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Dames du Manoir

2.8

(4)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Maîtrise de lettres en poche, Clarisse Vincent a choisi un passionnant job d'été : classer et répertorier la bibliothèque de feu Paul Rambert Martin, une sommité de la littérature qui autrefois fut son maître. La réalité est beaucoup moins souriante. Dans le manoir délabré, l'accueil de la veuve est glacial. Surnommée «la Capitaine», elle a transformé en capharnaüm les pièces qu'elle occupe, et ne les délaisse que pour se disputer avec son voisin, à grand renfort d'éclats de voix et d'injures bien senties. Qu'importe ! Elle n'a pas affaire à la vieille originale, mais à son fils, Renaud, qui a commandé l'inventaire : il doit vendre la bibliothèque pour financer la réhabilitation de la demeure. C'est à ce prix qu'il assurera la revanche de son père. De quelle revanche a-t-il besoin ? Et pourquoi le fils ne porte-t-il pas le nom de celui qu'il vénère ? Quels psychodrames se jouent dans cette maison ? Clarisse se répète qu'elle est employée pour accomplir une tâche presque démesurée, et pas pour percer des mystères. Pourtant sa curiosité sommeillante est éveillée par Renaud Durieux, une énigme vivante, pleine de charme, et par la découverte fortuite du journal intime de Paul Rambert Martin. Elle pénètre alors un monde de souvenirs et de secrets. L'inventaire achevé, les livres en route vers leur destin, Clarisse restera au manoir... Une intrigue menée au rythme de vies trépidantes, au tempo des souvenirs brûlants de la Capitaine, si belle et influente au temps des orages de sa jeunesse. Claude Lafaye nous entraîne dans une épopée familiale où le passé enflamme le présent, et, par le jeu des ricochets de la vie, finit par dévoiler les secrets enfouis. Extrait Le mois de juin se montrait aigre et capricieux, dans cette belle région poitevine ; pourtant lorsque Clarisse Vincent poussa la grille grinçante, un rayon de soleil la fît cligner des yeux. L'éclat soudain illuminait le granit d'une altière austérité, adoucissait son arrogance hautaine. Pour atteindre le large perron, elle dut traverser un maquis anarchique où s'entremêlaient broussailles et herbes folles. Si ce fouillis avait été jadis un parc bien entretenu, le souvenir s'en était perdu depuis longtemps. Perplexe, Clarisse réussit à se frayer un chemin et entreprit de gravir les marches de pierre, qu'elle découvrit disjointes et moussues. Vu de près, le noble manoir se révélait aussi délabré que son environnement et, à la porte, la chaîne censée actionner un carillon était mangée de rouille. Elle fonctionnait, ou non ? Clarisse attendit de longues minutes, puis une vieille dame parut. Droite sur le seuil elle semblait en interdire l'accès, et observait l'arrivante avec circonspection. Déconcertée, Clarisse se demanda dans quelle galère elle était embarquée. Sa maîtrise de lettres en poche, elle avait accepté ce travail temporaire, se réservant de chercher un emploi lorsque la bibliothèque de feu le propriétaire des lieux serait en ordre, parfaitement répertoriée : telle était la mission qu'elle s'était engagée à mener à bien. Tout s'était réglé par courrier, après que Clarisse eut répondu à une annonce punaisée au tableau d'affichage de la faculté. Elle se présenta et rappela le but de sa venue. - Je ne suis pas gâteuse, mademoiselle ! Je ne reçois jamais de visite : l'appel du carillon ne pouvait être que le vôtre. J'ai d'ailleurs entendu le car s'arrêter. Mais n'importe qui n'entre pas chez moi. Que je vous examine est normal, je pense. Si cela vous déplaît, vous êtes libre de partir. Je ne vous retiendrai pas, car il me semble déceler en vous de l'insolence. Comme chez tous les jeunes, du reste. - Je ne crois pas être insolente, madame. Je me présente comme il est d'usage, mais si vous considérez que je ne suis pas la personne que vous désirez employer, je m'en vais. - Puisque vous êtes là, entrez. Je vous verrai à l'oeuvre. Quelle entrée en matière ! J'ai un instant pensé saluer la dame et tourner les talons. Mais la soirée s' Afficher moinsAfficher plus

Dames du Manoir

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Présentation de l'éditeur Maîtrise de lettres en poche, Clarisse Vincent a choisi un passionnant job d'été : classer et répertorier la bibliothèque de feu Paul Rambert Martin, une sommité de la littérature qui autrefois fut son maître. La réalité est beaucoup moins souriante. Dans le manoir délabré, l'accueil de la veuve est glacial. Surnommée «la Capitaine», elle a transformé en capharnaüm les pièces qu'elle occupe, et ne les délaisse que pour se disputer avec son voisin, à grand renfort d'éclats de voix et d'injures bien senties. Qu'importe ! Elle n'a pas affaire à la vieille originale, mais à son fils, Renaud, qui a commandé l'inventaire : il doit vendre la bibliothèque pour financer la réhabilitation de la demeure. C'est à ce prix qu'il assurera la revanche de son père. De quelle revanche a-t-il besoin ? Et pourquoi le fils ne porte-t-il pas le nom de celui qu'il vénère ? Quels psychodrames se jouent dans cette maison ? Clarisse se répète qu'elle est employée pour accomplir une tâche presque démesurée, et pas pour percer des mystères. Pourtant sa curiosité sommeillante est éveillée par Renaud Durieux, une énigme vivante, pleine de charme, et par la découverte fortuite du journal intime de Paul Rambert Martin. Elle pénètre alors un monde de souvenirs et de secrets. L'inventaire achevé, les livres en route vers leur destin, Clarisse restera au manoir... Une intrigue menée au rythme de vies trépidantes, au tempo des souvenirs brûlants de la Capitaine, si belle et influente au temps des orages de sa jeunesse. Claude Lafaye nous entraîne dans une épopée familiale où le passé enflamme le présent, et, par le jeu des ricochets de la vie, finit par dévoiler les secrets enfouis. Extrait Le mois de juin se montrait aigre et capricieux, dans cette belle région poitevine ; pourtant lorsque Clarisse Vincent poussa la grille grinçante, un rayon de soleil la fît cligner des yeux. L'éclat soudain illuminait le granit d'une altière austérité, adoucissait son arrogance hautaine. Pour atteindre le large perron, elle dut traverser un maquis anarchique où s'entremêlaient broussailles et herbes folles. Si ce fouillis avait été jadis un parc bien entretenu, le souvenir s'en était perdu depuis longtemps. Perplexe, Clarisse réussit à se frayer un chemin et entreprit de gravir les marches de pierre, qu'elle découvrit disjointes et moussues. Vu de près, le noble manoir se révélait aussi délabré que son environnement et, à la porte, la chaîne censée actionner un carillon était mangée de rouille. Elle fonctionnait, ou non ? Clarisse attendit de longues minutes, puis une vieille dame parut. Droite sur le seuil elle semblait en interdire l'accès, et observait l'arrivante avec circonspection. Déconcertée, Clarisse se demanda dans quelle galère elle était embarquée. Sa maîtrise de lettres en poche, elle avait accepté ce travail temporaire, se réservant de chercher un emploi lorsque la bibliothèque de feu le propriétaire des lieux serait en ordre, parfaitement répertoriée : telle était la mission qu'elle s'était engagée à mener à bien. Tout s'était réglé par courrier, après que Clarisse eut répondu à une annonce punaisée au tableau d'affichage de la faculté. Elle se présenta et rappela le but de sa venue. - Je ne suis pas gâteuse, mademoiselle ! Je ne reçois jamais de visite : l'appel du carillon ne pouvait être que le vôtre. J'ai d'ailleurs entendu le car s'arrêter. Mais n'importe qui n'entre pas chez moi. Que je vous examine est normal, je pense. Si cela vous déplaît, vous êtes libre de partir. Je ne vous retiendrai pas, car il me semble déceler en vous de l'insolence. Comme chez tous les jeunes, du reste. - Je ne crois pas être insolente, madame. Je me présente comme il est d'usage, mais si vous considérez que je ne suis pas la personne que vous désirez employer, je m'en vais. - Puisque vous êtes là, entrez. Je vous verrai à l'oeuvre. Quelle entrée en matière ! J'ai un instant pensé saluer la dame et tourner les talons. Mais la soirée s' Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Dames du Manoir
Editeur
Format
Grand Format
Publication
12 septembre 2013
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
224
Taille
23.5 x 15.3 x 1.8 cm
Poids
345
ISBN-13
9782848864242
Livré entre : 24 juillet - 27 juillet
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