Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00
Panier 00:00

Lettres et carnets

3.8

(35)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur «Je viens juste de passer le quintette La Truite sur le Gramophone. Ecouter l'andantino, ça me donne envie d'être une truite. Dans ce morceau de Schubert, on sent et on respire vraiment les brises et les senteurs, on entend crier de joie les oiseaux et la création tout entière. Et la répétition du thème au piano, telle l'eau fraîche, pure, étincelante, oh, quel enchantement.» 17 février 1943 La veille d'écrire cette dernière lettre, Sophie Scholl, 21 ans, a distribué à l'université le sixième tract de la Rose blanche, appel à la jeunesse allemande contre Hitler et ses partisans, " qui jettent aux pourceaux les valeurs les plus hautes d'une nation ". Elle est arrêtée le lendemain, jugée et décapitée quatre jours plus tard pour haute trahison, avec son frère Hans, 24 ans, et leur camarade Christoph Probst, 23 ans. Le mouvement d'étudiants de la Rose blanche ne leur survivra que de quelques semaines. Sacrifiés volontaires et figures muettes de l'héroïsme au quotidien, Hans et Sophie Scholl sont les premiers nouveaux Allemands. Jusqu'ici totalement inédites, leurs lettres constituent un document unique et bouleversant. On y lit les raisons différentes mais similaires d'un rejet, la montée progressive d'un refus et l'entrée en résistance de deux adolescents libres à en mourir. «Auriez-vous tué Hitler, si vous en aviez eu la possibilité ? - Oui, sur-le-champ !» Traduit, présenté et annoté par Pierre-Emmanuel Dauzat. Extrait Les enfants d'Antigone ou la banalité du bien par Pierre-Emmanuel Dauzat Pour Aude Ils étaient vingt et cent, mais certainement pas des milliers. «Nul ne sait combien ils étaient, écrit Hannah Arendt dans Eichmann à Jérusalem. Cet élément muet totalement isolé ne se manifesta publiquement qu'à une seule occasion, dans un geste unique et désespéré : ce fut quand les Scholl, frère et soeur [...], distribuèrent les célèbres tracts où Hitler était enfin appelé par son nom - un "assassin de masse".» Ils avaient une petite vingtaine d'années, ils étaient une quarantaine d'étudiants, réunis autour d'un professeur de philosophie d'un peu moins de 50 ans, Kurt Huber, et un noyau dur, encore plus réduit : Hans Scholl, né le 22 septembre 1918 ; sa petite soeur, Sophie Scholl, née le 9 mai 1921, et Christoph Probst, né le 6 novembre 1919, marié et père de trois enfants, tous trois guillotinés à Munich le 22 février 1943 ; mais aussi Willi Graf (1918-1943), Alexander Schmorell (1917-1943) et le Pr Huber (1893-1943), exécutés, à la suite d'un second procès, en juillet puis en octobre. Quelques-uns des piliers du groupe, comme Traute Lafrenz, réussirent miraculeusement à échapper au couperet. Depuis leur plus jeune âge, ils n'avaient connu que le décervelage et le discours de haine et de mensonge d'un régime qui en avait fait sa religion. Ils avaient lu les classiques et trouvé dans Schiller ou dans Stifter et Novalis, voire Lessing, Leibniz et Nietzsche, de quoi résister au discours débilitant du régime et prêcher la tolérance. Comme d'autres jeunes gens un peu partout en Allemagne, mais avec des risques formidables, il leur parut aller de soi qu'ils devaient dire non. Et pour se dérober au «démon du consentement» et à la «jubilation anonyme» environnante, ils étaient prêts à risquer la mort. Revue de presse Dans le grand hall de l'université de Munich, en février 1943, deux étudiants hors du commun, Hans et Sophie Scholl, jetèrent des tracts pour réveiller les consciences de leurs condisciples. Ces textes appelaient à déserter les amphithéâtres et à s'insurger : pour l'honneur, pour la liberté, "contre l'asservissement de l'Europe par le national-socialisme". "Les morts de Stalingrad nous implorent", dit encore le tract évoquant la terrible bataille que les armées allemandes viennent de perdre... Le volume traduit aujourd'hui par les éditions Tallandier rassemble, lui, des textes de Hans et Sophie, écrits entre 1937 et 1943, qui permettent, par leur variété et l'é Afficher moinsAfficher plus

Lettres et carnets

3.8

(35)

Indisponible
Sélectionnez la condition
Indisponible
Etre averti(e) de la disponibilité

Le Pitch

Présentation de l'éditeur «Je viens juste de passer le quintette La Truite sur le Gramophone. Ecouter l'andantino, ça me donne envie d'être une truite. Dans ce morceau de Schubert, on sent et on respire vraiment les brises et les senteurs, on entend crier de joie les oiseaux et la création tout entière. Et la répétition du thème au piano, telle l'eau fraîche, pure, étincelante, oh, quel enchantement.» 17 février 1943 La veille d'écrire cette dernière lettre, Sophie Scholl, 21 ans, a distribué à l'université le sixième tract de la Rose blanche, appel à la jeunesse allemande contre Hitler et ses partisans, " qui jettent aux pourceaux les valeurs les plus hautes d'une nation ". Elle est arrêtée le lendemain, jugée et décapitée quatre jours plus tard pour haute trahison, avec son frère Hans, 24 ans, et leur camarade Christoph Probst, 23 ans. Le mouvement d'étudiants de la Rose blanche ne leur survivra que de quelques semaines. Sacrifiés volontaires et figures muettes de l'héroïsme au quotidien, Hans et Sophie Scholl sont les premiers nouveaux Allemands. Jusqu'ici totalement inédites, leurs lettres constituent un document unique et bouleversant. On y lit les raisons différentes mais similaires d'un rejet, la montée progressive d'un refus et l'entrée en résistance de deux adolescents libres à en mourir. «Auriez-vous tué Hitler, si vous en aviez eu la possibilité ? - Oui, sur-le-champ !» Traduit, présenté et annoté par Pierre-Emmanuel Dauzat. Extrait Les enfants d'Antigone ou la banalité du bien par Pierre-Emmanuel Dauzat Pour Aude Ils étaient vingt et cent, mais certainement pas des milliers. «Nul ne sait combien ils étaient, écrit Hannah Arendt dans Eichmann à Jérusalem. Cet élément muet totalement isolé ne se manifesta publiquement qu'à une seule occasion, dans un geste unique et désespéré : ce fut quand les Scholl, frère et soeur [...], distribuèrent les célèbres tracts où Hitler était enfin appelé par son nom - un "assassin de masse".» Ils avaient une petite vingtaine d'années, ils étaient une quarantaine d'étudiants, réunis autour d'un professeur de philosophie d'un peu moins de 50 ans, Kurt Huber, et un noyau dur, encore plus réduit : Hans Scholl, né le 22 septembre 1918 ; sa petite soeur, Sophie Scholl, née le 9 mai 1921, et Christoph Probst, né le 6 novembre 1919, marié et père de trois enfants, tous trois guillotinés à Munich le 22 février 1943 ; mais aussi Willi Graf (1918-1943), Alexander Schmorell (1917-1943) et le Pr Huber (1893-1943), exécutés, à la suite d'un second procès, en juillet puis en octobre. Quelques-uns des piliers du groupe, comme Traute Lafrenz, réussirent miraculeusement à échapper au couperet. Depuis leur plus jeune âge, ils n'avaient connu que le décervelage et le discours de haine et de mensonge d'un régime qui en avait fait sa religion. Ils avaient lu les classiques et trouvé dans Schiller ou dans Stifter et Novalis, voire Lessing, Leibniz et Nietzsche, de quoi résister au discours débilitant du régime et prêcher la tolérance. Comme d'autres jeunes gens un peu partout en Allemagne, mais avec des risques formidables, il leur parut aller de soi qu'ils devaient dire non. Et pour se dérober au «démon du consentement» et à la «jubilation anonyme» environnante, ils étaient prêts à risquer la mort. Revue de presse Dans le grand hall de l'université de Munich, en février 1943, deux étudiants hors du commun, Hans et Sophie Scholl, jetèrent des tracts pour réveiller les consciences de leurs condisciples. Ces textes appelaient à déserter les amphithéâtres et à s'insurger : pour l'honneur, pour la liberté, "contre l'asservissement de l'Europe par le national-socialisme". "Les morts de Stalingrad nous implorent", dit encore le tract évoquant la terrible bataille que les armées allemandes viennent de perdre... Le volume traduit aujourd'hui par les éditions Tallandier rassemble, lui, des textes de Hans et Sophie, écrits entre 1937 et 1943, qui permettent, par leur variété et l'é Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Lettres et carnets
Auteur
Editeur
Format
Grand Format
Publication
28 août 2008
Auteur
Scholl, Sophie
Editeur scientifique
Jens, Inge
Editeur scientifique
Dauzat, Pierre-Emmanuel
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
366
Taille
21.5 x 14.5 x 3 cm
Poids
477
ISBN-13
9782847344363
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR et BE) à partir de 20,00 € de livres d'occasion
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés