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Primitifs flamands

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur De L'Agneau mystique au grand polyptyque du Jugement dernier, les chefs-d'oeuvre de la peinture flamande du xf siècle ont marqué l'histoire de la peinture européenne. Imagerie de l'inconscient collectif, ils sont une référence à laquelle, au-delà du message théologique, chacun puise l'émotion première devant la conjugaison jamais égalée de la finesse du détail et de l'ampleur de la composition. De Melchior Broederlam à Quentin Metsys, cette peinture a vécu une longue évolution jalonnée par les apports successifs de chaque personnalité artistique : le goût du détail cher à Jan van Eyck, l'éloquence de Rogier van der Weyden, la maîtrise de la perspective linéaire de Petrus Christus, la grande variété du sentiment religieux exprimé par Dieric Bouts ou Hugo van der Goes, l'incessante quête de la réalité chez Juste de Gand et l'univers fascinant du grand Jérôme Bosch. Extrait La Flandre Bourguignonne Les trois cent mille visiteurs qui, chaque année, défilent devant le polyptyque du Jugement dernier, à l'Hospice de Beaune, devraient s'étonner que son auteur soit un maître de la peinture flamande, Rogier van der Weyden, et non pas un artiste du cru. De même, il peut sembler bizarre qu'un des chefs-d'oeu­vre du musée des Beaux-Arts de Dijon, le retable de Broederlam, un autre peintre flamand, provienne de la toute proche chartreuse de Champmol dont Philippe le Hardi voulait faire la nécropole de sa lignée, à l'égal de ce que la basilique Saint-Denis était pour les rois de France. Au surplus, le musée de Dijon conserve un autre chef-d'oeuvre : La Nativité de Robert Campin, lui aussi maître prestigieux du siècle d'or de la peinture flamande. Pourquoi, par quel hasard de l'histoire, ces oeuvres que l'on s'attendrait à voir plutôt à Gand, Bruges ou Anvers se trouvent-elles en Bourgogne ? La réponse à cette question est pourtant simple : c'est que la Bourgogne, au XVe et au XVIe siècle, n'était pas la petite région vinicole que nous connaissons aujourd'hui, mais un immense et puissant État qui chevauchait la frontière de la France et de l'Empire jusqu'en Flandre et au Brabant. Créé sous les règnes de Philippe le Hardi, de Jean sans Peur, de Philippe le Bon et de Charles le Téméraire, qui acquirent d'innombrables territoires par une politique de mariages, d'achats et de captation d'héritages, cet État embrassait des peuples de langues et d'appartenances diverses. Mais, bien qu'il fût vulnérable par sa composition lacunaire, ses différentes provinces n'étant pas toujours liées entre elles, la force et la richesse lui venaient de la densité de sa population urbaine. Vers le milieu du XVe siècle, la seule Flandre comptait quelque sept cent mille habitants et, avec son tiers de citadins, constituait un exemple unique dans l'Europe d'alors. La cour, nombreuse et brillante, donnait des fêtes fastueuses pour lesquelles elle dépensait sans compter. Les villes qui vivaient de l'artisanat et commerçaient avec le monde entier, les ports aux quais débordants de marchandises étaient florissants. La Flandre bourguignonne fut un véritable vivier pour les artistes. Seule l'Italie du Nord, l'autre pôle de la vie artistique et culturelle de l'époque, pouvait rivaliser avec elle. L'activité de peintre y était particulièrement enviable, le mécénat jouant un rôle de première impor­tance. Le clergé, qui connaissait depuis toujours le pouvoir des images, entraîna à sa suite princes et villes qui voulaient mettre l'art au service de la politique. Les mêmes artisans, les mêmes artistes travaillaient non seulement pour les princes et les prélats, mais aussi pour les nobles, les fonctionnaires de la cour, les magistrats, les hommes d'affaires flamands ou étrangers qui, par ce biais, avaient le sentiment de se rapprocher socialement des ducs tant enviés. La clientèle d'un Jan van Eyck, familier de la cour, est révélatrice : elle comprend pêle-mêle Josse Vijd, bourgeois de Gand, Georges van der Paele, chanoine à Bruges, Giovan Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur De L'Agneau mystique au grand polyptyque du Jugement dernier, les chefs-d'oeuvre de la peinture flamande du xf siècle ont marqué l'histoire de la peinture européenne. Imagerie de l'inconscient collectif, ils sont une référence à laquelle, au-delà du message théologique, chacun puise l'émotion première devant la conjugaison jamais égalée de la finesse du détail et de l'ampleur de la composition. De Melchior Broederlam à Quentin Metsys, cette peinture a vécu une longue évolution jalonnée par les apports successifs de chaque personnalité artistique : le goût du détail cher à Jan van Eyck, l'éloquence de Rogier van der Weyden, la maîtrise de la perspective linéaire de Petrus Christus, la grande variété du sentiment religieux exprimé par Dieric Bouts ou Hugo van der Goes, l'incessante quête de la réalité chez Juste de Gand et l'univers fascinant du grand Jérôme Bosch. Extrait La Flandre Bourguignonne Les trois cent mille visiteurs qui, chaque année, défilent devant le polyptyque du Jugement dernier, à l'Hospice de Beaune, devraient s'étonner que son auteur soit un maître de la peinture flamande, Rogier van der Weyden, et non pas un artiste du cru. De même, il peut sembler bizarre qu'un des chefs-d'oeu­vre du musée des Beaux-Arts de Dijon, le retable de Broederlam, un autre peintre flamand, provienne de la toute proche chartreuse de Champmol dont Philippe le Hardi voulait faire la nécropole de sa lignée, à l'égal de ce que la basilique Saint-Denis était pour les rois de France. Au surplus, le musée de Dijon conserve un autre chef-d'oeuvre : La Nativité de Robert Campin, lui aussi maître prestigieux du siècle d'or de la peinture flamande. Pourquoi, par quel hasard de l'histoire, ces oeuvres que l'on s'attendrait à voir plutôt à Gand, Bruges ou Anvers se trouvent-elles en Bourgogne ? La réponse à cette question est pourtant simple : c'est que la Bourgogne, au XVe et au XVIe siècle, n'était pas la petite région vinicole que nous connaissons aujourd'hui, mais un immense et puissant État qui chevauchait la frontière de la France et de l'Empire jusqu'en Flandre et au Brabant. Créé sous les règnes de Philippe le Hardi, de Jean sans Peur, de Philippe le Bon et de Charles le Téméraire, qui acquirent d'innombrables territoires par une politique de mariages, d'achats et de captation d'héritages, cet État embrassait des peuples de langues et d'appartenances diverses. Mais, bien qu'il fût vulnérable par sa composition lacunaire, ses différentes provinces n'étant pas toujours liées entre elles, la force et la richesse lui venaient de la densité de sa population urbaine. Vers le milieu du XVe siècle, la seule Flandre comptait quelque sept cent mille habitants et, avec son tiers de citadins, constituait un exemple unique dans l'Europe d'alors. La cour, nombreuse et brillante, donnait des fêtes fastueuses pour lesquelles elle dépensait sans compter. Les villes qui vivaient de l'artisanat et commerçaient avec le monde entier, les ports aux quais débordants de marchandises étaient florissants. La Flandre bourguignonne fut un véritable vivier pour les artistes. Seule l'Italie du Nord, l'autre pôle de la vie artistique et culturelle de l'époque, pouvait rivaliser avec elle. L'activité de peintre y était particulièrement enviable, le mécénat jouant un rôle de première impor­tance. Le clergé, qui connaissait depuis toujours le pouvoir des images, entraîna à sa suite princes et villes qui voulaient mettre l'art au service de la politique. Les mêmes artisans, les mêmes artistes travaillaient non seulement pour les princes et les prélats, mais aussi pour les nobles, les fonctionnaires de la cour, les magistrats, les hommes d'affaires flamands ou étrangers qui, par ce biais, avaient le sentiment de se rapprocher socialement des ducs tant enviés. La clientèle d'un Jan van Eyck, familier de la cour, est révélatrice : elle comprend pêle-mêle Josse Vijd, bourgeois de Gand, Georges van der Paele, chanoine à Bruges, Giovan Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Primitifs flamands
Format
Broché
Publication
06 novembre 2007
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
255
Taille
22 x 17 x 2.1 cm
Poids
765
ISBN-13
9782879393384

Auteur

Livré entre : 24 juillet - 27 juillet
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