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La violence n'est pas un accident

4.1

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Audience : Adulte - Haut niveau
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Un essai essentiel pour comprendre les ressorts des turbulences de notre monde. Des clés pour les penser et y résister. L'avènement du capitalisme, voire de la civilisation, cause-t-il plus de violence qu'il n'en empêche ? Existe-t-il de la violence dans la simple idée du «voisin» ? Et se pourrait-il que la forme d'action la plus appropriée contre la violence soit aujourd'hui de la contempler, de penser ? Dans cet appel passionné à la prise de conscience, Žižek pose son regard implacable sur nos démocraties capitalistes et les soulèvements qui les ont marquées ces dernières années (émeutes des banlieues parisiennes en 2005, ou violences suivant l'ouragan Katrina à La Nouvelle-Orléans). Il explore les régimes totalitaires sanglants du siècle dernier et cette violence qualifiée de «divine». En s'appuyant sur les cultures académique et populaire, Kant, Lacan, les blagues, la littérature et le cinéma contemporains, cet ancien universitaire, devenu icône philosophique, discute la violence inhérente à la mondialisation, au capitalisme, aux fondamentalismes et au langage. Cet ouvrage confirme sa position parmi les plus érudits - et les plus incendiaires - des penseurs actuels. Slavoj Žižek, né en 1949 à Ljubljana (Slovénie), est un philosophe marxiste et critique culturel, auteur de plus de quarante ouvrages et sujet de deux films : The Pervert's Guide to Cinéma et Žižek ! En 1990, un an avant la libération de son pays, il était candidat du parti Démocratie libérale slovène. Analyste de Lacan et Hegel, décrypteur du monde contemporain par le prisme de la culture populaire, célèbre pour son goût de la controverse, il dirige le Center for Advanced Studies in Humanities à l'université de Londres. «Žižek est le plus brillant héraut de la psychanalyse, et même de la théorie culturelle en général, qui ait vu le jour en Europe depuis des décennies.» Terry Eagleton, université d'Oxford «Un critique étonnant et audacieux, qui ne regarde pas en arrière et ne respecte pas les chapelles. Il virevolte dans l'ère des images globalisées et des réalités fabriquées.» Times Literary Supplement «Il met la culture en pièces. Žižek pense l'après-guerre en avance rapide.» Village Voice Extrait Extrait de l'introduction La robe sanglante du tyran Connaissez-vous la vieille histoire de l'ouvrier soupçonné de vol ? Chaque soir, quand l'homme quitte l'usine, les gardiens inspectent avec soin la brouette qu'il pousse devant lui. Mais ils font chou blanc car la brouette est toujours vide. Jusqu'au jour où l'on découvre enfin le pot aux roses : ce sont les brouettes que vole l'ouvrier... Si une thèse commune confère une certaine unité au bric-à-brac de réflexions qui va suivre, c'est que le même paradoxe s'applique à la violence. Nous avons tendance à considérer la criminalité, la terreur, les troubles civils et les conflits internationaux comme les manifestations les plus évidentes de la violence. Pourtant, il serait judicieux de prendre un peu de recul et de nous détacher de l'attraction fascinante qu'exerce sur nous cette violence «subjective», immédiatement visible et exercée par un agent clairement identifiable, afin de mieux observer le contexte qui génère ses manifestations. Car cette prise de recul nous permettrait de découvrir qu'une autre violence irrigue nos efforts mêmes pour la combattre et promouvoir la tolérance. Tel est le point de départ, voire l'axiome, de cet ouvrage : la violence subjective n'est que la part la plus visible d'un triumvirat mobilisant deux autres types de violence objective. Premièrement, la violence «symbolique» incarnée dans le langage et ses formes, ce que Heidegger appelait la «maison de l'être». Comme nous le verrons par la suite, celle-ci n'est pas seulement à l'oeuvre dans les cas évidents (et largement documentés) d'incitation à la violence et de rapports de domination sociale tels que reproduits dans les formes courantes de discours : il existe une forme de violenc Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Un essai essentiel pour comprendre les ressorts des turbulences de notre monde. Des clés pour les penser et y résister. L'avènement du capitalisme, voire de la civilisation, cause-t-il plus de violence qu'il n'en empêche ? Existe-t-il de la violence dans la simple idée du «voisin» ? Et se pourrait-il que la forme d'action la plus appropriée contre la violence soit aujourd'hui de la contempler, de penser ? Dans cet appel passionné à la prise de conscience, Žižek pose son regard implacable sur nos démocraties capitalistes et les soulèvements qui les ont marquées ces dernières années (émeutes des banlieues parisiennes en 2005, ou violences suivant l'ouragan Katrina à La Nouvelle-Orléans). Il explore les régimes totalitaires sanglants du siècle dernier et cette violence qualifiée de «divine». En s'appuyant sur les cultures académique et populaire, Kant, Lacan, les blagues, la littérature et le cinéma contemporains, cet ancien universitaire, devenu icône philosophique, discute la violence inhérente à la mondialisation, au capitalisme, aux fondamentalismes et au langage. Cet ouvrage confirme sa position parmi les plus érudits - et les plus incendiaires - des penseurs actuels. Slavoj Žižek, né en 1949 à Ljubljana (Slovénie), est un philosophe marxiste et critique culturel, auteur de plus de quarante ouvrages et sujet de deux films : The Pervert's Guide to Cinéma et Žižek ! En 1990, un an avant la libération de son pays, il était candidat du parti Démocratie libérale slovène. Analyste de Lacan et Hegel, décrypteur du monde contemporain par le prisme de la culture populaire, célèbre pour son goût de la controverse, il dirige le Center for Advanced Studies in Humanities à l'université de Londres. «Žižek est le plus brillant héraut de la psychanalyse, et même de la théorie culturelle en général, qui ait vu le jour en Europe depuis des décennies.» Terry Eagleton, université d'Oxford «Un critique étonnant et audacieux, qui ne regarde pas en arrière et ne respecte pas les chapelles. Il virevolte dans l'ère des images globalisées et des réalités fabriquées.» Times Literary Supplement «Il met la culture en pièces. Žižek pense l'après-guerre en avance rapide.» Village Voice Extrait Extrait de l'introduction La robe sanglante du tyran Connaissez-vous la vieille histoire de l'ouvrier soupçonné de vol ? Chaque soir, quand l'homme quitte l'usine, les gardiens inspectent avec soin la brouette qu'il pousse devant lui. Mais ils font chou blanc car la brouette est toujours vide. Jusqu'au jour où l'on découvre enfin le pot aux roses : ce sont les brouettes que vole l'ouvrier... Si une thèse commune confère une certaine unité au bric-à-brac de réflexions qui va suivre, c'est que le même paradoxe s'applique à la violence. Nous avons tendance à considérer la criminalité, la terreur, les troubles civils et les conflits internationaux comme les manifestations les plus évidentes de la violence. Pourtant, il serait judicieux de prendre un peu de recul et de nous détacher de l'attraction fascinante qu'exerce sur nous cette violence «subjective», immédiatement visible et exercée par un agent clairement identifiable, afin de mieux observer le contexte qui génère ses manifestations. Car cette prise de recul nous permettrait de découvrir qu'une autre violence irrigue nos efforts mêmes pour la combattre et promouvoir la tolérance. Tel est le point de départ, voire l'axiome, de cet ouvrage : la violence subjective n'est que la part la plus visible d'un triumvirat mobilisant deux autres types de violence objective. Premièrement, la violence «symbolique» incarnée dans le langage et ses formes, ce que Heidegger appelait la «maison de l'être». Comme nous le verrons par la suite, celle-ci n'est pas seulement à l'oeuvre dans les cas évidents (et largement documentés) d'incitation à la violence et de rapports de domination sociale tels que reproduits dans les formes courantes de discours : il existe une forme de violenc Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
La violence n'est pas un accident (0000)
Format
Broché
Publication
16 février 2012
Traduction
Peronny, Nathalie
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
320
Taille
20 x 13 x 2.1 cm
Poids
277
ISBN-13
9782846263993
Livré entre : 30 juin - 3 juillet
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