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Les machoires du passé

3.7

(11)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Au Pays Basque, le commandant Gontier doit enquêter sur la disparition d'un certain Haritz... mais tout va se compliquer lorsque Fred Newelton alias Freddy Dallas fauche un million de dollars à Mickey Baudigan, un gangster californien, qui met immédiatement à ses trousses ses meilleures gachettes. Inquiet pour la sécurité de sa femme et de sa fille, Gontier décide de laisser tomber et accepte la mission que lui propose une entreprise high tech dans la Silicone Valley mais… il est des affaires qui ont la peau dure et des plaies trop profondes pour vouloir se refermer. Comme un piège qui claque, les mâchoires du passé vont se refermer. Sur qui ? Sur quoi ? Le piège n’est pas là où on l'attend ! Et celui qui l’a armé n’est pas celui que l’on imagine ! Tour à tour infirmier, formateur, enseignant, consultant ; tour à tour passionné de musique et de photo, d’Amérique aussi… Bernard Boudeau doit avoir neuf vies et nul ne sait s’il les doit à Dieu ou au Diable. En 2009, avec Méfie-toi d’Assia?!, un thriller salué par de nombreux jurys, l’animal plante ses griffes en littérature, et avec un fameux coup de patte ! De la même veine, L’Homme qui aimait les tueurs l’installe parmi les grands du roman noir. Suit Le Marionnettiste, machiavélique et délicieusement manipulateur. Voici son quatrième opus, 420 pages sous très haute tension. Extrait Extrait du prologue MICKEY BAUDIGAN ROULAIT EN DIRECTION DE TAHOE. Le boss lui avait fait dire de venir, à lui et à Willie Dock, des chiens dociles, ils arrivaient. Mahiatso, le garde du corps, avait transmis la convocation. Baudigan gardait en mémoire le ton arrogant de l'Asiatique, la façon qu'il avait eue de s'exprimer en faisant bien sentir qu'il était la voix du patron. La voix de son maître ! On ne plaisantait pas avec Mahiatso ! On ne plaisantait jamais avec Mahiatso. Il se rappelait le type de Bakersfield, un gros con de cow-boy. Il avait dit «sale Viet, t'es qu'un sale Viet». Mahiatso l'avait regardé en souriant et puis, toujours en souriant, il était sorti en faisant signe au type de le suivre. Le Japonais n'avait jamais cessé de sourire. Il avait jeté le gros cow-boy à terre aussi facilement qu'il l'aurait fait d'une lycéenne. Sans cesser de sourire il avait sorti son gun et lui avait explosé les rotules. Bang, bang, salut ! L'autre maintenant avait droit aux places pour handicapés, à vie. Tout ça parce qu'il avait bu un verre de trop et que Mahiatso ne pouvait pas voir les Vietnamiens. Mahiatso n'avait aucun humour, jamais personne ne plaisantait lorsqu'il était là. - Le patron veut vous voir aujourd'hui. - Aujourd'hui ? - Aujourd'hui. Il a dit : vous et Willie Dock. C'était plus que la voix, c'était aussi l'accent asiatique de Mahiatso qui l'agaçait. Il avait toujours l'impression que l'autre se foutait de lui. Peut-être que ce n'était pas qu'une impression. L'Asiatique - il ne savait pas s'il était Japonais ou Coréen-, l'Asiatique était très dangereux, il était le plus dangereux, le plus vicieux de tous les gardes du corps de Livermore. Livermore, c'était le patron. Baudigan avait réveillé le gros Dock et ils étaient partis, toutes affaires cessantes, pour Tahoe. - Qu'est-ce qui se passe ? avait demandé Dock. - C'est ton gendre, il a encore déconné. - Mon gendre ? - Oui, ton gendre. J'ai appelé la boîte, il s'est fait piquer la recette. - Comment ça ? - Comment ça ? comment ça ? mais comme un con ! comment ça ?» Baudigan s'était mis à taper à coups de poing sur le volant. Il avait regardé Willie Dock. «Comme un gros connard de bon à rien !» Willie Dock avait préféré la fermer. Le trajet s'était poursuivi dans un épais silence. Ils passèrent Sacramento, aperçurent au loin les superstructures des cargos à quai dans le port. La tension était palpable. Les deux hommes, au-delà de leur colère, avaient peur. Ils avaient diablement raison d'avoir peur. On - quelqu'un, un fou !-avait volé Livermore. Le vol avait eu lieu dans leur zone, sous leu Afficher moinsAfficher plus

Les machoires du passé

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Le Pitch

Présentation de l'éditeur Au Pays Basque, le commandant Gontier doit enquêter sur la disparition d'un certain Haritz... mais tout va se compliquer lorsque Fred Newelton alias Freddy Dallas fauche un million de dollars à Mickey Baudigan, un gangster californien, qui met immédiatement à ses trousses ses meilleures gachettes. Inquiet pour la sécurité de sa femme et de sa fille, Gontier décide de laisser tomber et accepte la mission que lui propose une entreprise high tech dans la Silicone Valley mais… il est des affaires qui ont la peau dure et des plaies trop profondes pour vouloir se refermer. Comme un piège qui claque, les mâchoires du passé vont se refermer. Sur qui ? Sur quoi ? Le piège n’est pas là où on l'attend ! Et celui qui l’a armé n’est pas celui que l’on imagine ! Tour à tour infirmier, formateur, enseignant, consultant ; tour à tour passionné de musique et de photo, d’Amérique aussi… Bernard Boudeau doit avoir neuf vies et nul ne sait s’il les doit à Dieu ou au Diable. En 2009, avec Méfie-toi d’Assia?!, un thriller salué par de nombreux jurys, l’animal plante ses griffes en littérature, et avec un fameux coup de patte ! De la même veine, L’Homme qui aimait les tueurs l’installe parmi les grands du roman noir. Suit Le Marionnettiste, machiavélique et délicieusement manipulateur. Voici son quatrième opus, 420 pages sous très haute tension. Extrait Extrait du prologue MICKEY BAUDIGAN ROULAIT EN DIRECTION DE TAHOE. Le boss lui avait fait dire de venir, à lui et à Willie Dock, des chiens dociles, ils arrivaient. Mahiatso, le garde du corps, avait transmis la convocation. Baudigan gardait en mémoire le ton arrogant de l'Asiatique, la façon qu'il avait eue de s'exprimer en faisant bien sentir qu'il était la voix du patron. La voix de son maître ! On ne plaisantait pas avec Mahiatso ! On ne plaisantait jamais avec Mahiatso. Il se rappelait le type de Bakersfield, un gros con de cow-boy. Il avait dit «sale Viet, t'es qu'un sale Viet». Mahiatso l'avait regardé en souriant et puis, toujours en souriant, il était sorti en faisant signe au type de le suivre. Le Japonais n'avait jamais cessé de sourire. Il avait jeté le gros cow-boy à terre aussi facilement qu'il l'aurait fait d'une lycéenne. Sans cesser de sourire il avait sorti son gun et lui avait explosé les rotules. Bang, bang, salut ! L'autre maintenant avait droit aux places pour handicapés, à vie. Tout ça parce qu'il avait bu un verre de trop et que Mahiatso ne pouvait pas voir les Vietnamiens. Mahiatso n'avait aucun humour, jamais personne ne plaisantait lorsqu'il était là. - Le patron veut vous voir aujourd'hui. - Aujourd'hui ? - Aujourd'hui. Il a dit : vous et Willie Dock. C'était plus que la voix, c'était aussi l'accent asiatique de Mahiatso qui l'agaçait. Il avait toujours l'impression que l'autre se foutait de lui. Peut-être que ce n'était pas qu'une impression. L'Asiatique - il ne savait pas s'il était Japonais ou Coréen-, l'Asiatique était très dangereux, il était le plus dangereux, le plus vicieux de tous les gardes du corps de Livermore. Livermore, c'était le patron. Baudigan avait réveillé le gros Dock et ils étaient partis, toutes affaires cessantes, pour Tahoe. - Qu'est-ce qui se passe ? avait demandé Dock. - C'est ton gendre, il a encore déconné. - Mon gendre ? - Oui, ton gendre. J'ai appelé la boîte, il s'est fait piquer la recette. - Comment ça ? - Comment ça ? comment ça ? mais comme un con ! comment ça ?» Baudigan s'était mis à taper à coups de poing sur le volant. Il avait regardé Willie Dock. «Comme un gros connard de bon à rien !» Willie Dock avait préféré la fermer. Le trajet s'était poursuivi dans un épais silence. Ils passèrent Sacramento, aperçurent au loin les superstructures des cargos à quai dans le port. La tension était palpable. Les deux hommes, au-delà de leur colère, avaient peur. Ils avaient diablement raison d'avoir peur. On - quelqu'un, un fou !-avait volé Livermore. Le vol avait eu lieu dans leur zone, sous leu Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Les machoires du passé
Format
Grand Format
Publication
07 janvier 2013
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
420
Taille
24 x 15 x 3.2 cm
Poids
630
ISBN-13
9782848781310

Auteur

Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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