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Les Bonheurs de sophie

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Présentation Dominique Janicaud, professeur de Philosophie à l'université de Nice-Sophia Antipolis, a rédigé cette initiation à l'intention de sa fille Claire qui allait entrer en classe de Terminale, durant les mois de juillet et d'août 2002. Le texte, tel qu'il est, a été terminé le 17 août. Dominique Janicaud est décédé le 18 août 2002 ,CommentairesDeux ouvrages posthumes du philosophe, décédé en 2002, invitent chacun à partager la joie de la recherche de la sagesse, à arpenter l'histoire de la pensée de façon limpide, sans pour autant éluder les sujets difficiles Le philosophe Dominique Janicaud, décédé en août 2002, nous lègue ici deux superbes parcours. Un de ses livres précédents nous avait laissés avec une question inquiétante : L'homme va-t-il dépasser l'humain ? (Bayard La Croix du 5 décembre 2002). Sans céder au vertige devant les mutations actuelles de l'économie, de l'informatique et de la génétique, il en profitait pour résumer de façon magistrale quarante ans de débat philosophique sur l'humanisme. Enseignant à l'université de Nice Sophia-Antipolis, Janicaud était un philosophe très reconnu par ses pairs. Auteur de bien des ouvrages savants sur Hegel, Husserl, Heidegger et Nietzsche, il n'avait plus rien à prouver dans sa discipline. Mais ses deux derniers livres montrent une préoccupation assez différente : celle de partager la joie de la recherche de la sagesse avec chacun. Janicaud a écrit Les Bonheurs de Sophie à l'intention de sa fille Claire, qui allait entrer en classe de terminale. Quant à Aristote aux Champs-Élysées, on peut le considérer comme dédié à un jeune homme d'affaires du World Trade Center que le philosophe avait rencontré par hasard dans un avion, et qui aurait pu périr dans l'attentat du 11 septembre 2001. Les deux itinéraires proposés sont remarquables. Les Bonheurs de Sophie proposent une initiation « en 30 mini-leçons ». Le livre, au format de poche, a été conçu pour consacrer un quart d'heure par jour à la philosophie. A bien y regarder, le parcours, très facile d'accès, est rigoureusement balisé. Janicaud y démystifie la philosophie. Il invite ses jeunes lecteurs à l'esprit critique, en les informant sommairement mais précisément des questions et des débats de sa discipline. On comprendra ainsi ce qui oppose les philosophes de tradition « continentale » à ceux de la tradition « analytique » anglo-saxonne. Des anecdotes concrètes se mêlent aux références majeures, sans jamais que le propos, limpide de bout en bout, soit alourdi. Janicaud n'élude pas les sujets difficiles. La question de Dieu n’est pas pour lui « hors programme ». Il ne passe pas sous silence les guerres de religion, les persécutions, l'Inquisition et les intégrismes. Mais, enthousiaste devant l'encyclique Foi et raison, Janicaud se réjouit du fait que la philosophie soit reconnue par Jean-Paul II comme « souvent l'unique terrain d'entente et de dialogue avec ceux qui ne partagent pas notre foi ». La préférence de Janicaud va pourtant à Nietzsche. Il donne avec conviction les raisons de son choix : la valeur du geste critique et constructif de sa philosophie, sa conception de l'amour « qui élève et hiérarchise, à la hauteur des possibilités de la vie » sans minimiser le risque de son saut mal maîtrisé dans l'inconnu et sa conception discutable du politique. Nietzsche est encore à l’honneur dans Aristote aux Champs-Élysées Ce livre propose plusieurs promenades avec des « ombres amies ». Enseignant à Nice, Janicaud ne pouvait guère éviter le pèlerinage nietzschéen, Nietzsche ayant lui-même parcouru la région. L'ouvrage est une réhabilitation sans précédent de la marche, l'une des activités les plus philosophiques qui soit. Les compagnons de route ne sont pas choisis au hasard : Aristote, Kant, Nietzsche, Heidegger. La philosophie, ainsi sortie des cénacles universitaires, se fait buissonnière, exploratrice, sans être pour autant flânerie sans but. Avec beaucoup d'aplomb, Janicaud raconte sa rencontre avec Aristote aux Champs-Élysées, dans un pub, à une heure du matin. Plus convaincant encore, il nous explique pourquoi il refuse la fameuse promenade très réglée de Kant au nom de la contingence des événements et de l'équivoque de la vie. Quant à Heidegger, c'est à la faveur d'un « temps mort » après trois journées de congrès à Manchester que Janicaud l'a retrouvé dans un parc… Cette philosophie pédestre, sous forme de dialogues imaginaires et d'aphorismes, pourra déconcerter certains. Mais c'est un fait que l'inspiration créatrice et les muscles fonctionnent souvent ensemble. Les ultimes réflexions de Janicaud ne furent pourtant pas gyrovagues. Elles montrent un souci du partage de l'intelligence et une lucidité extrême devant le monde en train de naître sous nos yeux.,En brefDominique Janicaud, professeur de Philosophie à l'université de Nice-Sophia Antipolis, a rédigé cette initiation à l'intention de sa fille...,CommentairesIl convient avant tout de rappeler que Dominique Janicaud, décédé en 2002, fut longtemps un excellent analyste de la situation philosophique contemporaine. On lui doit des enquêtes très précises sur la réception de Heidegger en France. Il a poursuivi des investigations sur l'histoire intellectuelle qui ont renouvelé la conception que l'on se faisait de la réception des œuvres. Les Bonheurs de Sophie : une initiation à la philosophie en 30 mini-leçons relève, cependant, d'une autre veine. L'auteur prend prétexte de l'entrée en classe terminale de sa fille pour présenter la philosophie, geste qui passe désormais pour classique au vu du nombre de publications qui s'adressent aux enfants d'auteurs. Réunis en un petit ouvrage de vacances, c'est-à-dire à lire durant les vacances, ces « bonheurs » de Sophie sont censés répondre aux questions de la jeune fille (qui néanmoins s'appelle Claire !). Petite philosophie pour « ma » fille, si l'on veut, comme il en existe tant d'autres, mais avec une caractéristique : l'auteur ne cherche pas à guider son élève à partir de ce qu'il suppose des adolescents de 17 ou 18 ans d'aujourd'hui. Il entre dans sa matière avec classicisme (objet de la philosophie, galeries de portraits, etc.), tout en adoptant une écriture et un style d'une grande limpidité. A travers trente chapitres, brefs et brillants, il nous offre un élargissement de l'horizon de la pensée, une manière de regarder le monde et des axes d'existence, dont on ne regrette absolument pas la lecture. Il y a même un certain plaisir à suivre ces parcours qui ne sont pas offerts par un gourou (chapitre II), ne consistent pas en des jeux de mot (chapitre IV), n'offrent guère de facilité (chapitre VIII). La philosophie pose le problème de la liberté et de l'agir, et n'a guère besoin de Dieu alors qu'elle requiert, en revanche, une certaine attention aux arts, etc. Ainsi va l'ouvrage, qui célèbre l'amour de l'humanité à travers la philosophie. Et autant nous ignorons si la fille de Dominique Janicaud a bien lu cet ouvrage, autant chaque lecteur se fera volontiers la fille de l'auteur, pour quelques heures, afin de se laisser initier, en peu de pages, à la philosophie.,CommentairesLe philosophe Dominique Janicaud, professeur à l'université de Nice, auteur de nombreux ouvrages, s'est noyé le 18 août 2002. La veille, il avait achevé le manuscrit de ces trente leçons d'initiation destinées à sa fille Claire, qui allait entrer en classe terminale. Partant d'une réflexion sur l'esprit critique et sur les sens de ce « mot valise » qu'est le terme « philosophie », Dominique Janicaud indique des chemins, dédramatise, met en garde, explique, expose, informe et défait un à un les pièges possibles. De page en page, il esquisse avec justesse une foule de questions, de la liberté à la technique, de l'art à l'État, de la science à l'amour, sans perdre de vue l'unité de cette interrogation multiforme. On aura compris : ce volume est une réussite complète.,CommentairesLe projet de Dominique Janicaud consiste à donner une initiation aux notions philosophiques exposées en classe de terminale. Il a d'ailleurs rédigé cette initiation pour sa fille où moment où elle allait entrer en terminale. Tragédie de l'existence, le livre fut terminé la veille de la mort de l'auteur. Sa première attention porte sur la formation de l'esprit critique, absent dans les sociétés traditionnelles, où l'autorité est détenue par le prêtre ou le patriarche. La classe de philosophie et le développement de cet esprit critique lui apparaissent légitimement comme une parade contre la fascination exercée sur les jeunes par les modernes gourous. Avec clarté, sans prétention ni jargon, Janicaud présente les questions de Dieu ou de la métaphysique, de la liberté ou du bonheur. Il rappelle l'adage grec qui dit « que nul ne soit déclaré heureux avant son dernier jour » (p. 105). A propos de la liberté, il apprend aux jeunes à se départir de l'idée qui la ferait équivaloir à toute absence de contrainte. L'acte le plus libre, le plus lucide apparaît alors comme l'acte de philosopher, par lequel je deviens pleinement autonome. La politique et la morale font l'objet d'une mise en garde face à « la grande tentation philosophique » (p. 142), à savoir l'utopie, définie comme le rêve d'une société idéale. D'un côté, elle nourrit l'espoir d'une politique qui ne soit pas réduite aux tristes réalités de la gestion, mais, de l'autre, elle peut conduire aux dictatures et aux totalitarismes que le XXe siècle a vécus. Enfin, si le volet théorique de la philosophie se donnecomme une tâche infinie de recherche de la vérité, son but pratique vise à acquérir quelques « grains de sagesse » (p. 177), objet du dernier chapitre. Si l'on définit la mesure comme son commencement et le sens comme objectif, la recherche de cette sagesse risque d'être reléguée au magasin des accessoires, par une société technicienne adepte de l'adaptation, de la consommation, de la rentabilité et de l'efficacité. Chaque notion exposée se destine à susciter chez le futur élève de terminale la réflexion... Afficher moinsAfficher plus

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Sans céder au vertige devant les mutations actuelles de l'économie, de l'informatique et de la génétique, il en profitait pour résumer de façon magistrale quarante ans de débat philosophique sur l'humanisme. Enseignant à l'université de Nice Sophia-Antipolis, Janicaud était un philosophe très reconnu par ses pairs. Auteur de bien des ouvrages savants sur Hegel, Husserl, Heidegger et Nietzsche, il n'avait plus rien à prouver dans sa discipline. Mais ses deux derniers livres montrent une préoccupation assez différente : celle de partager la joie de la recherche de la sagesse avec chacun. Janicaud a écrit Les Bonheurs de Sophie à l'intention de sa fille Claire, qui allait entrer en classe de terminale. Quant à Aristote aux Champs-Élysées, on peut le considérer comme dédié à un jeune homme d'affaires du World Trade Center que le philosophe avait rencontré par hasard dans un avion, et qui aurait pu périr dans l'attentat du 11 septembre 2001. Les deux itinéraires proposés sont remarquables. Les Bonheurs de Sophie proposent une initiation « en 30 mini-leçons ». Le livre, au format de poche, a été conçu pour consacrer un quart d'heure par jour à la philosophie. A bien y regarder, le parcours, très facile d'accès, est rigoureusement balisé. Janicaud y démystifie la philosophie. Il invite ses jeunes lecteurs à l'esprit critique, en les informant sommairement mais précisément des questions et des débats de sa discipline. On comprendra ainsi ce qui oppose les philosophes de tradition « continentale » à ceux de la tradition « analytique » anglo-saxonne. Des anecdotes concrètes se mêlent aux références majeures, sans jamais que le propos, limpide de bout en bout, soit alourdi. Janicaud n'élude pas les sujets difficiles. La question de Dieu n’est pas pour lui « hors programme ». Il ne passe pas sous silence les guerres de religion, les persécutions, l'Inquisition et les intégrismes. Mais, enthousiaste devant l'encyclique Foi et raison, Janicaud se réjouit du fait que la philosophie soit reconnue par Jean-Paul II comme « souvent l'unique terrain d'entente et de dialogue avec ceux qui ne partagent pas notre foi ». La préférence de Janicaud va pourtant à Nietzsche. Il donne avec conviction les raisons de son choix : la valeur du geste critique et constructif de sa philosophie, sa conception de l'amour « qui élève et hiérarchise, à la hauteur des possibilités de la vie » sans minimiser le risque de son saut mal maîtrisé dans l'inconnu et sa conception discutable du politique. Nietzsche est encore à l’honneur dans Aristote aux Champs-Élysées Ce livre propose plusieurs promenades avec des « ombres amies ». Enseignant à Nice, Janicaud ne pouvait guère éviter le pèlerinage nietzschéen, Nietzsche ayant lui-même parcouru la région. L'ouvrage est une réhabilitation sans précédent de la marche, l'une des activités les plus philosophiques qui soit. Les compagnons de route ne sont pas choisis au hasard : Aristote, Kant, Nietzsche, Heidegger. La philosophie, ainsi sortie des cénacles universitaires, se fait buissonnière, exploratrice, sans être pour autant flânerie sans but. Avec beaucoup d'aplomb, Janicaud raconte sa rencontre avec Aristote aux Champs-Élysées, dans un pub, à une heure du matin. Plus convaincant encore, il nous explique pourquoi il refuse la fameuse promenade très réglée de Kant au nom de la contingence des événements et de l'équivoque de la vie. Quant à Heidegger, c'est à la faveur d'un « temps mort » après trois journées de congrès à Manchester que Janicaud l'a retrouvé dans un parc… Cette philosophie pédestre, sous forme de dialogues imaginaires et d'aphorismes, pourra déconcerter certains. Mais c'est un fait que l'inspiration créatrice et les muscles fonctionnent souvent ensemble. Les ultimes réflexions de Janicaud ne furent pourtant pas gyrovagues. Elles montrent un souci du partage de l'intelligence et une lucidité extrême devant le monde en train de naître sous nos yeux.,En brefDominique Janicaud, professeur de Philosophie à l'université de Nice-Sophia Antipolis, a rédigé cette initiation à l'intention de sa fille...,CommentairesIl convient avant tout de rappeler que Dominique Janicaud, décédé en 2002, fut longtemps un excellent analyste de la situation philosophique contemporaine. On lui doit des enquêtes très précises sur la réception de Heidegger en France. Il a poursuivi des investigations sur l'histoire intellectuelle qui ont renouvelé la conception que l'on se faisait de la réception des œuvres. Les Bonheurs de Sophie : une initiation à la philosophie en 30 mini-leçons relève, cependant, d'une autre veine. L'auteur prend prétexte de l'entrée en classe terminale de sa fille pour présenter la philosophie, geste qui passe désormais pour classique au vu du nombre de publications qui s'adressent aux enfants d'auteurs. Réunis en un petit ouvrage de vacances, c'est-à-dire à lire durant les vacances, ces « bonheurs » de Sophie sont censés répondre aux questions de la jeune fille (qui néanmoins s'appelle Claire !). Petite philosophie pour « ma » fille, si l'on veut, comme il en existe tant d'autres, mais avec une caractéristique : l'auteur ne cherche pas à guider son élève à partir de ce qu'il suppose des adolescents de 17 ou 18 ans d'aujourd'hui. Il entre dans sa matière avec classicisme (objet de la philosophie, galeries de portraits, etc.), tout en adoptant une écriture et un style d'une grande limpidité. A travers trente chapitres, brefs et brillants, il nous offre un élargissement de l'horizon de la pensée, une manière de regarder le monde et des axes d'existence, dont on ne regrette absolument pas la lecture. Il y a même un certain plaisir à suivre ces parcours qui ne sont pas offerts par un gourou (chapitre II), ne consistent pas en des jeux de mot (chapitre IV), n'offrent guère de facilité (chapitre VIII). La philosophie pose le problème de la liberté et de l'agir, et n'a guère besoin de Dieu alors qu'elle requiert, en revanche, une certaine attention aux arts, etc. Ainsi va l'ouvrage, qui célèbre l'amour de l'humanité à travers la philosophie. Et autant nous ignorons si la fille de Dominique Janicaud a bien lu cet ouvrage, autant chaque lecteur se fera volontiers la fille de l'auteur, pour quelques heures, afin de se laisser initier, en peu de pages, à la philosophie.,CommentairesLe philosophe Dominique Janicaud, professeur à l'université de Nice, auteur de nombreux ouvrages, s'est noyé le 18 août 2002. La veille, il avait achevé le manuscrit de ces trente leçons d'initiation destinées à sa fille Claire, qui allait entrer en classe terminale. Partant d'une réflexion sur l'esprit critique et sur les sens de ce « mot valise » qu'est le terme « philosophie », Dominique Janicaud indique des chemins, dédramatise, met en garde, explique, expose, informe et défait un à un les pièges possibles. De page en page, il esquisse avec justesse une foule de questions, de la liberté à la technique, de l'art à l'État, de la science à l'amour, sans perdre de vue l'unité de cette interrogation multiforme. On aura compris : ce volume est une réussite complète.,CommentairesLe projet de Dominique Janicaud consiste à donner une initiation aux notions philosophiques exposées en classe de terminale. Il a d'ailleurs rédigé cette initiation pour sa fille où moment où elle allait entrer en terminale. Tragédie de l'existence, le livre fut terminé la veille de la mort de l'auteur. Sa première attention porte sur la formation de l'esprit critique, absent dans les sociétés traditionnelles, où l'autorité est détenue par le prêtre ou le patriarche. La classe de philosophie et le développement de cet esprit critique lui apparaissent légitimement comme une parade contre la fascination exercée sur les jeunes par les modernes gourous. Avec clarté, sans prétention ni jargon, Janicaud présente les questions de Dieu ou de la métaphysique, de la liberté ou du bonheur. Il rappelle l'adage grec qui dit « que nul ne soit déclaré heureux avant son dernier jour » (p. 105). A propos de la liberté, il apprend aux jeunes à se départir de l'idée qui la ferait équivaloir à toute absence de contrainte. L'acte le plus libre, le plus lucide apparaît alors comme l'acte de philosopher, par lequel je deviens pleinement autonome. La politique et la morale font l'objet d'une mise en garde face à « la grande tentation philosophique » (p. 142), à savoir l'utopie, définie comme le rêve d'une société idéale. D'un côté, elle nourrit l'espoir d'une politique qui ne soit pas réduite aux tristes réalités de la gestion, mais, de l'autre, elle peut conduire aux dictatures et aux totalitarismes que le XXe siècle a vécus. Enfin, si le volet théorique de la philosophie se donnecomme une tâche infinie de recherche de la vérité, son but pratique vise à acquérir quelques « grains de sagesse » (p. 177), objet du dernier chapitre. Si l'on définit la mesure comme son commencement et le sens comme objectif, la recherche de cette sagesse risque d'être reléguée au magasin des accessoires, par une société technicienne adepte de l'adaptation, de la consommation, de la rentabilité et de l'efficacité. Chaque notion exposée se destine à susciter chez le futur élève de terminale la réflexion... Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Les bonheurs de Sophie
Editeur
Format
Poche
Publication
02 septembre 2003
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
192
Taille
15.9 x 10.8 x 1.1 cm
Poids
1
ISBN-13
9782909422732

Auteur

Livré entre : 30 juin - 3 juillet
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