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Evasion à perpétuité

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Le village aimait Émile Typhon comme le fruit défendu. Le seul à ne pas avoir été à l'envers des rêves, le seul qui avait osé défier le rail tout tracé d'avance et braver la résignation qui éduquait les gens à coups de «à quoi bon, il n'y a rien à faire». Il avait rendu le village célèbre en devenant un mythe et même ceux qui ne juraient que par le droit chemin éprouvaient de la fierté en lisant les récits du roi de l'évasion dans le journal, en écoutant les nouvelles de la chasse à l'homme à la radio, en regardant au téléjournal la banque ou la bijouterie victime de son dernier braquage. Il était la vengeance du village et de l'insoutenable médiocrité du quotidien. Du plus humble au plus puissant, il suffisait de voir Émile Typhon pour l'aimer, il rendait les gens magnifiques et les persuadait que leur ordinaire était extraordinaire. Lorsque la «Bande de la cabane du Foyard» pensait une chose impossible, il y avait toujours eu Émile, le Fils du ciel, pour que tous croient que la vie s'invente à chaque pas. Né en 1950 à Péry-Reuchenette, Thierry Luterbacher vit à Romont, au-dessus de Bienne, dans la partie francophone du canton de Berne (Suisse). Le village aimait Émile Typhon comme le fruit défendu. Le seul à ne pas avoir été à l'envers des rêves, le seul qui avait osé défier le rail tout tracé d'avance et braver la résignation qui éduquait les gens à coups de «à quoi bon, il n'y a rien à faire». Il avait rendu le village célèbre en devenant un mythe et même ceux qui ne juraient que par le droit chemin éprouvaient de la fierté en lisant les récits du roi de l'évasion dans le journal, en écoutant les nouvelles de la chasse à l'homme à la radio, en regardant au téléjournal la banque ou la bijouterie victime de son dernier braquage. Il était la vengeance du village et de l'insoutenable médiocrité du quotidien. Du plus humble au plus puissant, il suffisait de voir Émile Typhon pour l'aimer, il rendait les gens magnifiques et les persuadait que leur ordinaire était extraordinaire. Lorsque la «Bande de la cabane du Foyard» pensait une chose impossible, il y avait toujours eu Émile, le Fils du ciel, pour que tous croient que la vie s'invente à chaque pas. Extrait Dans le village, il n'y avait qu'Émile pour inventer la vie. Il était là pour chacun, grand ou petit, à chaque fois que la désolation s'emparait d'une tête. Sa présence dissolvait l'ennui, anoblissait l'existence de celui qui se pensait moins que rien, persuadait de sa beauté celle qui se trouvait laide. Il suffisait de rencontrer Émile et un quelque chose d'indéfinissable enchantait la journée la plus morose. En quelques mots, il donnait à croire que chaque pas pouvait ressusciter un amour défunt, que chaque instant était porteur d'une liberté inattendue, et que chaque pensée était enfant de rêve. Émile sacralisait les anonymes, les forçats de la routine, celles et ceux qui se croyaient dévolus à la médiocrité, qui avaient abandonné l'espoir d'une autre vie. Le miracle d'Émile, c'est qu'il rendait les gens extraordinaires, il avait une grâce qui, le temps de sa présence, les transformait en la personne qu'ils auraient tant voulu devenir. Lorsque Émile avait une idée pour celui qui ne savait plus comment se sortir de la mouise, il ne la formulait pas, mais n'avait de cesse que l'idée devienne celle de l'autre. La bande s'était constituée naturellement autour d'Émile dès la petite enfance. Il leur inventait une terre des merveilles, le pays où l'on s'ennuyait ailleurs, là où régnait /'Hêtre humain, l'arbre frère qui abritait la cabane du Foyard. La bande du Foyard... Odile, Angèle, Louis, Arthur, Théodore, Philippe, Thomas, Paul, Lison, Joseph, Margaux et Émile. Pour être de la bande du Foyard, il fallait marauder aux grands un quelque chose qui devait servir à construire ou à décorer la cabane. Odile qui avait été allaitée au sein de la vertu anabaptiste, et pour qui voler était un péché, a trouvé son salut dans la récolte des cheveux Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Le village aimait Émile Typhon comme le fruit défendu. Le seul à ne pas avoir été à l'envers des rêves, le seul qui avait osé défier le rail tout tracé d'avance et braver la résignation qui éduquait les gens à coups de «à quoi bon, il n'y a rien à faire». Il avait rendu le village célèbre en devenant un mythe et même ceux qui ne juraient que par le droit chemin éprouvaient de la fierté en lisant les récits du roi de l'évasion dans le journal, en écoutant les nouvelles de la chasse à l'homme à la radio, en regardant au téléjournal la banque ou la bijouterie victime de son dernier braquage. Il était la vengeance du village et de l'insoutenable médiocrité du quotidien. Du plus humble au plus puissant, il suffisait de voir Émile Typhon pour l'aimer, il rendait les gens magnifiques et les persuadait que leur ordinaire était extraordinaire. Lorsque la «Bande de la cabane du Foyard» pensait une chose impossible, il y avait toujours eu Émile, le Fils du ciel, pour que tous croient que la vie s'invente à chaque pas. Né en 1950 à Péry-Reuchenette, Thierry Luterbacher vit à Romont, au-dessus de Bienne, dans la partie francophone du canton de Berne (Suisse). Le village aimait Émile Typhon comme le fruit défendu. Le seul à ne pas avoir été à l'envers des rêves, le seul qui avait osé défier le rail tout tracé d'avance et braver la résignation qui éduquait les gens à coups de «à quoi bon, il n'y a rien à faire». Il avait rendu le village célèbre en devenant un mythe et même ceux qui ne juraient que par le droit chemin éprouvaient de la fierté en lisant les récits du roi de l'évasion dans le journal, en écoutant les nouvelles de la chasse à l'homme à la radio, en regardant au téléjournal la banque ou la bijouterie victime de son dernier braquage. Il était la vengeance du village et de l'insoutenable médiocrité du quotidien. Du plus humble au plus puissant, il suffisait de voir Émile Typhon pour l'aimer, il rendait les gens magnifiques et les persuadait que leur ordinaire était extraordinaire. Lorsque la «Bande de la cabane du Foyard» pensait une chose impossible, il y avait toujours eu Émile, le Fils du ciel, pour que tous croient que la vie s'invente à chaque pas. Extrait Dans le village, il n'y avait qu'Émile pour inventer la vie. Il était là pour chacun, grand ou petit, à chaque fois que la désolation s'emparait d'une tête. Sa présence dissolvait l'ennui, anoblissait l'existence de celui qui se pensait moins que rien, persuadait de sa beauté celle qui se trouvait laide. Il suffisait de rencontrer Émile et un quelque chose d'indéfinissable enchantait la journée la plus morose. En quelques mots, il donnait à croire que chaque pas pouvait ressusciter un amour défunt, que chaque instant était porteur d'une liberté inattendue, et que chaque pensée était enfant de rêve. Émile sacralisait les anonymes, les forçats de la routine, celles et ceux qui se croyaient dévolus à la médiocrité, qui avaient abandonné l'espoir d'une autre vie. Le miracle d'Émile, c'est qu'il rendait les gens extraordinaires, il avait une grâce qui, le temps de sa présence, les transformait en la personne qu'ils auraient tant voulu devenir. Lorsque Émile avait une idée pour celui qui ne savait plus comment se sortir de la mouise, il ne la formulait pas, mais n'avait de cesse que l'idée devienne celle de l'autre. La bande s'était constituée naturellement autour d'Émile dès la petite enfance. Il leur inventait une terre des merveilles, le pays où l'on s'ennuyait ailleurs, là où régnait /'Hêtre humain, l'arbre frère qui abritait la cabane du Foyard. La bande du Foyard... Odile, Angèle, Louis, Arthur, Théodore, Philippe, Thomas, Paul, Lison, Joseph, Margaux et Émile. Pour être de la bande du Foyard, il fallait marauder aux grands un quelque chose qui devait servir à construire ou à décorer la cabane. Odile qui avait été allaitée au sein de la vertu anabaptiste, et pour qui voler était un péché, a trouvé son salut dans la récolte des cheveux Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Evasion à perpétuité
Format
Grand Format
Publication
01 novembre 2011
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
200
Taille
21.3 x 12.3 x 1.2 cm
Poids
272
ISBN-13
9782882412997
Livré entre : 30 juin - 3 juillet
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