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La terreur

Audience : Adulte - Haut niveau
Le Pitch
Je veux bien qu'il paraisse artificiel de séparer, d'un livre, le thème et la méthode. Démarche d'autant plus injustifiable qu'on s'apprête, ici, à prouver qu'ils sont un. Cependant, j'ai dû le faire. Et voici comment. Toute pensée a une histoire. Lorsqu'elle a fini par s'imposer, elle peut se payer le luxe d'ôter de la vue l'événement qui lui a servi de forceps, car elle compte alors sur l'évidence, même trompeuse, d'une terminologie commune à l'auteur et au lecteur. L'établissement, pour la pensée, signifie toujours la substitution, aux limbes hasardés de la naissance, d'un ordre immanent puissant, à son tour, de commentaires sans fin. Je ne suis pas parvenu, je l'avouerai, à arracher une figurologie tout équipée des essais tentés depuis dix ans. Comme si - et cet enseignement n'est sans doute pas sans incidence sur le propos actuel - la Figure différait toujours de se résoudre en elle-même, pour être le travail d'une autre pensée - en l'espèce l'affectivité, apparemment. Comme si elle répugnait à s'immobiliser dans ses contours, préférant se délivrer de son énergie - servir à penser plutôt que d'être pensée. Cela explique en tout cas que, m'allant, avec toute la naïveté qu'il faut en pareil cas, atteler à un traité "De la figurologie", je me sois retrouvé écrivant de l'affectivité. Michel Guérin (Avant-propos)Quatrième de couvertureJe veux bien qu'il paraisse artificiel de séparer, d'un livre, le thème et la méthode. Démarche d'autant plus injustifiable qu'on s'apprête, ici, à prouver qu'ils sont un. Cependant, j'ai dû le faire. Et voici comment. Toute pensée a une histoire. Lorsqu'elle a fini par s'imposer, elle peut se payer le luxe d'ôter de la vue l'événement qui lui a servi de forceps, car elle compte alors sur l'évidence, même trompeuse, d'une terminologie commune à l'auteur et au lecteur. L'établissement, pour la pensée, signifie toujours la substitution, aux limbes hasardés de la naissance, d'un ordre immanent puissant, à son tour, de commentaires sans fin. Je ne suis pas parvenu, je l'avouerai, à arracher une figurologie tout équipée des essais tentés depuis dix ans. Comme si - et cet enseignement n'est sans doute pas sans incidence sur le propos actuel - la Figure différait toujours de se résoudre en elle-même, pour être le travail d'une autre pensée - en l'espèce l'affectivité, apparemment. Comme si elle répugnait à s'immobiliser dans ses contours, préférant se délivrer de son énergie - servir à penser plutôt que d'être pensée. Cela explique en tout cas que, m'allant, avec toute la naïveté qu'il faut en pareil cas, atteler à un traité " De la figurologie ", je me sois retrouvé écrivant de l'affectivité. Afficher moinsAfficher plus

La terreur

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Je veux bien qu'il paraisse artificiel de séparer, d'un livre, le thème et la méthode. Démarche d'autant plus injustifiable qu'on s'apprête, ici, à prouver qu'ils sont un. Cependant, j'ai dû le faire. Et voici comment. Toute pensée a une histoire. Lorsqu'elle a fini par s'imposer, elle peut se payer le luxe d'ôter de la vue l'événement qui lui a servi de forceps, car elle compte alors sur l'évidence, même trompeuse, d'une terminologie commune à l'auteur et au lecteur. L'établissement, pour la pensée, signifie toujours la substitution, aux limbes hasardés de la naissance, d'un ordre immanent puissant, à son tour, de commentaires sans fin. Je ne suis pas parvenu, je l'avouerai, à arracher une figurologie tout équipée des essais tentés depuis dix ans. Comme si - et cet enseignement n'est sans doute pas sans incidence sur le propos actuel - la Figure différait toujours de se résoudre en elle-même, pour être le travail d'une autre pensée - en l'espèce l'affectivité, apparemment. Comme si elle répugnait à s'immobiliser dans ses contours, préférant se délivrer de son énergie - servir à penser plutôt que d'être pensée. Cela explique en tout cas que, m'allant, avec toute la naïveté qu'il faut en pareil cas, atteler à un traité "De la figurologie", je me sois retrouvé écrivant de l'affectivité. Michel Guérin (Avant-propos)Quatrième de couvertureJe veux bien qu'il paraisse artificiel de séparer, d'un livre, le thème et la méthode. Démarche d'autant plus injustifiable qu'on s'apprête, ici, à prouver qu'ils sont un. Cependant, j'ai dû le faire. Et voici comment. Toute pensée a une histoire. Lorsqu'elle a fini par s'imposer, elle peut se payer le luxe d'ôter de la vue l'événement qui lui a servi de forceps, car elle compte alors sur l'évidence, même trompeuse, d'une terminologie commune à l'auteur et au lecteur. L'établissement, pour la pensée, signifie toujours la substitution, aux limbes hasardés de la naissance, d'un ordre immanent puissant, à son tour, de commentaires sans fin. Je ne suis pas parvenu, je l'avouerai, à arracher une figurologie tout équipée des essais tentés depuis dix ans. Comme si - et cet enseignement n'est sans doute pas sans incidence sur le propos actuel - la Figure différait toujours de se résoudre en elle-même, pour être le travail d'une autre pensée - en l'espèce l'affectivité, apparemment. Comme si elle répugnait à s'immobiliser dans ses contours, préférant se délivrer de son énergie - servir à penser plutôt que d'être pensée. Cela explique en tout cas que, m'allant, avec toute la naïveté qu'il faut en pareil cas, atteler à un traité " De la figurologie ", je me sois retrouvé écrivant de l'affectivité. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
La terreur
Editeur
Format
Grand Format
Publication
18 juin 1992
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
480
Taille
24 x 13 x 3.8 cm
Poids
665
ISBN-13
9782868694959

Contenu

4ème de couverture

Je veux bien qu'il paraisse artificiel de séparer, d'un livre, le thème et la méthode. Démarche d'autant plus injustifiable qu'on s'apprête, ici, à prouver qu'ils sont un. Cependant, j'ai dû le faire. Et voici comment. Toute pensée a une histoire. Lorsqu'elle a fini par s'imposer, elle peut se payer le luxe d'ôter de la vue l'événement qui lui a servi de forceps, car elle compte alors sur l'évidence, même trompeuse, d'une terminologie commune à l'auteur et au lecteur. L'établissement, pour la pensée, signifie toujours la substitution, aux limbes hasardés de la naissance, d'un ordre immanent puissant, à son tour, de commentaires sans fin. Je ne suis pas parvenu, je l'avouerai, à arracher une figurologie tout équipée des essais tentés depuis dix ans. Comme si - et cet enseignement n'est sans doute pas sans incidence sur le propos actuel - la Figure différait toujours de se résoudre en elle-même, pour être le travail d'une autre pensée - en l'espèce l'affectivité, apparemment. Comme si elle répugnait à s'immobiliser dans ses contours, préférant se délivrer de son énergie - servir à penser plutôt que d'être pensée. Cela explique en tout cas que, m'allant, avec toute la naïveté qu'il faut en pareil cas, atteler à un traité " De la figurologie ", je me sois retrouvé écrivant de l'affectivité.Biographie de l'auteurMichel Guérin, écrivain et philosophe, membre honoraire de l’Institut universitaire de France, a publié une quarantaine d’ouvrages, parmi lesquels La politique de Stendhal, préface de Régis Debray, PUF (1982), chez Jacqueline Chambon : Nihilisme et modernité (2003). Et chez Actes Sud notamment : Qu’est-ce qu’une œuvre ? (1986) ; La grande dispute (2006) ; Philosophie du geste (2011). Il poursuit une œuvre d’une grande ampleur, saluée en son temps par Gilles Deleuze et Félix Guattari.
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