instrumentales et la recherche d’une connaissance théorique qui faisait encore défaut, les auteurs de la Symphonie tentent de concilier les exigences de la démarche concrète avec celles de la composition musicale. Il y est question d’un transfert de la radio vers la musique, de l’invention de nouvelles formes s’inspirant du cinéma ou de la poésie débouchant sur une nouvelle dramaturgie sonore, mais aussi de la production d’un savoir critique vis-à-vis du langage musical classique.En s’attachant à son contexte, à ses conditions de production techniques et esthétiques, et en examinant des sources inédites, telles que les archives sonores ou le journal personnel de Schaeffer, Loïc Bertrand reconstruit le contexte de l'œuvre et sa genèse. L’auteur procède par ailleurs à une analyse détaillée de la Symphonie, apportant des éclairages significatifs sur cette œuvre emblématique. Enfin, l’auteur propose une réflexion sur les questions soulevées en leur temps par la première musique concrète, tout en les actualisant.,Note biographiqueLoïc Bertrand est chercheur, doctorant, membre de l’École Doctorale 131, « Langue, littérature, image : civilisation et sciences humaines », UFR « Lettres, Arts, Cinéma » de l’Université Paris-Diderot. Sa thèse s'intitule : « Vers une archéologie des arts sonores. Régimes du sensible et crise de la narration chez Walter Ruttmann, Pierre Schaeffer, John Cage et Heiner Goebbles », sous la direction de Martin Kaltenecker (Paris-Diderot) et Matthieu Saladin (Paris 8).,4e de couverturePrésentée le 18 mars 1950 à Paris devant un public curieux et médusé, la Symphonie pour un homme seul de Pierre Schaeffer et Pierre Henry tient une place singu-lière dans l’histoire de la musique du XXe siècle. OEuvre fondatrice de la musique concrète, elle ouvre la voie à un nouveau type de musique, faite de bruits, de cris, de fragments de voix et d’instruments modifiés pour produire des sonorités inconnues. Pierre Schaeffer, ingénieur et homme de radio, veut transformer cet outil de transmission en un moyen d’expression ; Pierre Henry, élève de Nadia Boulanger et d’Olivier Messiaen, a le goût de l’expérimentation et une imagination fantasque. Cette oeuvre composée à quatre mains, en cherchant à exprimer la « solitude de l’homme d’au-jourd’hui, perdu dans la multitude », est marquée par l’existentialisme sartrien et le courant personnaliste d’Emmanuel Mounier. Dans cette première étude consacrée à cette Symphonie d’un nouveau type, l’auteur reconstruit sa genèse et situe l’oeuvre dans son contexte, avant de l’analyser et d’en mesurer la portée, à travers notamment les chorégraphies de Maurice Béjart et Merce Cunningham.Loïc Bertrand est chercheur. Il est l’auteur de différents articles sur les musiques expérimentales du XXe siècle et a récemment soutenu à l’Université Paris-Diderot une thèse portant sur l’archéologie des arts sonores. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Pierre Schaeffer & Pierre Henry: Symphonie pour un homme seul
Editeur
Format
Poche
Publication
02 juillet 2021
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
243
Taille
18.1 x 11.1 x 1.3 cm
Poids
210
ISBN-13
9782940068654
Livré entre : 26 juillet - 29 juillet
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