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Michaud, Martin

Victor Lessard serie #1

Il ne faut pas parler dans l'ascenseur

3.8

(227)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Une jeune femme s’éveille après vingt-quatre heures passées dans le coma et se lance à la recherche d’un homme qui semble ne pas exister.Un meurtrier sans merci décide que chacun doit payer pour ses fautes et applique sa propre justice. Des meurtres commis à une journée d’inter­valle dans des circonstances identiques tourmentent le responsable de l’enquête, le sergent-détective Victor Lessard, de la police de la Ville de Montréal.ExtraitVille de Québec L'obscurité. Les paupières closes, il essaya de recréer une image mentale du visage, mais la vision s'estompait. Pendant une fraction de seconde, il crut voir apparaître la naissance des sourcils, puis tout se brouilla. Quoi qu'il tente, il demeurait incapable de visualiser les yeux. Lorsque les yeux aspirent la mort, ils ne reflètent que le vide. Je ne peux me représenter un tel vacuum. Il secoua la tête. Sa vie n'était plus qu'un rêve, enfoui dans un autre rêve. L'attente. Les impacts réguliers sur les carreaux. La pluie cessa peu avant 20 h. Accroupi dans l'obscurité, derrière le comptoir de la cuisine, il inspecta de nouveau l'arsenal étalé devant lui : un sac de hockey sur roulettes, une valise métallique, une pile de serviettes et une bouteille de nettoyant tout usage. Il demeurait invisible depuis l'entrée. Il n'aurait qu'à bondir vers l'avant pour atteindre l'homme. Deux heures auparavant, il avait garé la voiture dans la rue et neutralisé le système d'alarme. Avant de quitter le véhicule, il avait rangé son ordinateur portable dans un sac à dos et glissé celui-ci sous la banquette arrière. Il avait procédé avec méthode. Tout était en ordre. Il caressa le manche du couteau fixé à sa cheville. Bientôt, il allait extraire la mort de la mort. L'homme qu'il s'apprêtait à tuer menait une vie rangée, dont il connaissait par coeur les moindres détails : le jeudi, il terminait son travail à 20 h 30 ; il s'arrêtait ensuite acheter un surgelé au supermarché avant de regagner son domicile ; dès son arrivée, il réchauffait son repas au micro-ondes et avalait le tout devant son téléviseur, calé dans un fauteuil confortable. Il était entré dans la maison à quelques reprises en l'absence de l'homme. Il avait parcouru la pile de DVD que ce dernier rangeait dans une bibliothèque et noté avec dédain qu'il ne s'intéressait qu'aux séries américaines. Les gens ne font que s'étourdir avec des divertissements grossiers et génériques. Il avait aussi constaté que la maison, vaste et luxueuse, contrastait avec les habitudes de vie frugales de son propriétaire. Au salon, il avait observé un échiquier de marbre et les détails d'ornementation des pièces, finement ciselées. Une telle maison était destinée à accueillir une famille et des enfants, pas une personne seule. Les gens perdaient le sens des vraies valeurs. Le culte de l'individualisme, du chacun-pour-soi, le révoltait. Plus personne n'assume les conséquences de ses actes. Pour se disculper, on se contente de pointer le doigt vers ceux qui font pire que soi. L'homme paierait pour ses fautes. Il s'en assurerait. (...) Afficher moinsAfficher plus

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Détails du livre

Titre complet
Il ne faut pas parler dans l'ascenseur
Format
Grand Format
Publication
25 février 2015
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
405
Taille
23 x 15 x 3.5 cm
Poids
602
ISBN-13
9782875800923
Livré entre : 19 mai - 22 mai
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