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Le manoir des aulnes

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(1)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur 1950. Yolande Dartout et Henri Moreau, un sexagénaire distingué, se croisent fréquemment devant l'hôpital. L'une vient chaque jour embrasser son fils Christophe, quatorze ans, qui présente de sévères troubles psychologiques depuis la mort brutale de son père. L'autre se rend au chevet de son neveu, Joseph. Yolande et Henri ne se connaissent pas et ils n'ont rien en commun. Pourtant, leurs vies vont se trouver étrangement mêlées. En convalescence chez son parrain, dans une propriété nichée au coeur d'une nature paisible, Christophe fait la connaissance de Bernadette, une jeune fille de son âge, qui vit dans les dépendances du manoir des Aulnes. Une amitié complice et sincère se noue entre les deux adolescents. Mais leur innocence est vite rattrapée par les terribles événements qui vont s'abattre sur cette bourgade, jusque-là si tranquille, et dévoiler un lourd secret enfoui depuis de nombreuses années. Jean-Paul Romain-Ringuier signe ici un roman à l'intrigue haletante et à l'implacable dénouement. Une histoire peuplée de personnages attachants, profondément humains, passionnés et volontaires, des hommes et des femmes ordinaires que le destin précipite dans des situations extraordinaires, qui finissent par les dépasser. Extrait Automne 1950 Dès qu'elle fut dans la rue, Yolande Dartout accéléra le pas. Derrière elle, le portail de l'usine de porcelaine où elle travaillait s'était refermé dans un bruit métallique. Une pluie fine, accompagnée de rafales de vent, l'incita à se rapprocher des façades lépreuses qui s'épaulaient tant bien que mal. Elle remonta le col de sa veste, rentra la tête dans les épaules et emprunta la rue du Paradis qui, par la cathédrale, menait vers le centre-ville. Pressée, elle ne prêta attention ni aux gosses qui se poursuivaient ni aux devantures des magasins. Depuis le matin, toutes ses pensées étaient tournées vers le rendez-vous que lui avait donné le docteur Dubreuil. Ce spécialiste, qui soignait Christophe, son fils de quatorze ans, s'était voulu rassurant lors de leur dernier rendez-vous. Elle se rappelait encore les mots qu'il avait utilisés. - Il y a un mieux. Selon les premiers examens, la croissance trop rapide de votre fils et surtout les terribles événements que vous venez de vivre pourraient être responsables de ce qu'il lui arrive. Tout en contournant un groupe d'adultes, qui attendaient l'arrivée du trolleybus, des images défilèrent devant les yeux de Yolande. Tout avait commencé un an et demi plus tôt quand Jeannot, son mari, s'était fait écraser par les billes de bois qu'il débardait. Des troncs, pourtant solidement arrimés, s'étaient soudain détachés de leur empilement. Christophe, témoin de la scène, n'avait rien pu faire, si ce n'est prévenir les secours. La métairie où ils vivaient chichement s'était soudain trouvée bien trop grande pour eux deux. Yolande n'avait pu supporter l'absence de Jeannot et le silence envahissant qui l'incitait à parler toute seule. Elle s'était résolue à habiter Limoges; là-bas, il y avait du travail et elle échapperait enfin à la misère. De toute façon, dans le coin reculé où elle végétait avec son fils, elle n'avait aucun avenir. Mathieu Lecerf, le meilleur ami de son défunt Jeannot, et Marguerite, sa femme, s'étaient alors occupés de tout. Les meubles et le petit cheptel des Dartout avaient rejoint leur propriété à la Fonterie ; ils lui avaient prêté une petite somme d'argent pour faire face à ses premières dépenses. Quant à René Ferraud, le maire de Béron, il lui avait trouvé de l'embauche dans l'usine de porcelaine, où elle travaillait à l'emballage, ainsi qu'une chambre à louer dans une petite pension de famille. Yolande se disait qu'il y avait tout de même de braves gens sur cette terre quand elle se heurta à un homme, la soixantaine élégante, qui s'excusa et lui céda le passage. Yolande venait de longer l'hôtel de ville et se trouva devant l'immense façade de l'hôpital. Elle avisa l'imposante porte en bois qui en conda Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur 1950. Yolande Dartout et Henri Moreau, un sexagénaire distingué, se croisent fréquemment devant l'hôpital. L'une vient chaque jour embrasser son fils Christophe, quatorze ans, qui présente de sévères troubles psychologiques depuis la mort brutale de son père. L'autre se rend au chevet de son neveu, Joseph. Yolande et Henri ne se connaissent pas et ils n'ont rien en commun. Pourtant, leurs vies vont se trouver étrangement mêlées. En convalescence chez son parrain, dans une propriété nichée au coeur d'une nature paisible, Christophe fait la connaissance de Bernadette, une jeune fille de son âge, qui vit dans les dépendances du manoir des Aulnes. Une amitié complice et sincère se noue entre les deux adolescents. Mais leur innocence est vite rattrapée par les terribles événements qui vont s'abattre sur cette bourgade, jusque-là si tranquille, et dévoiler un lourd secret enfoui depuis de nombreuses années. Jean-Paul Romain-Ringuier signe ici un roman à l'intrigue haletante et à l'implacable dénouement. Une histoire peuplée de personnages attachants, profondément humains, passionnés et volontaires, des hommes et des femmes ordinaires que le destin précipite dans des situations extraordinaires, qui finissent par les dépasser. Extrait Automne 1950 Dès qu'elle fut dans la rue, Yolande Dartout accéléra le pas. Derrière elle, le portail de l'usine de porcelaine où elle travaillait s'était refermé dans un bruit métallique. Une pluie fine, accompagnée de rafales de vent, l'incita à se rapprocher des façades lépreuses qui s'épaulaient tant bien que mal. Elle remonta le col de sa veste, rentra la tête dans les épaules et emprunta la rue du Paradis qui, par la cathédrale, menait vers le centre-ville. Pressée, elle ne prêta attention ni aux gosses qui se poursuivaient ni aux devantures des magasins. Depuis le matin, toutes ses pensées étaient tournées vers le rendez-vous que lui avait donné le docteur Dubreuil. Ce spécialiste, qui soignait Christophe, son fils de quatorze ans, s'était voulu rassurant lors de leur dernier rendez-vous. Elle se rappelait encore les mots qu'il avait utilisés. - Il y a un mieux. Selon les premiers examens, la croissance trop rapide de votre fils et surtout les terribles événements que vous venez de vivre pourraient être responsables de ce qu'il lui arrive. Tout en contournant un groupe d'adultes, qui attendaient l'arrivée du trolleybus, des images défilèrent devant les yeux de Yolande. Tout avait commencé un an et demi plus tôt quand Jeannot, son mari, s'était fait écraser par les billes de bois qu'il débardait. Des troncs, pourtant solidement arrimés, s'étaient soudain détachés de leur empilement. Christophe, témoin de la scène, n'avait rien pu faire, si ce n'est prévenir les secours. La métairie où ils vivaient chichement s'était soudain trouvée bien trop grande pour eux deux. Yolande n'avait pu supporter l'absence de Jeannot et le silence envahissant qui l'incitait à parler toute seule. Elle s'était résolue à habiter Limoges; là-bas, il y avait du travail et elle échapperait enfin à la misère. De toute façon, dans le coin reculé où elle végétait avec son fils, elle n'avait aucun avenir. Mathieu Lecerf, le meilleur ami de son défunt Jeannot, et Marguerite, sa femme, s'étaient alors occupés de tout. Les meubles et le petit cheptel des Dartout avaient rejoint leur propriété à la Fonterie ; ils lui avaient prêté une petite somme d'argent pour faire face à ses premières dépenses. Quant à René Ferraud, le maire de Béron, il lui avait trouvé de l'embauche dans l'usine de porcelaine, où elle travaillait à l'emballage, ainsi qu'une chambre à louer dans une petite pension de famille. Yolande se disait qu'il y avait tout de même de braves gens sur cette terre quand elle se heurta à un homme, la soixantaine élégante, qui s'excusa et lui céda le passage. Yolande venait de longer l'hôtel de ville et se trouva devant l'immense façade de l'hôpital. Elle avisa l'imposante porte en bois qui en conda Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Le manoir des aulnes
Editeur
Format
Broché
Publication
21 mars 2013
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
240
Taille
23.5 x 15.2 x 1.9 cm
Poids
365
ISBN-13
9782848863993

Auteur

Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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