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100 Ans de livres d'Enfant et de Jeunesse: 1840-1940

1.0

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Audience : Adulte - Haut niveau
Le Pitch
Description du produit In-4. Cartonné, sous jaquette illustrée, 300 pp., photographies de Jean-Jérôme Carcopino, Nombreuses illustrations en couleurs. Exemplaire en très bon état. Extrait Extrait de l'introduction des auteurs : Pourquoi le «siècle d'or» ? Parce qu'il est «d'or et de vermeil revestu». Parce que l'or est illusion et que l'illusion plaît à l'enfance. On imagine aisément, pour l'éprouver encore aujourd'hui, la fascination de l'enfant devant ces livrées qui, insolentes, leur faisaient de l'oeil dans une invitation vers un inconnu de rêve et de voyages. Le XIXe siècle a déversé sur la jeunesse un éblouissant déluge de livres et de jouets dont les parures flambaient, le temps du jour de l'an et des étrennes, dans la vitrine des magasins, transformés pour quelques jours en «Forêt de Noël» chère à Casse-noisettes. Comme elles faisaient riches ces couvertures, véritable mirage pour les plus démunis. Et pour beaucoup de ces petits yeux qui n'allaient plus revoir ces merveilles fugitives pendant une année, ces visions ne seront plus que le souvenir d'un désir. Rares étaient les enfants à qui d'heureux privilèges permettaient d'accéder à ces albums. C'est dire le prix que ces livres représentaient ; c'est dire l'importance, aujourd'hui oubliée, qu'on pouvait y attacher comme récompense. Sous le paternel et bienveillant patronage du ministère de l'Instruction Publique, avant les «grandes vacances», on procédait solennellement à la distribution des Prix, en présence d'un sous-préfet en bicorne, d'une brochette de notabilités et de quelques officiers des «hussards noirs» de la République. Ainsi, quelques-uns de ces joyaux, malgré leur prix, étaient remis aux élèves les plus méritants. Mais ne nous y trompons pas : pour la circonstance, les livres de qualité étaient rares et, le temps passant, ce seront de bien pâles succédanés qui récompenseront les lauréats. Les véritables beaux livres étaient chers. Il suffit pour s'en convaincre de jeter un coup d'oeil sur les catalogues de l'époque. Alors qu'en 1900 une blanchisseuse tirait du prix de sa fatigue jusqu'à 3 francs par jour, le plus misérable livre broché coûtait 1 franc, un Jules Verne broché in-8 coûtait environ 9 francs, le même cartonné 12 francs et relié 14 francs. De tels livres ne sont plus concevables de nos jours. Il faudrait une fortune pour rééditer à l'identique - ors, gravures, percalines, chromolithographies - un ouvrage comme il en était proposé à la jeunesse voici cent ans. Ne parlons pas des reliures... Et pourtant, ces livres étaient déjà, pour les puristes, des trompe-l'oeil. Le cartonnage n'était pas une véritable reliure. Les lithographies n'étaient pas de vraies gravures et les papiers étaient souvent de mauvaise qualité. On pouvait donc aborder avec une certaine commisération ces livres qui n'étaient, somme toute, conçus que pour la grande diffusion et réservés à l'amusement de la jeunesse. Mais le destin est malicieux. La lithographie allait permettre ce que n'autorisait pas la gravure et rendre toute sa liberté au dessin. La chromolithographie, qui fut et demeure le plus spectaculaire procédé de reproduction des couleurs, nous livrera des oeuvres de très haute tenue comme les paysages d'Egypte de David Roberts et l'oeuvre monumentale du baron Taylor, en attendant les affiches de Toulouse-Lautrec et les livres de peintres. Afficher moinsAfficher plus

100 Ans de livres d'Enfant et de Jeunesse: 1840-1940

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Description du produit In-4. Cartonné, sous jaquette illustrée, 300 pp., photographies de Jean-Jérôme Carcopino, Nombreuses illustrations en couleurs. Exemplaire en très bon état. Extrait Extrait de l'introduction des auteurs : Pourquoi le «siècle d'or» ? Parce qu'il est «d'or et de vermeil revestu». Parce que l'or est illusion et que l'illusion plaît à l'enfance. On imagine aisément, pour l'éprouver encore aujourd'hui, la fascination de l'enfant devant ces livrées qui, insolentes, leur faisaient de l'oeil dans une invitation vers un inconnu de rêve et de voyages. Le XIXe siècle a déversé sur la jeunesse un éblouissant déluge de livres et de jouets dont les parures flambaient, le temps du jour de l'an et des étrennes, dans la vitrine des magasins, transformés pour quelques jours en «Forêt de Noël» chère à Casse-noisettes. Comme elles faisaient riches ces couvertures, véritable mirage pour les plus démunis. Et pour beaucoup de ces petits yeux qui n'allaient plus revoir ces merveilles fugitives pendant une année, ces visions ne seront plus que le souvenir d'un désir. Rares étaient les enfants à qui d'heureux privilèges permettaient d'accéder à ces albums. C'est dire le prix que ces livres représentaient ; c'est dire l'importance, aujourd'hui oubliée, qu'on pouvait y attacher comme récompense. Sous le paternel et bienveillant patronage du ministère de l'Instruction Publique, avant les «grandes vacances», on procédait solennellement à la distribution des Prix, en présence d'un sous-préfet en bicorne, d'une brochette de notabilités et de quelques officiers des «hussards noirs» de la République. Ainsi, quelques-uns de ces joyaux, malgré leur prix, étaient remis aux élèves les plus méritants. Mais ne nous y trompons pas : pour la circonstance, les livres de qualité étaient rares et, le temps passant, ce seront de bien pâles succédanés qui récompenseront les lauréats. Les véritables beaux livres étaient chers. Il suffit pour s'en convaincre de jeter un coup d'oeil sur les catalogues de l'époque. Alors qu'en 1900 une blanchisseuse tirait du prix de sa fatigue jusqu'à 3 francs par jour, le plus misérable livre broché coûtait 1 franc, un Jules Verne broché in-8 coûtait environ 9 francs, le même cartonné 12 francs et relié 14 francs. De tels livres ne sont plus concevables de nos jours. Il faudrait une fortune pour rééditer à l'identique - ors, gravures, percalines, chromolithographies - un ouvrage comme il en était proposé à la jeunesse voici cent ans. Ne parlons pas des reliures... Et pourtant, ces livres étaient déjà, pour les puristes, des trompe-l'oeil. Le cartonnage n'était pas une véritable reliure. Les lithographies n'étaient pas de vraies gravures et les papiers étaient souvent de mauvaise qualité. On pouvait donc aborder avec une certaine commisération ces livres qui n'étaient, somme toute, conçus que pour la grande diffusion et réservés à l'amusement de la jeunesse. Mais le destin est malicieux. La lithographie allait permettre ce que n'autorisait pas la gravure et rendre toute sa liberté au dessin. La chromolithographie, qui fut et demeure le plus spectaculaire procédé de reproduction des couleurs, nous livrera des oeuvres de très haute tenue comme les paysages d'Egypte de David Roberts et l'oeuvre monumentale du baron Taylor, en attendant les affiches de Toulouse-Lautrec et les livres de peintres. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
100 Ans de livres d'Enfant et de Jeunesse: 1840-1940
Format
Beau Livre
Publication
24 octobre 2006
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
300
Taille
32.5 x 25 x 3.5 cm
Poids
2400
ISBN-13
9782846902786
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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