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Usages du monde

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Le véritable gentleman ne se borne pas aux dehors extérieurs de la politesse ; il cultive en lui les bonnes manières, parce qu'elles sont comme la forme tangible de la bienveillance et du respect qu'il professe pour autrui. Mais cette bienveillance et ce respect, il les a aussi dans le coeur.» Qu'offrir à une femme mariée au réveillon de Noël ? Comment rédiger sa carte de visite, puis la déposer ? Et à qui ? De quelle couleur choisir ses gants pour se rendre en promenade ? Conçu pour éviter la fâcheuse méprise, le faux pas inconvenant, les Usages du monde de la baronne Staffe, manuel de savoir-vivre paru en 1889, constituent le bréviaire par excellence de la politesse française. Le lecteur y trouvera autant un document essentiel sur la vie mondaine de la Belle Époque, ses codes stricts et ses règles de bon sens, qu'un rappel utile de quelques politesses apparemment surannées, mais toujours bonnes à entendre, et à pratiquer. Blanche Soyer (1843-1911), célibataire modeste et cloîtrée dans sa villa de Savigny-sur-Orge, acquit fortune et réputation sous le pseudonyme de baronne Staffe. De ses Secrets pour plaire et pour être aimée à son Cabinet de toilette, ses livres ont donné le ton des bonnes manières à plusieurs générations de Françaises et de Français. Préface de Frédéric Rouvillois. Extrait Extrait de la préface de Frédéric Rouvillois : Dans l'histoire de la politesse française, la baronne Staffe (1843-1911) occupe sans conteste une place singulière, ayant été à la fois un acteur de premier plan et un témoin privilégié des grandes mutations de son temps. Pour prendre la mesure de ce que put être son rôle, il faut tout d'abord replacer dans son époque celle que l'on présentait alors comme «l'éducatrice de la femme moderne*». Une époque qui constitue le véritable âge d'or de la politesse bourgeoise : après la tourmente de la Révolution qui avait mis en cause, avec une violence inouïe, les rites et l'esprit de la politesse d'Ancien Régime, jugée frivole, aristocratique et inégalitaire, l'arrivée au pouvoir de Bonaparte en 1799, et surtout la Restauration de 1814 marquent le grand retour aux principes du savoir-vivre. Mais à beaucoup d'égards, ce savoir-vivre post-révolutionnaire se distingue nettement de la politesse d'avant 89. Celle-ci était en effet centralisée - c'est la Cour qui donnait le ton -, sans pour autant être uniforme : dans cette société d'ordres, la politesse n'était pas la même pour tous, et pour être parfaitement courtois, un roturier n'avait pas à se plier aux mêmes règles qu'un grand seigneur, ni un paysan à respecter celles qui s'imposaient à un bourgeois : il eût même été ridicule, à tenter de le faire. Au contraire, la politesse qui apparaît à l'issue de l'épisode révolutionnaire semble à la fois décentralisée (la cour impériale ne joue plus le rôle qu'assumait jadis celle des rois), et uniforme, du moins tendant à l'unité et à l'uniformité. À l'époque où l'on codifie l'ensemble des règles juridiques (le Code civil date de 1804, le Code pénal de 1810), au motif que «nul n'est censé ignorer la loi», et que c'est ainsi que l'on assurera sa pleine application, c'est aussi de cette manière, inédite, que l'on en vient à considérer les règles du savoir-vivre. Au sein d'une société désormais relativement égalitaire, ces règles, indispensables à l'harmonie et à la paix sociale, doivent être les mêmes pour tous. Il faut les envisager avec sérieux : c'est pourquoi la politesse bourgeoise apparaît beaucoup plus rigide, plus «corsetée», moins détendue que celle d'avant la Révolution. Enfin, cette politesse peut, et même doit, autant que possible, être diffusée dans l'ensemble du corps social, du haut en bas. Sans doute n'est-ce pas forcément ainsi que la politesse est perçue, à l'époque, par les «classes moyennes», qui y voient assurément un signe de reconnaissance, mais aussi la meilleure façon de se distinguer d'un monde rural encore dominant et d'un prolétariat e Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Le véritable gentleman ne se borne pas aux dehors extérieurs de la politesse ; il cultive en lui les bonnes manières, parce qu'elles sont comme la forme tangible de la bienveillance et du respect qu'il professe pour autrui. Mais cette bienveillance et ce respect, il les a aussi dans le coeur.» Qu'offrir à une femme mariée au réveillon de Noël ? Comment rédiger sa carte de visite, puis la déposer ? Et à qui ? De quelle couleur choisir ses gants pour se rendre en promenade ? Conçu pour éviter la fâcheuse méprise, le faux pas inconvenant, les Usages du monde de la baronne Staffe, manuel de savoir-vivre paru en 1889, constituent le bréviaire par excellence de la politesse française. Le lecteur y trouvera autant un document essentiel sur la vie mondaine de la Belle Époque, ses codes stricts et ses règles de bon sens, qu'un rappel utile de quelques politesses apparemment surannées, mais toujours bonnes à entendre, et à pratiquer. Blanche Soyer (1843-1911), célibataire modeste et cloîtrée dans sa villa de Savigny-sur-Orge, acquit fortune et réputation sous le pseudonyme de baronne Staffe. De ses Secrets pour plaire et pour être aimée à son Cabinet de toilette, ses livres ont donné le ton des bonnes manières à plusieurs générations de Françaises et de Français. Préface de Frédéric Rouvillois. Extrait Extrait de la préface de Frédéric Rouvillois : Dans l'histoire de la politesse française, la baronne Staffe (1843-1911) occupe sans conteste une place singulière, ayant été à la fois un acteur de premier plan et un témoin privilégié des grandes mutations de son temps. Pour prendre la mesure de ce que put être son rôle, il faut tout d'abord replacer dans son époque celle que l'on présentait alors comme «l'éducatrice de la femme moderne*». Une époque qui constitue le véritable âge d'or de la politesse bourgeoise : après la tourmente de la Révolution qui avait mis en cause, avec une violence inouïe, les rites et l'esprit de la politesse d'Ancien Régime, jugée frivole, aristocratique et inégalitaire, l'arrivée au pouvoir de Bonaparte en 1799, et surtout la Restauration de 1814 marquent le grand retour aux principes du savoir-vivre. Mais à beaucoup d'égards, ce savoir-vivre post-révolutionnaire se distingue nettement de la politesse d'avant 89. Celle-ci était en effet centralisée - c'est la Cour qui donnait le ton -, sans pour autant être uniforme : dans cette société d'ordres, la politesse n'était pas la même pour tous, et pour être parfaitement courtois, un roturier n'avait pas à se plier aux mêmes règles qu'un grand seigneur, ni un paysan à respecter celles qui s'imposaient à un bourgeois : il eût même été ridicule, à tenter de le faire. Au contraire, la politesse qui apparaît à l'issue de l'épisode révolutionnaire semble à la fois décentralisée (la cour impériale ne joue plus le rôle qu'assumait jadis celle des rois), et uniforme, du moins tendant à l'unité et à l'uniformité. À l'époque où l'on codifie l'ensemble des règles juridiques (le Code civil date de 1804, le Code pénal de 1810), au motif que «nul n'est censé ignorer la loi», et que c'est ainsi que l'on assurera sa pleine application, c'est aussi de cette manière, inédite, que l'on en vient à considérer les règles du savoir-vivre. Au sein d'une société désormais relativement égalitaire, ces règles, indispensables à l'harmonie et à la paix sociale, doivent être les mêmes pour tous. Il faut les envisager avec sérieux : c'est pourquoi la politesse bourgeoise apparaît beaucoup plus rigide, plus «corsetée», moins détendue que celle d'avant la Révolution. Enfin, cette politesse peut, et même doit, autant que possible, être diffusée dans l'ensemble du corps social, du haut en bas. Sans doute n'est-ce pas forcément ainsi que la politesse est perçue, à l'époque, par les «classes moyennes», qui y voient assurément un signe de reconnaissance, mais aussi la meilleure façon de se distinguer d'un monde rural encore dominant et d'un prolétariat e Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Usages du monde: Règles du savoir-vivre dans la société moderne
Editeur
Format
Broché
Publication
10 mai 2007
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
334
Taille
18.5 x 12 x 2 cm
Poids
275
ISBN-13
9782847344479
Livré entre : 9 mars - 12 mars
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