Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00
Panier 00:00

Paysage sud-africain

3.2

(4)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Voici un voyageur anglais - William Burchell - qui, à l'orée du dix-neuvième siècle, parcourt les immensités brûlantes de la colonie du Cap, à l'extrémité de l'Afrique. C'est un peintre amateur; il cherche un paysage pittoresque qu'il puisse décrire et dépeindre à ses lecteurs. Sait-il que ce qu'il cherche est en réalité un panorama composé pour un oeil éduqué par les maîtres du paysage classique tels que le Lorrain ou Gainsborough ? Sait-il que l'idée du sublime, qu'il a emportée avec lui en quête d'autres beautés, est peut-être impropre à restituer les sentiments qui naissent de la lumière, de l'aridité, des solitudes de l'autre hémisphère ? Coetzee pose la question : À quel risque s'expose l'imagination de celui qui accepte non seulement de quitter ses paysages familiers, mais de s'en défaire ? John Maxwell Coetzee est né en 1940 en Afrique du Sud, il réside en Australie. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 2003. Traduit de l'anglais par Anne-Laure JourdainExtraitWilliam Burchell Entre 1811 et 1813, William Burchell, botaniste, ornithologue, anthropologue et naturaliste, parcourut la colonie du Cap jusqu'au-delà de ses frontières sur quelque 4500 miles. Dans ses Travels in the interior of Southern Africa (Voyages à l'intérieur de l'Afrique australe), il offre un récit très complet de ses recherches menées dans l'arrière-pays, vaste et peu habité, de cette nouvelle colonie britannique. En plus d'être un homme de science, Burchell était un peintre amateur accompli et un observateur pénétrant du paysage sud-africain. Peu après son arrivée au Cap, on l'amena voir un panorama de ce qui est aujourd'hui le Jardin botanique national de Kirstenbosch. Il commente ainsi : Depuis ce site, la vue... est la plus pittoresque qu'il m'ait été donné jusqu'ici d'apprécier aux alentours de la ville du Cap. Les splendeurs qui se déployaient sous vos yeux, le pinceau le plus adroit aurait peiné à les reproduire; car la singularité que recelait ce paysage aurait nécessité les talents combinés d'un Lorrain et d'un Both ; mais à cette heure, l'harmonie produite par la lumière et l'ombre, tout comme l'apparition enchanteresse du feuillage au premier plan et les tons des distances intermédiaires, excédaient très large­ment les possibilités de l'art du peintre. Les objets les plus immédiats, autour de nous, étaient purement sylvesttes ; une étendue bleutée achevait le paysage tant devant nous que sur la droite. Vers la gauche, la noble montagne de la Table surgissait dans toute sa majesté... Les derniers faisceaux du soleil, miroitant sur cette perspective riche, vaste et variée, posaient les ultimes touches de lumières chaudes d'une inimitable main de maître. La scène de Kirstenbosch, Burchell ne la fixe que par des mots. Mais ce sont les mots d'un inspiré du paysage, c'est-à-dire d'un observateur qui appréhende le terrain comme un sujet pictural potentiel, et dont l'observation du terrain s'enrichit de son expérience de la peinture. (Le terme landscape «paysage», employé de nos jours pour désigner à la fois un lieu spécifique et le caractère général de ce lieu, est entré dans la langue anglaise au seizième siècle en lien avec l'art pictural : les paysages étaient des représentations d'étendues de campagne.) Lorsque Burchell exprime ses difficultés à rendre les tons, la lumière et le clair-obscur de Kirstenbosch, ses exclamations, loin d'être futiles, constituent des observations esthétiques judicieuses. Afficher moinsAfficher plus

Paysage sud-africain

3.2

(4)

3,45 €
9,94 € -65%
Sélectionnez la condition
 
Il ne reste plus que 1 exemplaire(s) en stock
3,45 €
9,94 € -65%

Le Pitch

Voici un voyageur anglais - William Burchell - qui, à l'orée du dix-neuvième siècle, parcourt les immensités brûlantes de la colonie du Cap, à l'extrémité de l'Afrique. C'est un peintre amateur; il cherche un paysage pittoresque qu'il puisse décrire et dépeindre à ses lecteurs. Sait-il que ce qu'il cherche est en réalité un panorama composé pour un oeil éduqué par les maîtres du paysage classique tels que le Lorrain ou Gainsborough ? Sait-il que l'idée du sublime, qu'il a emportée avec lui en quête d'autres beautés, est peut-être impropre à restituer les sentiments qui naissent de la lumière, de l'aridité, des solitudes de l'autre hémisphère ? Coetzee pose la question : À quel risque s'expose l'imagination de celui qui accepte non seulement de quitter ses paysages familiers, mais de s'en défaire ? John Maxwell Coetzee est né en 1940 en Afrique du Sud, il réside en Australie. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 2003. Traduit de l'anglais par Anne-Laure JourdainExtraitWilliam Burchell Entre 1811 et 1813, William Burchell, botaniste, ornithologue, anthropologue et naturaliste, parcourut la colonie du Cap jusqu'au-delà de ses frontières sur quelque 4500 miles. Dans ses Travels in the interior of Southern Africa (Voyages à l'intérieur de l'Afrique australe), il offre un récit très complet de ses recherches menées dans l'arrière-pays, vaste et peu habité, de cette nouvelle colonie britannique. En plus d'être un homme de science, Burchell était un peintre amateur accompli et un observateur pénétrant du paysage sud-africain. Peu après son arrivée au Cap, on l'amena voir un panorama de ce qui est aujourd'hui le Jardin botanique national de Kirstenbosch. Il commente ainsi : Depuis ce site, la vue... est la plus pittoresque qu'il m'ait été donné jusqu'ici d'apprécier aux alentours de la ville du Cap. Les splendeurs qui se déployaient sous vos yeux, le pinceau le plus adroit aurait peiné à les reproduire; car la singularité que recelait ce paysage aurait nécessité les talents combinés d'un Lorrain et d'un Both ; mais à cette heure, l'harmonie produite par la lumière et l'ombre, tout comme l'apparition enchanteresse du feuillage au premier plan et les tons des distances intermédiaires, excédaient très large­ment les possibilités de l'art du peintre. Les objets les plus immédiats, autour de nous, étaient purement sylvesttes ; une étendue bleutée achevait le paysage tant devant nous que sur la droite. Vers la gauche, la noble montagne de la Table surgissait dans toute sa majesté... Les derniers faisceaux du soleil, miroitant sur cette perspective riche, vaste et variée, posaient les ultimes touches de lumières chaudes d'une inimitable main de maître. La scène de Kirstenbosch, Burchell ne la fixe que par des mots. Mais ce sont les mots d'un inspiré du paysage, c'est-à-dire d'un observateur qui appréhende le terrain comme un sujet pictural potentiel, et dont l'observation du terrain s'enrichit de son expérience de la peinture. (Le terme landscape «paysage», employé de nos jours pour désigner à la fois un lieu spécifique et le caractère général de ce lieu, est entré dans la langue anglaise au seizième siècle en lien avec l'art pictural : les paysages étaient des représentations d'étendues de campagne.) Lorsque Burchell exprime ses difficultés à rendre les tons, la lumière et le clair-obscur de Kirstenbosch, ses exclamations, loin d'être futiles, constituent des observations esthétiques judicieuses. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Paysage sud-africain (0000)
Editeur
Format
Grand Format
Publication
10 janvier 2008
Traduction
Jourdain, Anne-Laure
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
59
Taille
22 x 14 x 0.6 cm
Poids
95
ISBN-13
9782864325178

Auteur

Livré entre : 6 août - 9 août
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR et BE) à partir de 20,00 € de livres d'occasion
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés