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je pense a toi mon lou. poemes et lettres d'apollinaire a lou

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Présentation de l'éditeur JE PENSE A TOI mon lou POEMES ET LETTRES D'APOLLINAIRE A LOU NOUVELLE ÉDITION REVUE ET COMMENTÉE PAR LAURENCE CAMPA Apollinaire aima passionnément Lou. Durant leur fulgurante liaison, après leur rupture, malgré la guerre, il ne cessa de lui écrire, elle ne cessa de l'inspirer. L'ardente maîtresse devint peu à peu un être de mots, un prodige poétique. Voici, pour la première fois annotés et en fac-similé, les fameux Poèmes à Lou révélés dans les lettres qui les contenaient et que le poète lui adressait. Apollinaire passe du vers à la prose, du calligramme à la forme régulière, faisant varier à l'infini toutes les ressources de son art. Chaque lettre recèle un monde intérieur faisant corps avec l'expérience du front. Reproduire ces poèmes dans leur matérialité, c'est faire sentir l'urgence de la guerre, l'urgence de l'amour, la précarité de la situation du combattant, mais aussi la beauté qui préside au geste du poète amoureux. LAURENCE CAMPA est maître de conférences de l'Université de Paris-XII Val-de-Marne. Elle est l'auteur de L'Esthétique d'Apollinaire (Sedes, 1996), d'Apollinaire, critique littéraire (Champion. 3002) et de Passion Apollinaire, la poésie à perte de vue (Textuel, 2004). en collaboration avec Michel Décaudin. Elle a réédité Guillaume Apollinaire, Lettres à Madeleine. Tendre comme le souvenir (Gallimard, 2005) et prépare une biographie du poète à paraître également chez Gallimard. Extrait Extrait de la préface : Guillaume Apollinaire aima passionnément Lou. Elle lui inspira des vers vibrants, des vers que l'on voudrait avoir reçus, ou écrits ; des vers justes et profonds qu'on se dit dans la douceur du déduit, qu'on se crie dans l'ardeur du désir ; des vers mélodieux qu'on chante pour exprimer sa joie, qu'on murmure à part soi, quand on se sent seul et triste. Qui était-elle ? De vieilles photographies la montrent le regard franc, légèrement oblique, sous un grand chapeau canotier ; en panoplie d'aviateur prenant la pose avec sérieux ; «couchée dans l'herbe, la croupe montagneuse» ; les pieds dans la mer, fraîche et naturelle. Ce que les images nous révèlent de cette femme au physique passable mais piquant serait au fond assez banal, peut-être même un brin suranné ou simplement pittoresque, si les mots ne faisaient cortège autour d'elle. Car Lou est un être de mots, un prodige poétique, une création de l'amour. ... pensant comme un homme doué d'une assez bonne tête, et sentant comme une femme très fragile, je consacre mes jours aux études agréables, aux plaisirs d'une société choisie, et mes nuits aux délices de la volupté, dont je me suis fait un art que j'ai poussé plus loin qu'aucune femme. Constante en amitié, mais volage en amour, je suis heureuse, et me flatte de n'avoir jamais fait le malheur de personne. NERCIAT, Félicia ou mes fredaines, 1775. Lou était comtesse. Elle s'appelait Geneviève Marguerite Marie-Louise de Pillot de Coligny, était née le 31 juillet 1881 à Vesoul et descendait en ligne directe par les femmes de l'amiral Gaspard de Coligny. Au sortir d'une jeunesse cloîtrée dont la stricte éducation ne parvint pas à brider le caractère fantasque, elle épousa, en 1904, le baron Edouard Henry Marie de Coudenhove, dont elle devait divorcer en 1912. Personnalité instable, excessivement nerveuse, avide de nouveauté, elle aimait le footing, l'aviation, refusait de porter le corset et s'abandonnait volontiers aux ivresses illicites. Toujours piaffante, celle que son entourage appelait Louise ou Loulou ne détestait pas la réputation d'aventurière que lui faisait le grand monde. Elle collectionnait les amants, par tempérament, par désir de vertige, par désoeuvrement. Mais elle avait un ami, auquel son coeur fut toujours fidèle : Charles Cousin, fils d'un notaire honoraire de Sedan, de deux ans son cadet, et qu'elle surnommait Toutou. Il suffit d'une rencontre pour qu'Apollinaire s'éprit de la comtesse. Attendant l'autorisation de s'engager, le poète Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur JE PENSE A TOI mon lou POEMES ET LETTRES D'APOLLINAIRE A LOU NOUVELLE ÉDITION REVUE ET COMMENTÉE PAR LAURENCE CAMPA Apollinaire aima passionnément Lou. Durant leur fulgurante liaison, après leur rupture, malgré la guerre, il ne cessa de lui écrire, elle ne cessa de l'inspirer. L'ardente maîtresse devint peu à peu un être de mots, un prodige poétique. Voici, pour la première fois annotés et en fac-similé, les fameux Poèmes à Lou révélés dans les lettres qui les contenaient et que le poète lui adressait. Apollinaire passe du vers à la prose, du calligramme à la forme régulière, faisant varier à l'infini toutes les ressources de son art. Chaque lettre recèle un monde intérieur faisant corps avec l'expérience du front. Reproduire ces poèmes dans leur matérialité, c'est faire sentir l'urgence de la guerre, l'urgence de l'amour, la précarité de la situation du combattant, mais aussi la beauté qui préside au geste du poète amoureux. LAURENCE CAMPA est maître de conférences de l'Université de Paris-XII Val-de-Marne. Elle est l'auteur de L'Esthétique d'Apollinaire (Sedes, 1996), d'Apollinaire, critique littéraire (Champion. 3002) et de Passion Apollinaire, la poésie à perte de vue (Textuel, 2004). en collaboration avec Michel Décaudin. Elle a réédité Guillaume Apollinaire, Lettres à Madeleine. Tendre comme le souvenir (Gallimard, 2005) et prépare une biographie du poète à paraître également chez Gallimard. Extrait Extrait de la préface : Guillaume Apollinaire aima passionnément Lou. Elle lui inspira des vers vibrants, des vers que l'on voudrait avoir reçus, ou écrits ; des vers justes et profonds qu'on se dit dans la douceur du déduit, qu'on se crie dans l'ardeur du désir ; des vers mélodieux qu'on chante pour exprimer sa joie, qu'on murmure à part soi, quand on se sent seul et triste. Qui était-elle ? De vieilles photographies la montrent le regard franc, légèrement oblique, sous un grand chapeau canotier ; en panoplie d'aviateur prenant la pose avec sérieux ; «couchée dans l'herbe, la croupe montagneuse» ; les pieds dans la mer, fraîche et naturelle. Ce que les images nous révèlent de cette femme au physique passable mais piquant serait au fond assez banal, peut-être même un brin suranné ou simplement pittoresque, si les mots ne faisaient cortège autour d'elle. Car Lou est un être de mots, un prodige poétique, une création de l'amour. ... pensant comme un homme doué d'une assez bonne tête, et sentant comme une femme très fragile, je consacre mes jours aux études agréables, aux plaisirs d'une société choisie, et mes nuits aux délices de la volupté, dont je me suis fait un art que j'ai poussé plus loin qu'aucune femme. Constante en amitié, mais volage en amour, je suis heureuse, et me flatte de n'avoir jamais fait le malheur de personne. NERCIAT, Félicia ou mes fredaines, 1775. Lou était comtesse. Elle s'appelait Geneviève Marguerite Marie-Louise de Pillot de Coligny, était née le 31 juillet 1881 à Vesoul et descendait en ligne directe par les femmes de l'amiral Gaspard de Coligny. Au sortir d'une jeunesse cloîtrée dont la stricte éducation ne parvint pas à brider le caractère fantasque, elle épousa, en 1904, le baron Edouard Henry Marie de Coudenhove, dont elle devait divorcer en 1912. Personnalité instable, excessivement nerveuse, avide de nouveauté, elle aimait le footing, l'aviation, refusait de porter le corset et s'abandonnait volontiers aux ivresses illicites. Toujours piaffante, celle que son entourage appelait Louise ou Loulou ne détestait pas la réputation d'aventurière que lui faisait le grand monde. Elle collectionnait les amants, par tempérament, par désir de vertige, par désoeuvrement. Mais elle avait un ami, auquel son coeur fut toujours fidèle : Charles Cousin, fils d'un notaire honoraire de Sedan, de deux ans son cadet, et qu'elle surnommait Toutou. Il suffit d'une rencontre pour qu'Apollinaire s'éprit de la comtesse. Attendant l'autorisation de s'engager, le poète Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
je pense a toi mon lou. poemes et lettres d'apollinaire a lou
Editeur
Format
Broché
Publication
27 septembre 2007
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
216
Taille
28.6 x 25.2 x 2.1 cm
Poids
1014
ISBN-13
9782845972339
Livré entre : 24 juillet - 27 juillet
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