Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00

Le journal de Yaël Koppman

3.0

(28)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Le journal de Yaël Koppman Extrait Jeudi 5 septembre Clara dit qu'elle se chargerait d'acheter les fleurs. Ce sont les tulipes qu'il aime, ai-je lancé au moment où les portes du métro se fermaient. Elle m'a fait un signe de la main. Ce soir, nous avons fêté l'anniversaire d'Eric. À trente-six ans, mon colocataire est amoureux. Pour la première fois de sa vie, dit-il. De Jérôme, dont j'ai trouvé pour la première fois de ma vie une chemise dans le linge sale. J'ai ouvert la porte sur une brassée de roses. Clara. Avec, empaquetés dans un papier de soie, deux romans de la maison d'édition dans laquelle elle travaille. Alors, comment se porte l'édition française ? a demandé Eric tout en feuilletant, la cuisse collée contre celle de Jérôme, les livres offerts par ma cousine. Bof, pas terrible. Ce qui marche bien en ce moment, a-t-elle précisé, c'est la chick lit. Il faudrait faire de la chick lit à la française. C'est quoi, la chick lit ? ai-je demandé. Une littérature de nanas, chick, chicken, poulette, le genre Bridget Jones. Le personnage principal est une célibataire autour de la trentaine, plutôt jolie et talentueuse mais déprimée, qui n'a pas d'homme dans sa vie, etc. etc. Tu devrais essayer Yaël. Tu as le profil. De celle qui écrit l'histoire ou du personnage ? Jeudi 12 septembre J'ai donc acheté Le Journal de Bridget Jones, mais pas chez mon libraire (qui est charmant). Chez l'autre que je ne connais pas, à qui j'ai demandé un papier cadeau. Qu'il ne croie pas que c'est pour moi. Je l'ai lu. Et l'auteur, Helen Fielding, a lu Jane Austen : tout le dispositif amoureux de Bridget Jones est calqué sur celui d'Orgueil et Préjugés. Elizabeth Bennet préférait le séduisant Wickham à l'orgueilleux Darcy, avant de découvrir la malhonnêteté de l'un et la noblesse de caractère de l'autre. Eh bien Bridget, c'est pareil, elle est d'abord tentée par Daniel Cleaver qui se révèle odieux à l'usage, avant de percevoir combien l'attitude raide de Mark Darcy dissimule ses véritables qualités. J'ai l'air de faire des rapprochements auda­cieux mais la référence est dans le texte (Darcy = Darcy). Puis j'ai lu Devil Wears Prada (Le diable s'habille en Prada), que m'avait aussi conseillé Clara. Presque pas d'histoire d'amour cette fois-ci, mais un job d'assistante de la rédactrice en chef d'un journal de mode, l'auteur ayant elle-même été l'assistante d'Anna Wintour, rédactrice en chef de Vogue. Déjà lassée, j'ai achevé deux autres spécimens du genre pour en déduire quelques règles : Règle n° 1 : Ne pas avoir peur de parler de transpiration et de poils sous les bras. Règle n° 2 : Situer le roman dans un milieu glamour ; je ne connais ni la mode ni le cinéma et je ne crois pas que Clara divulguera pour moi les secrets de l'édition. Ne me reste plus que l'université dont les tours et les détours n'ont plus de secret pour moi. C'est glamour, l'université ? (...) Revue de presse D'un côté, elle nous apprend des choses passionnantes sur les moeurs extravagantes et cruelles de cette communauté de Bloomsbury; de l'autre, le cheminement de son héroïne n'est pas moins intéressant, entre une judaïté pesante, un père inconnu et des relations conflictuelles avec sa mère. Ce qui fait enfin tout le charme de ce Journal de Yaël Koppman, c'est précisément sa forme informelle, où les petits faits vrais du quotidien apportent une touche de légèreté tout à fait bienvenue. Marianne Rubinstein renouvelle-t-elle la chick lit à la française, avec ce roman qui marie profondeur et fantaisie, lucidité et optimisme ? Qu'importe... Elle signe un livre tellement réussi qu'il peut se passer d'étiquette ! (Delphine Peras - Lire, octobre 2007 ) Biographie de l'auteur MARIANNE RUBINSTEIN est née en 1966 à Paris. Elle est maître de conférences en économie à l'université Paris 7. Le Journal de Yaël Koppman est son troisième livre, après Tout le monde n'a pas la chance d'être orphelin (Verticales, 2002) et En famille (Phébus, 20 Afficher moinsAfficher plus

Le journal de Yaël Koppman

3.0

(28)

5,45 €
19,25 € -71%
Sélectionnez la condition
5,45 €
19,25 € -71%

Le Pitch

Présentation de l'éditeur Le journal de Yaël Koppman Extrait Jeudi 5 septembre Clara dit qu'elle se chargerait d'acheter les fleurs. Ce sont les tulipes qu'il aime, ai-je lancé au moment où les portes du métro se fermaient. Elle m'a fait un signe de la main. Ce soir, nous avons fêté l'anniversaire d'Eric. À trente-six ans, mon colocataire est amoureux. Pour la première fois de sa vie, dit-il. De Jérôme, dont j'ai trouvé pour la première fois de ma vie une chemise dans le linge sale. J'ai ouvert la porte sur une brassée de roses. Clara. Avec, empaquetés dans un papier de soie, deux romans de la maison d'édition dans laquelle elle travaille. Alors, comment se porte l'édition française ? a demandé Eric tout en feuilletant, la cuisse collée contre celle de Jérôme, les livres offerts par ma cousine. Bof, pas terrible. Ce qui marche bien en ce moment, a-t-elle précisé, c'est la chick lit. Il faudrait faire de la chick lit à la française. C'est quoi, la chick lit ? ai-je demandé. Une littérature de nanas, chick, chicken, poulette, le genre Bridget Jones. Le personnage principal est une célibataire autour de la trentaine, plutôt jolie et talentueuse mais déprimée, qui n'a pas d'homme dans sa vie, etc. etc. Tu devrais essayer Yaël. Tu as le profil. De celle qui écrit l'histoire ou du personnage ? Jeudi 12 septembre J'ai donc acheté Le Journal de Bridget Jones, mais pas chez mon libraire (qui est charmant). Chez l'autre que je ne connais pas, à qui j'ai demandé un papier cadeau. Qu'il ne croie pas que c'est pour moi. Je l'ai lu. Et l'auteur, Helen Fielding, a lu Jane Austen : tout le dispositif amoureux de Bridget Jones est calqué sur celui d'Orgueil et Préjugés. Elizabeth Bennet préférait le séduisant Wickham à l'orgueilleux Darcy, avant de découvrir la malhonnêteté de l'un et la noblesse de caractère de l'autre. Eh bien Bridget, c'est pareil, elle est d'abord tentée par Daniel Cleaver qui se révèle odieux à l'usage, avant de percevoir combien l'attitude raide de Mark Darcy dissimule ses véritables qualités. J'ai l'air de faire des rapprochements auda­cieux mais la référence est dans le texte (Darcy = Darcy). Puis j'ai lu Devil Wears Prada (Le diable s'habille en Prada), que m'avait aussi conseillé Clara. Presque pas d'histoire d'amour cette fois-ci, mais un job d'assistante de la rédactrice en chef d'un journal de mode, l'auteur ayant elle-même été l'assistante d'Anna Wintour, rédactrice en chef de Vogue. Déjà lassée, j'ai achevé deux autres spécimens du genre pour en déduire quelques règles : Règle n° 1 : Ne pas avoir peur de parler de transpiration et de poils sous les bras. Règle n° 2 : Situer le roman dans un milieu glamour ; je ne connais ni la mode ni le cinéma et je ne crois pas que Clara divulguera pour moi les secrets de l'édition. Ne me reste plus que l'université dont les tours et les détours n'ont plus de secret pour moi. C'est glamour, l'université ? (...) Revue de presse D'un côté, elle nous apprend des choses passionnantes sur les moeurs extravagantes et cruelles de cette communauté de Bloomsbury; de l'autre, le cheminement de son héroïne n'est pas moins intéressant, entre une judaïté pesante, un père inconnu et des relations conflictuelles avec sa mère. Ce qui fait enfin tout le charme de ce Journal de Yaël Koppman, c'est précisément sa forme informelle, où les petits faits vrais du quotidien apportent une touche de légèreté tout à fait bienvenue. Marianne Rubinstein renouvelle-t-elle la chick lit à la française, avec ce roman qui marie profondeur et fantaisie, lucidité et optimisme ? Qu'importe... Elle signe un livre tellement réussi qu'il peut se passer d'étiquette ! (Delphine Peras - Lire, octobre 2007 ) Biographie de l'auteur MARIANNE RUBINSTEIN est née en 1966 à Paris. Elle est maître de conférences en économie à l'université Paris 7. Le Journal de Yaël Koppman est son troisième livre, après Tout le monde n'a pas la chance d'être orphelin (Verticales, 2002) et En famille (Phébus, 20 Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Le journal de Yaël Koppman
Format
Grand Format
Publication
23 août 2007
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
217
Taille
18.5 x 14 x 1.4 cm
Poids
280
ISBN-13
9782848050553

Auteur

Livré entre : 8 février - 11 février
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR et BE) à partir de 29,00 € de livres d'occasion
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés