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Dictionnaire des pierres magiques, médicinales et merveilleuses

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Qu'elles portent le nom d'émeraude, de jaspe, d'agate, d'onyx ou d'anthracite..., les pierres possèdent une longue histoire et, depuis l'Antiquité, sollicitent l'imaginaire, nourrissant croyances, légendes et superstitions. Tenues pour être habitées par des puissances sacrées, elles protègent des accidents, de l'envie, de la sorcellerie, procurent l'invisibilité et le don des langues ; elles aident à exaucer les voeux, à prédire l'avenir, à développer la mémoire, et guérissent les maladies... Quant au traitement, il s'effectue par application ou frottement, par réduction en poudre et confection d'un breuvage, par port en bracelet, bague ou pendentif. Poursuivant ses travaux sur le surnaturel, Claude Lecouteux, dans ce dictionnaire largement illustré, a consulté nombre de lapidaires - païens, chrétiens, gnostiques... - et nous offre ainsi une synthèse magistrale au croisement de l'histoire des mentalités, des religions et de la mystique. Claude Lecouteux est professeur émérite de littérature et civilisation du Moyen Âge de l'Université de Paris IV-Sorbonne. Il a publié, aux Éditions Imago, Les Nains et les Elfes au Moyen Age (1988), Fées, Sorcières et Loups-garous au Moyen Age (1992), Démons et Génies du terroir au Moyen Age (1995), Mélusine et le Chevalier au cygne (1995), Chasses fantastiques et Cohortes de la nuit au Moyen Âge (1999), La Maison et ses Génies (2000), Le Livre des grimoires (2002), Le Livre des talismans et des amulettes (2005), Dictionnaire de mythologie germanique (2005), La Maison hantée (2007), Histoire des vampires (rééd. 2009) et Fantômes et Revenants au Moyen Age (rééd. 2009). Extrait Extrait de l'introduction Les pierres possèdent une longue histoire et ont profondément sollicité l'imaginaire depuis l'Antiquité tant elles sont du domaine de la merveille. Au Moyen Âge, les lapidaires recueillent des traditions dont l'origine se perd en Inde, en Mésopotamie et en Égypte ; ces traditions seront reprises par des auteurs grecs comme Théophraste, Dioscoride et Méliténiote, par des auteurs romains, comme Pline l'Ancien et Solin, puis recevront une nouvelle vie grâce à Isidore de Séville, Raban Maur et Marbode de Rennes. Tous ces auteurs forment le socle d'une connaissance qui s'étend jusqu'au XVIIe siècle, avant de devenir plus scientifique. Parallèlement, d'autres textes sont traduits du grec, le recueil des Cyranides et le lapidaire de Damigéron-Évax, et ils nourrissent aussi le flux d'informations, complété dans la seconde moitié du XIIe siècle par les traductions de lapidaires arabes, eux-mêmes tirés du grec, en hébreu et en latin. Lorsque la littérature de divertissement prend son essor, poètes et romanciers disposent d'un vaste corpus d'où ils tirent de quoi enjoliver leurs récits, à savoir essentiellement des pierres aux vertus extraordinaires. En France, les romans antiques sont ainsi parmi les premiers textes à faire une large utilisation des gemmes. L'étude des pierres n'a guère eu de succès en France. En 1871, lorsque Léopold Pannier envisagea de procurer une édition du lapidaire de Marbode de Rennes (vers 1035-1123), ses amis s'étonnèrent de le voir s'engager dans ce qui était à leurs yeux «un domaine aussi peu attrayant, au sol aussi sec et à l'horizon aussi borné». Bref, ce champ de recherche est encore très largement en friche malgré quelques travaux dont on trouvera la liste dans la bibliographie. La pierre est omniprésente dans l'histoire des hommes. Depuis les temps préhistoriques, elle fut utilisée comme arme. Dans la Bible, David terrasse Goliath avec celle de sa fronde. Au Moyen Âge, c'est l'arme des géants : certains îlots sont formés des pierres qu'ils ont un jour jetées contre leurs adversaires. La pierre prend parfois l'apparence d'une hache, mais c'est aussi l'arme de ceux qui sont démunis de tout autre moyen de défense. Dans Henri VI (III, 1), Shakespeare met ces mots dans la bouche d'un des personnages : «Si on nous interdit ces pierres, Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Qu'elles portent le nom d'émeraude, de jaspe, d'agate, d'onyx ou d'anthracite..., les pierres possèdent une longue histoire et, depuis l'Antiquité, sollicitent l'imaginaire, nourrissant croyances, légendes et superstitions. Tenues pour être habitées par des puissances sacrées, elles protègent des accidents, de l'envie, de la sorcellerie, procurent l'invisibilité et le don des langues ; elles aident à exaucer les voeux, à prédire l'avenir, à développer la mémoire, et guérissent les maladies... Quant au traitement, il s'effectue par application ou frottement, par réduction en poudre et confection d'un breuvage, par port en bracelet, bague ou pendentif. Poursuivant ses travaux sur le surnaturel, Claude Lecouteux, dans ce dictionnaire largement illustré, a consulté nombre de lapidaires - païens, chrétiens, gnostiques... - et nous offre ainsi une synthèse magistrale au croisement de l'histoire des mentalités, des religions et de la mystique. Claude Lecouteux est professeur émérite de littérature et civilisation du Moyen Âge de l'Université de Paris IV-Sorbonne. Il a publié, aux Éditions Imago, Les Nains et les Elfes au Moyen Age (1988), Fées, Sorcières et Loups-garous au Moyen Age (1992), Démons et Génies du terroir au Moyen Age (1995), Mélusine et le Chevalier au cygne (1995), Chasses fantastiques et Cohortes de la nuit au Moyen Âge (1999), La Maison et ses Génies (2000), Le Livre des grimoires (2002), Le Livre des talismans et des amulettes (2005), Dictionnaire de mythologie germanique (2005), La Maison hantée (2007), Histoire des vampires (rééd. 2009) et Fantômes et Revenants au Moyen Age (rééd. 2009). Extrait Extrait de l'introduction Les pierres possèdent une longue histoire et ont profondément sollicité l'imaginaire depuis l'Antiquité tant elles sont du domaine de la merveille. Au Moyen Âge, les lapidaires recueillent des traditions dont l'origine se perd en Inde, en Mésopotamie et en Égypte ; ces traditions seront reprises par des auteurs grecs comme Théophraste, Dioscoride et Méliténiote, par des auteurs romains, comme Pline l'Ancien et Solin, puis recevront une nouvelle vie grâce à Isidore de Séville, Raban Maur et Marbode de Rennes. Tous ces auteurs forment le socle d'une connaissance qui s'étend jusqu'au XVIIe siècle, avant de devenir plus scientifique. Parallèlement, d'autres textes sont traduits du grec, le recueil des Cyranides et le lapidaire de Damigéron-Évax, et ils nourrissent aussi le flux d'informations, complété dans la seconde moitié du XIIe siècle par les traductions de lapidaires arabes, eux-mêmes tirés du grec, en hébreu et en latin. Lorsque la littérature de divertissement prend son essor, poètes et romanciers disposent d'un vaste corpus d'où ils tirent de quoi enjoliver leurs récits, à savoir essentiellement des pierres aux vertus extraordinaires. En France, les romans antiques sont ainsi parmi les premiers textes à faire une large utilisation des gemmes. L'étude des pierres n'a guère eu de succès en France. En 1871, lorsque Léopold Pannier envisagea de procurer une édition du lapidaire de Marbode de Rennes (vers 1035-1123), ses amis s'étonnèrent de le voir s'engager dans ce qui était à leurs yeux «un domaine aussi peu attrayant, au sol aussi sec et à l'horizon aussi borné». Bref, ce champ de recherche est encore très largement en friche malgré quelques travaux dont on trouvera la liste dans la bibliographie. La pierre est omniprésente dans l'histoire des hommes. Depuis les temps préhistoriques, elle fut utilisée comme arme. Dans la Bible, David terrasse Goliath avec celle de sa fronde. Au Moyen Âge, c'est l'arme des géants : certains îlots sont formés des pierres qu'ils ont un jour jetées contre leurs adversaires. La pierre prend parfois l'apparence d'une hache, mais c'est aussi l'arme de ceux qui sont démunis de tout autre moyen de défense. Dans Henri VI (III, 1), Shakespeare met ces mots dans la bouche d'un des personnages : «Si on nous interdit ces pierres, Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Dictionnaire des pierres magiques, médicinales et merveilleuses
Editeur
Format
Broché
Publication
16 février 2011
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
288
Taille
22.7 x 14 x 2.4 cm
Poids
380
ISBN-13
9782849521120

Auteur

Livré entre : 26 juillet - 29 juillet
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