Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00
Panier 00:00

Un amant liégeois

3.6

(4)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur « ― Les Liégeois, savent-ils vraiment qui est Liège ? Tu sais, ce sont les Liégeois euxmêmes qui ont détruit son fleuron, la cathédrale. Ce sont eux qui ont bouché les bras de la Meuse, transformé Liège l’insulaire en Liège la vallée. Ce sont eux qui ont enfoncé dans ses côtes et jusque dans son coeur des autoroutes de béton, pour soi-disant y faire pénétrer le progrès. Et ce gros rocher ridicule, fontaine immonde, qu’ils ont planté juste à côté de l’ancienne cathédrale. Il paraît que c’est de l’art. Un pied de nez à Liège, oui ! Ils se foutent de sa gueule. » Une rupture improvisée, une marche incertaine, une rencontre hasardeuse… la nuit liégeoise réserve à Étienne bien des surprises… et de nombreuses libations. Les ruelles de Liège, entre tours et détours, déboucheront-elles sur une vie nouvelle ? Doit-il régler son allure sur le trot endiablé de Bucéphale ? Liège, femme secrète, femme fatale et superbe, lui ouvre grand les bras.Originaire des Charentes, Anthony Grolleau-Fricard a vécu à La Rochelle, à Liège, à Paris et s’est installé durablement à Montréal pendant huit ans, huit années d’implication et d’intégration dans cette Vienne moderne où se mélangent cultures et communautés. Professionnel de la communication digitale, il revient à La Rochelle en 2011, non sans rester attaché à ses expériences liégeoises, parisiennes et montréalaises, chacune ayant sa personnalité, chacune imprimant sa marque sur les hommes qui y vivent. Extrait DOUCHE FROIDE Sur la rue des Wallons, à l'endroit où elle se brise en un virage court et serré, après une longue et monotone montée depuis la gare des Guillemins, il est là. Au deuxième étage d'un petit studio coquet, derrière une grande baie vitrée. Il a vue sur toute une partie de la cité ardente qui fume en ce milieu d'août. Cette ville, il l'a d'abord trouvée triste à souhait, de brique et de béton. On la lui avait présentée comme la plus septentrionale des cités latines, mais il ne reconnaît ni la fougue ni la passion de ces villes méditerranéennes qui vivent jusqu'au bout de la nuit, enivrées par les mauvais vins et les belles femmes. Au contraire, Liège a l'air contenu, bourgeois par certains côtés mais tellement populaire. Pas le populaire champêtre qu'il connaît. Lui, il n'a jamais vu d'usines et la classe ouvrière, il l'a découverte par hasard chez Marx. Dans sa vie, il a rencontré autant d'ouvriers que d'hivers froids. Mais dans la ville des princes-évêques, il y a une culture ouvrière à fleur de peau, étalée sur chaque pavé gris, noyée dans chaque bière, déglutie dans chaque gorgée. La révolution industrielle a commencé ici avant d'envahir tout le reste du continent. Les générations d'usines ont fait des générations de prolétaires liégeois. Et quoi ? Ces visages pâles, ces cheveux blonds, ces noms à consonance germanique n'ont rien de latin. Les femmes qu'il a croisées depuis dix jours ressemblent plus à Frida la blonde qu'à ces brunes farouches qui vous volent le coeur et l'esprit d'un seul regard. Il n'a rien à quoi se raccrocher, rien qu'il puisse caractériser de latin, rien qu'il puisse comparer à la douceur ensoleillée de chez lui. Derrière la vitre, il regarde les feux de cette ville enfoncée au milieu des collines, accrochée à leurs versants abruptes, agglutinée le long de la morne Meuse. Enroulé dans un drap, il tire délicatement sur sa cigarette. Pour faire durer le plaisir. Il souffle chaque bouffée sur le verre, et la fumée semble envelopper nonchalamment le reflet de son visage. Il se voit en surimpression devant la ville qui s'endort, tous feux allumés. Il a les traits tirés, la mine déconfite. Dans la salle de bain, sous la douche, cette femme qu'il a cru aimer, il y a encore quelques instants, alors que leurs corps s'entrelaçaient. Il la caressait, la prenait et jouissait dans une illusion d'amour. Mais le coït passé, alors que les muscles se relâchent, la réalité a vite repris ses droits. Maintenant, il veut être seul avec Afficher moinsAfficher plus

Un amant liégeois

3.6

(4)

Indisponible
Sélectionnez la condition
Indisponible
Etre averti(e) de la disponibilité

Le Pitch

Présentation de l'éditeur « ― Les Liégeois, savent-ils vraiment qui est Liège ? Tu sais, ce sont les Liégeois euxmêmes qui ont détruit son fleuron, la cathédrale. Ce sont eux qui ont bouché les bras de la Meuse, transformé Liège l’insulaire en Liège la vallée. Ce sont eux qui ont enfoncé dans ses côtes et jusque dans son coeur des autoroutes de béton, pour soi-disant y faire pénétrer le progrès. Et ce gros rocher ridicule, fontaine immonde, qu’ils ont planté juste à côté de l’ancienne cathédrale. Il paraît que c’est de l’art. Un pied de nez à Liège, oui ! Ils se foutent de sa gueule. » Une rupture improvisée, une marche incertaine, une rencontre hasardeuse… la nuit liégeoise réserve à Étienne bien des surprises… et de nombreuses libations. Les ruelles de Liège, entre tours et détours, déboucheront-elles sur une vie nouvelle ? Doit-il régler son allure sur le trot endiablé de Bucéphale ? Liège, femme secrète, femme fatale et superbe, lui ouvre grand les bras.Originaire des Charentes, Anthony Grolleau-Fricard a vécu à La Rochelle, à Liège, à Paris et s’est installé durablement à Montréal pendant huit ans, huit années d’implication et d’intégration dans cette Vienne moderne où se mélangent cultures et communautés. Professionnel de la communication digitale, il revient à La Rochelle en 2011, non sans rester attaché à ses expériences liégeoises, parisiennes et montréalaises, chacune ayant sa personnalité, chacune imprimant sa marque sur les hommes qui y vivent. Extrait DOUCHE FROIDE Sur la rue des Wallons, à l'endroit où elle se brise en un virage court et serré, après une longue et monotone montée depuis la gare des Guillemins, il est là. Au deuxième étage d'un petit studio coquet, derrière une grande baie vitrée. Il a vue sur toute une partie de la cité ardente qui fume en ce milieu d'août. Cette ville, il l'a d'abord trouvée triste à souhait, de brique et de béton. On la lui avait présentée comme la plus septentrionale des cités latines, mais il ne reconnaît ni la fougue ni la passion de ces villes méditerranéennes qui vivent jusqu'au bout de la nuit, enivrées par les mauvais vins et les belles femmes. Au contraire, Liège a l'air contenu, bourgeois par certains côtés mais tellement populaire. Pas le populaire champêtre qu'il connaît. Lui, il n'a jamais vu d'usines et la classe ouvrière, il l'a découverte par hasard chez Marx. Dans sa vie, il a rencontré autant d'ouvriers que d'hivers froids. Mais dans la ville des princes-évêques, il y a une culture ouvrière à fleur de peau, étalée sur chaque pavé gris, noyée dans chaque bière, déglutie dans chaque gorgée. La révolution industrielle a commencé ici avant d'envahir tout le reste du continent. Les générations d'usines ont fait des générations de prolétaires liégeois. Et quoi ? Ces visages pâles, ces cheveux blonds, ces noms à consonance germanique n'ont rien de latin. Les femmes qu'il a croisées depuis dix jours ressemblent plus à Frida la blonde qu'à ces brunes farouches qui vous volent le coeur et l'esprit d'un seul regard. Il n'a rien à quoi se raccrocher, rien qu'il puisse caractériser de latin, rien qu'il puisse comparer à la douceur ensoleillée de chez lui. Derrière la vitre, il regarde les feux de cette ville enfoncée au milieu des collines, accrochée à leurs versants abruptes, agglutinée le long de la morne Meuse. Enroulé dans un drap, il tire délicatement sur sa cigarette. Pour faire durer le plaisir. Il souffle chaque bouffée sur le verre, et la fumée semble envelopper nonchalamment le reflet de son visage. Il se voit en surimpression devant la ville qui s'endort, tous feux allumés. Il a les traits tirés, la mine déconfite. Dans la salle de bain, sous la douche, cette femme qu'il a cru aimer, il y a encore quelques instants, alors que leurs corps s'entrelaçaient. Il la caressait, la prenait et jouissait dans une illusion d'amour. Mais le coït passé, alors que les muscles se relâchent, la réalité a vite repris ses droits. Maintenant, il veut être seul avec Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Un amant liégeois
Format
Grand Format
Publication
03 novembre 2014
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
142
Taille
22 x 14.5 x 1.1 cm
Poids
200
ISBN-13
9782848782027

Auteur

Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR et BE) à partir de 20,00 € de livres d'occasion
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés