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Rejoindre l'âge du ciel et de la terre

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Le Pitch
Présentation de l'éditeur Le titre du livre, Rejoindre l'âge du ciel et de la terre, provient d'un paragraphe du Zhuangzi, classique du taoïsme. D'une certaine façon il annonce le point de vue immanentiste de l'ouvrage : vie et mort ont une dimension cosmique, et l'existence humaine, en nature, n'est pas séparée «du ciel et de la terre». En repensant et remettant en perspective la pensée de la mort, cet ouvrage répond à une question centrale : «la grande question de vie et mort». Dans un langage accessible, cet ouvrage effectue un travail de déblaiement considérable. Là où nombre de livres sur le sujet de la mort restent prisonniers de croyances et de dogmes, celui-ci donne des repères conformes à l'état des connaissances scientifiques et anthropologiques. Le procédé dialectique - éclairer la pensée occidentale au contrepoint de la chinoise et réciproquement - ici n'a rien d'emprisonnant, mais tout au contraire il consiste à se libérer de toute croyance, au profit d'une vision des choses telles quelles. Trouver une pensée juste de la mort, c'est se libérer d'un accablant sentiment de finitude, laisser libre cours à la dynamique d'une vie en laquelle les questions existentielles les plus angoissantes ont disparu du fait qu'on en a montré le caractère de vanité. L'intérêt majeur du livre est de livrer, sur un sujet souvent noyé dans les représentations conventionnelles une pensée longuement mûrie du fait de s'être confrontée aux représentations de Tailleurs, Inde, Chine. En ce sens il contribue à l'analyse, et l'éclaircissement, du paradigme confus de notre époque, où l'incompréhension de la mort a atteint des sommets. Véhicule d'une pensée profonde, cet ouvrage réponds aux questionnements les plus intimes de chacun d'entre nous. Ce message est celui dont le XXIe siècle a besoin, car si l'espèce humaine veut survivre, elle devra trouver une base d'union qui lui évite des conflits majeurs et une relation plus harmonieuse avec la nature afin d'échapper à un désastre annoncé ; or, la vacuité éveillée et universelle que nous sommes tous est le seul terrain apte à donner de tels fruits. Extrait Extrait de l'introduction Hêtre véritable, nous disent les philosophes, est être pour toujours. Ce sentiment d'être et d'être pour toujours accompagne notre conscience, mais vient le contredire de façon inexorable la connaissance de notre condition mortelle. Dès notre enfance, dans l'intuition de notre finitude, une question tripartite se formule : celle de la naissance, de la vie et de la mort. Cette grande question existentielle ne nous quittera plus. On expliquait autrefois notre être humain par l'être de Dieu, lequel était l'Être par excellence. La religion donnait ses réponses acceptées par tous, qui désormais nous apparaissent assez semblables aux croyances de l'antiquité grecque et romaine : après la mort, l'âme se sépare du corps, et entreprend le long voyage de l'au-delà ; elle traverse le fleuve de l'oubli; aux Cieux, enfin, elle jouit de l'éternelle contemplation divine; désormais libérée du sensible, des apparences trompeuses du phénomène, l'âme accède à la vérité des idées, des êtres de raison, en somme, les noumènes kantiens. La vie n'était donc qu'un long apprentissage de l'âme qu'il fallait supporter bon an mal an en vue de l'examen final qui aurait lieu dans l'au-delà, après une période probatoire. Bien que les sciences nous aient amenés à récuser peu à peu ces représentations anciennes, notre culture en est si profondément marquée que nous n'arrivons pas vraiment à nous en extraire. Notre pensée de la mort, dès lors qu'elle s'est libérée de la religion, s'avère encore platonicienne. D'emblée nous croyons à l'être, aux essences, à la consistance de notre sujet pensant comme à la solidité du monde qui l'entoure. Notre pensée de la mort reste ainsi configurée que nous ne pouvons réellement en sortir. «Nous ne cessons de penser à la mort qu'en cessant de penser», dit Marcel Conche, formule saisissante. Puisque no Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Le titre du livre, Rejoindre l'âge du ciel et de la terre, provient d'un paragraphe du Zhuangzi, classique du taoïsme. D'une certaine façon il annonce le point de vue immanentiste de l'ouvrage : vie et mort ont une dimension cosmique, et l'existence humaine, en nature, n'est pas séparée «du ciel et de la terre». En repensant et remettant en perspective la pensée de la mort, cet ouvrage répond à une question centrale : «la grande question de vie et mort». Dans un langage accessible, cet ouvrage effectue un travail de déblaiement considérable. Là où nombre de livres sur le sujet de la mort restent prisonniers de croyances et de dogmes, celui-ci donne des repères conformes à l'état des connaissances scientifiques et anthropologiques. Le procédé dialectique - éclairer la pensée occidentale au contrepoint de la chinoise et réciproquement - ici n'a rien d'emprisonnant, mais tout au contraire il consiste à se libérer de toute croyance, au profit d'une vision des choses telles quelles. Trouver une pensée juste de la mort, c'est se libérer d'un accablant sentiment de finitude, laisser libre cours à la dynamique d'une vie en laquelle les questions existentielles les plus angoissantes ont disparu du fait qu'on en a montré le caractère de vanité. L'intérêt majeur du livre est de livrer, sur un sujet souvent noyé dans les représentations conventionnelles une pensée longuement mûrie du fait de s'être confrontée aux représentations de Tailleurs, Inde, Chine. En ce sens il contribue à l'analyse, et l'éclaircissement, du paradigme confus de notre époque, où l'incompréhension de la mort a atteint des sommets. Véhicule d'une pensée profonde, cet ouvrage réponds aux questionnements les plus intimes de chacun d'entre nous. Ce message est celui dont le XXIe siècle a besoin, car si l'espèce humaine veut survivre, elle devra trouver une base d'union qui lui évite des conflits majeurs et une relation plus harmonieuse avec la nature afin d'échapper à un désastre annoncé ; or, la vacuité éveillée et universelle que nous sommes tous est le seul terrain apte à donner de tels fruits. Extrait Extrait de l'introduction Hêtre véritable, nous disent les philosophes, est être pour toujours. Ce sentiment d'être et d'être pour toujours accompagne notre conscience, mais vient le contredire de façon inexorable la connaissance de notre condition mortelle. Dès notre enfance, dans l'intuition de notre finitude, une question tripartite se formule : celle de la naissance, de la vie et de la mort. Cette grande question existentielle ne nous quittera plus. On expliquait autrefois notre être humain par l'être de Dieu, lequel était l'Être par excellence. La religion donnait ses réponses acceptées par tous, qui désormais nous apparaissent assez semblables aux croyances de l'antiquité grecque et romaine : après la mort, l'âme se sépare du corps, et entreprend le long voyage de l'au-delà ; elle traverse le fleuve de l'oubli; aux Cieux, enfin, elle jouit de l'éternelle contemplation divine; désormais libérée du sensible, des apparences trompeuses du phénomène, l'âme accède à la vérité des idées, des êtres de raison, en somme, les noumènes kantiens. La vie n'était donc qu'un long apprentissage de l'âme qu'il fallait supporter bon an mal an en vue de l'examen final qui aurait lieu dans l'au-delà, après une période probatoire. Bien que les sciences nous aient amenés à récuser peu à peu ces représentations anciennes, notre culture en est si profondément marquée que nous n'arrivons pas vraiment à nous en extraire. Notre pensée de la mort, dès lors qu'elle s'est libérée de la religion, s'avère encore platonicienne. D'emblée nous croyons à l'être, aux essences, à la consistance de notre sujet pensant comme à la solidité du monde qui l'entoure. Notre pensée de la mort reste ainsi configurée que nous ne pouvons réellement en sortir. «Nous ne cessons de penser à la mort qu'en cessant de penser», dit Marcel Conche, formule saisissante. Puisque no Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Rejoindre l'âge du ciel et de la terre: La grande question de vie et mort
Format
Broché
Publication
24 octobre 2014
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
221
Taille
21.1 x 13.5 x 1.9 cm
Poids
278
ISBN-13
9782863162422
Livré entre : 4 juillet - 7 juillet
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