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Tarzan contre la vie chère

3.5

(3)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Note biographique Après avoir achevé ses études à l’École nationale d’art de Cergy-Pontoise, et collé des peintures dans les rues de Paris en compagnie deBlek le Rat, Stéphane Trapier se consacre à l’illustration et au graphisme. Les années 1980 s’achèvent. On trouve des dessins de Trapier dans les revuesTintin reporter,Je bouquine, chez les éditeurs Bayard, Syros, Mango… Le succès aidant, les années 1990 ne tardent pas à arriver. Trapier en profite pour participer à la fondation de l’agence Atalante où il exerce en tant que directeur artistique et graphiste auprès de nombreux théâtres, centres d’art, éditeurs, institutions culturelles et autre Opéra national de Paris. Il initie à partir de 2004 une intense collaboration avec lethéâtre du Rond-Point, dont il conçoit et illustre les affiches et les programmes. Il signe deux ouvrages avec Jean-Michel Ribes :Je n’aime pas la campagne, sauf dans le TGV, elle va plus vite(Éditions Xavier Barral, 2006), etJ’ai encore oublié saint Louis, ou les nouvelles aventures de l’Histoire de France(Actes Sud, 2009). Parallèlement à ces travaux, Stéphane Trapier déploie depuis quelques années une activité d’illustrateur pour la presse (Le Monde,Télérama, la revueXXI, l’hebdomadaireLe 1,la revue en ligneVents contraires…) et d’auteur de bandes dessinées, qu’il fait régulièrement paraître dansFluide glacial. Parmi les grandes séries qui l’ont rendu célèbre, on relève :Giscard et ses amis;Cécilia, 93A;Carla& friends;Platon& Hannah Arendt, apprentis philosophes. Avec tout ça, Stéphane Trapier a encore trouvé le temps de naître. C’était en 1964. Andy Warhol réalisait le filmTarzan and Jane regained… sort of, avec Dennis Hopper et Claes Oldenburg, tandis qu’Édouard Leclerc inaugurait son premier « super centre » à Landerneau. Un début de programme qui trouve son accomplissement en 2014 avec la publication deTarzan contre la vie chèreaux Éditions Matière. L’autoconsécration arrive en 2020 avec la parution du recueil de bandes dessinéesMes plus grands succès, aux éditions Casterman. ,Présentation AvecTarzan contre la vie chère, Stéphane Trapier rejoue les cow-boys et les Indiens, il refait l’attaque de la diligence, les duels au soleil, les règlements de compte, les capes et les épées, les ors et les perruques, la flibuste et les mystères de la jungle. OuvrirTarzan contre la vie chère, c’est retrouver à chaque page les scènes initiatiques du cinéma du dimanche soir : les baisers, la sauvagerie, les corps à corps, l’héroïsme, la trahison, le crime… Mais les retrouver comme suspendues par le dessin, comme figées hors de leur temps, irrémédiablement arrachées à notre enfance. Car ni les cow-boys, ni les belles marquises, ni les centurions ne parlent plus la langue, si niaise, si sentencieuse et si profonde, que nous leur connaissions jadis. Que leur est-il arrivé ? Ont-ils regardé la télé à leur tour ? Ont-ils fréquenté en cachette la machine à café du bureau ? Ont-ils lu20 Minutesavant d’enfiler leur costume ? Comment expliquer sinon leur soudaine préoccupation pour les RTT, la dette souveraine, le mariage pour tous ou le bilan carbone ? Il faut se rendre à l’évidence, Stéphane Trapier a tenté ici unrebootpérilleux : faire parler aux héros d’autrefois le langage de notre époque — les petits dialectes politiques, économiques, publicitaires et managériaux que Trapier excelle à capter et à restituer. D’ailleurs, chez Trapier les héros ne sont jamais fatigués de bavarder. À preuve Tarzan lui-même, singeant l’élu écoresponsable pour épater sa fidèle compagne : « Tu verras, Cheetah, un jour nos pagnes seront fabriqués dans des pays où le coût du travail est dérisoire, et nous les achèterons dans des enseignes aux prix alléchants… J’appellerai ça la mondialisation positive ! » Et puis de toutes façons, l’ouvrage est précédé d’un « Almanach 2007 des trucs sympas » qui justifie à lui seul sa présence en tête de gondole. ,Commentaires Aperçu il y a plusieurs années dans les pages deFluide Glacial, plus récemment dans les couloirs du métro pour ses affiches du Théâtre du Rond‑Point et sur le site Vents contraires (l’excellente revue participative du théâtre éponyme), le graphisme de Stéphane Trapier manquait cruellement en librairie, et ce bel objet publié par les Éditions Matière ravit d’emblée. Avec un trait élégant, à la fois charbonneux et frémissant, souligné de jaunes et de roses vifs que l’impression fait particulièrement ressortir, l’auteur reproduit des images d’actualité, des scènes de westerns ou de films en costumes de toutes époques pour mieux coller dans la bouche de ses personnages des propositions anachroniques et loufoques tout à fait inattendues. « Mais c’est assurément sa passion irraisonnée des pantacourts qui le mit sur la piste de l’assassin… », raconte un détective sûr de son fait… Avec ceGrand Détournementdessiné, pas très éloigné des BD situationnistes et d’un humour plutôt britannique, Trapier mêle des corps au maintien et aux vêtements surannés à la prose quotidienne de la rue, de la publicité et des réseaux sociaux, et il moque avec succès l’aberration des formules toutes faites, du vocabulaire et des slogans serinés en permanence. Le contraste tranché entre le texte et l’image rend plus mordants encore ces instantanés absurdes, et l’auteur, non content d’assommer les mots dévoyés, semble inviter à une écoute silencieuse et amusée de la bêtise du monde. (Victor Maas,Chronic'art, décembre 2014.) ,4e de couvertureAvecTarzan contre la vie chère, Stéphane Trapier rejoue les cow-boys et les Indiens, il refait l’attaque de la diligence, les duels au soleil, les règlements de compte, les capes et les épées, les ors et les perruques, la flibuste et les mystères de la jungle. OuvrirTarzan contre la vie chère, c’est retrouver à chaque page les scènes initiatiques du cinéma du dimanche soir : les baisers, la sauvagerie, les corps à corps, l’héroïsme, la trahison, le crime… Mais les retrouver comme suspendues par le dessin, comme figées hors de leur temps, irrémédiablement arrachées à notre enfance. Afficher moinsAfficher plus

Tarzan contre la vie chère

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Le Pitch

Note biographique Après avoir achevé ses études à l’École nationale d’art de Cergy-Pontoise, et collé des peintures dans les rues de Paris en compagnie deBlek le Rat, Stéphane Trapier se consacre à l’illustration et au graphisme. Les années 1980 s’achèvent. On trouve des dessins de Trapier dans les revuesTintin reporter,Je bouquine, chez les éditeurs Bayard, Syros, Mango… Le succès aidant, les années 1990 ne tardent pas à arriver. Trapier en profite pour participer à la fondation de l’agence Atalante où il exerce en tant que directeur artistique et graphiste auprès de nombreux théâtres, centres d’art, éditeurs, institutions culturelles et autre Opéra national de Paris. Il initie à partir de 2004 une intense collaboration avec lethéâtre du Rond-Point, dont il conçoit et illustre les affiches et les programmes. Il signe deux ouvrages avec Jean-Michel Ribes :Je n’aime pas la campagne, sauf dans le TGV, elle va plus vite(Éditions Xavier Barral, 2006), etJ’ai encore oublié saint Louis, ou les nouvelles aventures de l’Histoire de France(Actes Sud, 2009). Parallèlement à ces travaux, Stéphane Trapier déploie depuis quelques années une activité d’illustrateur pour la presse (Le Monde,Télérama, la revueXXI, l’hebdomadaireLe 1,la revue en ligneVents contraires…) et d’auteur de bandes dessinées, qu’il fait régulièrement paraître dansFluide glacial. Parmi les grandes séries qui l’ont rendu célèbre, on relève :Giscard et ses amis;Cécilia, 93A;Carla& friends;Platon& Hannah Arendt, apprentis philosophes. Avec tout ça, Stéphane Trapier a encore trouvé le temps de naître. C’était en 1964. Andy Warhol réalisait le filmTarzan and Jane regained… sort of, avec Dennis Hopper et Claes Oldenburg, tandis qu’Édouard Leclerc inaugurait son premier « super centre » à Landerneau. Un début de programme qui trouve son accomplissement en 2014 avec la publication deTarzan contre la vie chèreaux Éditions Matière. L’autoconsécration arrive en 2020 avec la parution du recueil de bandes dessinéesMes plus grands succès, aux éditions Casterman. ,Présentation AvecTarzan contre la vie chère, Stéphane Trapier rejoue les cow-boys et les Indiens, il refait l’attaque de la diligence, les duels au soleil, les règlements de compte, les capes et les épées, les ors et les perruques, la flibuste et les mystères de la jungle. OuvrirTarzan contre la vie chère, c’est retrouver à chaque page les scènes initiatiques du cinéma du dimanche soir : les baisers, la sauvagerie, les corps à corps, l’héroïsme, la trahison, le crime… Mais les retrouver comme suspendues par le dessin, comme figées hors de leur temps, irrémédiablement arrachées à notre enfance. Car ni les cow-boys, ni les belles marquises, ni les centurions ne parlent plus la langue, si niaise, si sentencieuse et si profonde, que nous leur connaissions jadis. Que leur est-il arrivé ? Ont-ils regardé la télé à leur tour ? Ont-ils fréquenté en cachette la machine à café du bureau ? Ont-ils lu20 Minutesavant d’enfiler leur costume ? Comment expliquer sinon leur soudaine préoccupation pour les RTT, la dette souveraine, le mariage pour tous ou le bilan carbone ? Il faut se rendre à l’évidence, Stéphane Trapier a tenté ici unrebootpérilleux : faire parler aux héros d’autrefois le langage de notre époque — les petits dialectes politiques, économiques, publicitaires et managériaux que Trapier excelle à capter et à restituer. D’ailleurs, chez Trapier les héros ne sont jamais fatigués de bavarder. À preuve Tarzan lui-même, singeant l’élu écoresponsable pour épater sa fidèle compagne : « Tu verras, Cheetah, un jour nos pagnes seront fabriqués dans des pays où le coût du travail est dérisoire, et nous les achèterons dans des enseignes aux prix alléchants… J’appellerai ça la mondialisation positive ! » Et puis de toutes façons, l’ouvrage est précédé d’un « Almanach 2007 des trucs sympas » qui justifie à lui seul sa présence en tête de gondole. ,Commentaires Aperçu il y a plusieurs années dans les pages deFluide Glacial, plus récemment dans les couloirs du métro pour ses affiches du Théâtre du Rond‑Point et sur le site Vents contraires (l’excellente revue participative du théâtre éponyme), le graphisme de Stéphane Trapier manquait cruellement en librairie, et ce bel objet publié par les Éditions Matière ravit d’emblée. Avec un trait élégant, à la fois charbonneux et frémissant, souligné de jaunes et de roses vifs que l’impression fait particulièrement ressortir, l’auteur reproduit des images d’actualité, des scènes de westerns ou de films en costumes de toutes époques pour mieux coller dans la bouche de ses personnages des propositions anachroniques et loufoques tout à fait inattendues. « Mais c’est assurément sa passion irraisonnée des pantacourts qui le mit sur la piste de l’assassin… », raconte un détective sûr de son fait… Avec ceGrand Détournementdessiné, pas très éloigné des BD situationnistes et d’un humour plutôt britannique, Trapier mêle des corps au maintien et aux vêtements surannés à la prose quotidienne de la rue, de la publicité et des réseaux sociaux, et il moque avec succès l’aberration des formules toutes faites, du vocabulaire et des slogans serinés en permanence. Le contraste tranché entre le texte et l’image rend plus mordants encore ces instantanés absurdes, et l’auteur, non content d’assommer les mots dévoyés, semble inviter à une écoute silencieuse et amusée de la bêtise du monde. (Victor Maas,Chronic'art, décembre 2014.) ,4e de couvertureAvecTarzan contre la vie chère, Stéphane Trapier rejoue les cow-boys et les Indiens, il refait l’attaque de la diligence, les duels au soleil, les règlements de compte, les capes et les épées, les ors et les perruques, la flibuste et les mystères de la jungle. OuvrirTarzan contre la vie chère, c’est retrouver à chaque page les scènes initiatiques du cinéma du dimanche soir : les baisers, la sauvagerie, les corps à corps, l’héroïsme, la trahison, le crime… Mais les retrouver comme suspendues par le dessin, comme figées hors de leur temps, irrémédiablement arrachées à notre enfance. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Tarzan contre la vie chère: Précédé de "Almanach 2007 des trucs sympas"
Editeur
Format
Album
Publication
21 octobre 2014
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
128
Taille
21 x 14.8 x 1.7 cm
Poids
360
ISBN-13
9782916383484

Contenu

4ème de couverture

AvecTarzan contre la vie chère, Stéphane Trapier rejoue les cow-boys et les Indiens, il refait l’attaque de la diligence, les duels au soleil, les règlements de compte, les capes et les épées, les ors et les perruques, la flibuste et les mystères de la jungle. OuvrirTarzan contre la vie chère, c’est retrouver à chaque page les scènes initiatiques du cinéma du dimanche soir : les baisers, la sauvagerie, les corps à corps, l’héroïsme, la trahison, le crime… Mais les retrouver comme suspendues par le dessin, comme figées hors de leur temps, irrémédiablement arrachées à notre enfance.

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Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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