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Tu leur diras que tu es hutue: A 13 ans, une Tutsie au coeur du génocide rwandais

3.8

(7)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Pauline, tutsie, a treize ans lorsqu'éclate, en 1994, le génocide rwandais. Le pays s'embrase. Partout, les Tutsis sont pourchassés et assassinés. Pour avoir des chances d'échapper aux tueurs, la famille de Pauline décide de se disperser. Avant de se séparer, la mère prend sa fille à part et lui recommande de se faire passer pour hutue : elle est trop jeune pour posséder une carte d'identité ethnique et son physique est peu identifiable. L'artifice fonctionnera à plusieurs reprises. Pendant trois mois, Pauline, perdue au coeur de la barbarie, sera témoin de massacres inouïs, mais elle parviendra à échapper à ses bourreaux. La guerre s'achève sur la mort de plus de 800 000 Tutsis. Un calme précaire revient. Pauline retrouve son père et, après un exil forcé au Zaïre, retourne dans son village natal. Quant à sa mère, ses frères et ses soeurs, personne ne sait ce qu'ils sont devenus. Pauline ne perd pas l'espoir de les retrouver vivants, mais en même temps, elle veut reprendre pied dans la vie : oublier le génocide et s'en sortir... Elle se plonge à corps perdu dans ses études, et elle les réussit brillamment. Mais cela ne suffit pas pour se libérer de sa condition misérable dans un Rwanda ravagé. Elle veut aller vivre en Occident. Elle renoue alors avec son mensonge : puisque la France a soutenu les Hutus, elle demandera, en tant que hutue, l'asile politique à l'administration française. Et elle y parvient. Mais que sont devenus les siens ? Le temps passe. Un soir, son père l'appelle et lui annonce la terrible réalité : il a retrouvé les restes des membres de la famille assassinés. Il s'agit maintenant de leur offrir des funérailles, mais en tant que réfugiée politique, Pauline ne peut pas rentrer au pays. Elle entreprend alors un nouveau combat pour obtenir la naturalisation française qui lui permettra de retourner au Rwanda enterrer les siens dans la dignité. Ce témoignage qui nous plonge au coeur de l'horreur est en même temps une bouleversante leçon de vie. Préface de Colette Braeckman, journaliste au quotidien belge Le Soir, spécialiste de l'Afrique des Grands Lacs. Cet ouvrage a été écrit en collaboration avec Patrick May, coauteur du livre de Yolande Mukagasana, La Mort ne veut pas de moi. Extrait AVRIL 1994, TROIS JOURS DE TORPEUR 6 avril 1994, rumeur de marché finissant. Comme tous les mercredis, cela n'a pas arrêté tout au long du jour. Des femmes, vêtues de leurs pagnes aux couleurs vives vont et viennent avec leurs enfants sur le dos. Elles sont là pour acheter ou vendre des habits, des ustensiles de cuisine, des patates douces, du manioc, de la farine, du maïs, des avocats, des fruits. Parfois un boucher abat une vache, la dépèce à même le sol et vend sa viande au détail. Dans notre culture, il y a des points de repère récurrents. La vache en est un. Chez nous, elle a de longues cornes en forme de lyre. Symbole de richesse, elle est vénérée comme un don d'Imana, notre créateur, et nous avons plus d'une dizaine de mots pour la désigner, selon qu'elle donne beaucoup ou peu de lait, qu'elle a vêlé une fois, deux fois, trois fois, quatre fois ou plus, selon qu'elle est stérile, qu'elle est vieille, etc. Autrefois, la vache était un indice séparant les Hutus des Tutsis : quand un homme en possédait beaucoup, il devenait tutsi, sinon, il restait hutu. Enfin, la vache peut être souvent offerte en gage d'amitié ou de reconnaissance. Ainsi, lors de sa visite au pays, Baudouin, le roi des Belges, a reçu une vache. Je ne sais pas ce qu'il en a fait. Notre famille possède une demi-douzaine de vaches et une trentaine de chèvres. Elles paissent dans les herbages alentour, ou près de chez ma grand-mère. Je me souviens que quand j'étais petite, maman me donnait à boire directement au pis, et que cela me faisait de belles moustaches blanches. Lorsque nous passions des après-midi chez ma grand-mère, au bord du lac, nous emmenions souvent nos vaches et pendant des heures, nous pataugions da Afficher moinsAfficher plus

Tu leur diras que tu es hutue: A 13 ans, une Tutsie au coeur du génocide rwandais

3.8

(7)

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Le Pitch

Présentation de l'éditeur Pauline, tutsie, a treize ans lorsqu'éclate, en 1994, le génocide rwandais. Le pays s'embrase. Partout, les Tutsis sont pourchassés et assassinés. Pour avoir des chances d'échapper aux tueurs, la famille de Pauline décide de se disperser. Avant de se séparer, la mère prend sa fille à part et lui recommande de se faire passer pour hutue : elle est trop jeune pour posséder une carte d'identité ethnique et son physique est peu identifiable. L'artifice fonctionnera à plusieurs reprises. Pendant trois mois, Pauline, perdue au coeur de la barbarie, sera témoin de massacres inouïs, mais elle parviendra à échapper à ses bourreaux. La guerre s'achève sur la mort de plus de 800 000 Tutsis. Un calme précaire revient. Pauline retrouve son père et, après un exil forcé au Zaïre, retourne dans son village natal. Quant à sa mère, ses frères et ses soeurs, personne ne sait ce qu'ils sont devenus. Pauline ne perd pas l'espoir de les retrouver vivants, mais en même temps, elle veut reprendre pied dans la vie : oublier le génocide et s'en sortir... Elle se plonge à corps perdu dans ses études, et elle les réussit brillamment. Mais cela ne suffit pas pour se libérer de sa condition misérable dans un Rwanda ravagé. Elle veut aller vivre en Occident. Elle renoue alors avec son mensonge : puisque la France a soutenu les Hutus, elle demandera, en tant que hutue, l'asile politique à l'administration française. Et elle y parvient. Mais que sont devenus les siens ? Le temps passe. Un soir, son père l'appelle et lui annonce la terrible réalité : il a retrouvé les restes des membres de la famille assassinés. Il s'agit maintenant de leur offrir des funérailles, mais en tant que réfugiée politique, Pauline ne peut pas rentrer au pays. Elle entreprend alors un nouveau combat pour obtenir la naturalisation française qui lui permettra de retourner au Rwanda enterrer les siens dans la dignité. Ce témoignage qui nous plonge au coeur de l'horreur est en même temps une bouleversante leçon de vie. Préface de Colette Braeckman, journaliste au quotidien belge Le Soir, spécialiste de l'Afrique des Grands Lacs. Cet ouvrage a été écrit en collaboration avec Patrick May, coauteur du livre de Yolande Mukagasana, La Mort ne veut pas de moi. Extrait AVRIL 1994, TROIS JOURS DE TORPEUR 6 avril 1994, rumeur de marché finissant. Comme tous les mercredis, cela n'a pas arrêté tout au long du jour. Des femmes, vêtues de leurs pagnes aux couleurs vives vont et viennent avec leurs enfants sur le dos. Elles sont là pour acheter ou vendre des habits, des ustensiles de cuisine, des patates douces, du manioc, de la farine, du maïs, des avocats, des fruits. Parfois un boucher abat une vache, la dépèce à même le sol et vend sa viande au détail. Dans notre culture, il y a des points de repère récurrents. La vache en est un. Chez nous, elle a de longues cornes en forme de lyre. Symbole de richesse, elle est vénérée comme un don d'Imana, notre créateur, et nous avons plus d'une dizaine de mots pour la désigner, selon qu'elle donne beaucoup ou peu de lait, qu'elle a vêlé une fois, deux fois, trois fois, quatre fois ou plus, selon qu'elle est stérile, qu'elle est vieille, etc. Autrefois, la vache était un indice séparant les Hutus des Tutsis : quand un homme en possédait beaucoup, il devenait tutsi, sinon, il restait hutu. Enfin, la vache peut être souvent offerte en gage d'amitié ou de reconnaissance. Ainsi, lors de sa visite au pays, Baudouin, le roi des Belges, a reçu une vache. Je ne sais pas ce qu'il en a fait. Notre famille possède une demi-douzaine de vaches et une trentaine de chèvres. Elles paissent dans les herbages alentour, ou près de chez ma grand-mère. Je me souviens que quand j'étais petite, maman me donnait à boire directement au pis, et que cela me faisait de belles moustaches blanches. Lorsque nous passions des après-midi chez ma grand-mère, au bord du lac, nous emmenions souvent nos vaches et pendant des heures, nous pataugions da Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Tu leur diras que tu es hutue: A 13 ans, une Tutsie au coeur du génocide rwandais
Format
Broché
Publication
23 février 2011
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
187
Taille
21.5 x 12 x 1 cm
Poids
220
ISBN-13
9782874951282
Livré entre : 20 février - 23 février
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