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Confessions d'un voleur d'art

3.2

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur «Je me revois devant l'oeuvre convoitée : l'émotion me submerge, une force intérieure me pousse, irrésistible. J'ai le coeur qui bat, non pas tant à cause du danger que du désir de posséder cette oeuvre. Je calcule très vite comment je vais m'en emparer sans être vu. Je sais que je vais la prendre ! Il faut juste évaluer la situation, repérer les caméras, les systèmes d'alarme éventuels, surveiller les allées et venues des gardiens, et choisir le moment où je vais fondre sur ma proie.» Pendant plus de sept ans, Stéphane Breitwieser va écumer les musées, les châteaux et les salles des ventes pour se constituer une extraordinaire collection particulière : des tableaux de Bruegel, Cranach, des pièces d'orfèvrerie inestimables, en tout plus de 230 objets soigneusement exposés dans sa chambre pour son seul plaisir, et dont il n'a jamais fait commerce. Pour la première fois, «l'Arsène Lupin des musées» raconte sa vie rocambolesque de voleur d'art et livre des aveux complets. Il nous entraîne dans sa folle quête de la beauté en compagnie de sa petite amie à travers l'Europe. Jusqu'au terme fatal de ses avenaires : la prison, où il apprend avec horreur que sa mère a jeté une partie de son trésor dans un canal et détruit le reste à coups de masse. Extrait 1. L'apprentissage d'un voleur C'était trop tentant ! Le meuble vitré était entrouvert. À l'intérieur, des armes, des pistolets des XVIIe, XVIIIe siècles. Mon père en avait quelques-unes à la maison, mais il ne m'a rien laissé lorsqu'il est parti. J'ai pensé à lui... Ces armes étaient plus anciennes, plus belles que les siennes, même si elles étaient un peu rouillées. Anne-Catherine, ma copine, me voyait hésiter. Nous n'étions pas venus dans ce musée pour voler. Pas du tout. C'était un endroit que je connaissais bien, non loin de chez moi, j'y venais autrefois avec mes parents. Anne-Catherine a insisté : - Écoute, vas-y, profites-en ! Fais pas l'idiot ! J'ai plongé la main et, en un éclair, la plus belle pièce, un pistolet à silex, s'est retrouvée dans mon sac à dos. J'ai refermé la vitrine. Mon coeur battait fort. Anne-Catherine m'a souri. D'un pas que nous nous efforcions de ralentir, nous sommes sortis du musée et nous avons retrouvé la voiture, une Opel Corsa que mes grands-parents m'avaient offerte pour mon bac. Nous ne sommes pas retournés tout de suite vers Mulhouse, à vingt-cinq kilomètres de là, où j'habitais avec ma mère. Nous avons pris la route des monts d'Alsace, et nous nous sommes arrêtés à un sommet. Là, avec un calme qui m'a étonné, j'ai sorti le pistolet de mon sac. J'avais envie de l'embrasser. C'était une pièce réalisée dans les années 1720-1730 par un armurier de Colmar, un certain Barth. Je devais m'apercevoir par la suite que le système de percussion d'origine avait été modifié. Si je l'avais su, je ne l'aurais certainement pas prise. Seules m'intéressaient les pièces qui étaient vraiment «dans leur jus» et n'avaient subi aucune transformation. Revue de presse La première fois, c'était au petit musée municipal de Thann, chez lui en Alsace, au coeur de l'été 1994, le vol accidentel d'un pistolet à silex. Facile, trop facile. Il avait 23 ans à peine et pour tout équipement son trousseau de clés, matériel qui évoluera à peine au fil des ans : un tournevis, un couteau suisse Victorinox à lames multiples, une paire de gants... Nul besoin de la technologie de «Mission impossible» pour voler 240 oeuvres d'art aux heures d'ouverture des musées sans rien casser... Cette fascinante confession, document rare sur le plan humain, édifie par ce qu'elle révèle des coulisses du monde de l'art : les lacunes de la sécurité, l'étrange silence des galeristes qui ne réclament même pas ce qui leur a été volé, la non moins étrange absence de représentants du ministère de la Culture au procès.... (Pierre Assouline - Le Nouvel Observateur du 2 novembre 2006) Afficher moinsAfficher plus

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Détails du livre

Titre complet
Confessions d'un voleur d'art
Format
Broché
Publication
01 janvier 2006
Auteur
De Chazournes, Yves
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
360
Taille
20.7 x 14.3 x 2.6 cm
Poids
356
ISBN-13
9782843374104

Auteur

Livré entre : 27 juin - 30 juin
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