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Citizen game

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Le Pitch
Présentation de l'éditeur En 1990, à l'âge de 19 ans, Nicolas Gaume fonde Kalisto, société de création de jeux vidéo. Poursuivant le rêve de construire un studio de création comparable aux plus grands, il va faire de sa petite entreprise bordelaise un acteur important de cette industrie encore jeune en Europe. Kalisto produit plusieurs best-sellers mondiaux, l'aventure se révèle aussi passionnante humainement qu'économiquement. Dix ans plus tard, Kalisto entre en Bourse. La société, qui emploie plus de 200 personnes, est saluée par les médias comme un modèle de success story «à la française». Bill Gates et Steven Spielberg s'intéressent à son entreprise. Nicolas Gaume est alors un milliardaire virtuel. L'action flambe. En 2002, Kalisto est liquidée, Nicolas Gaume est attaqué en justice par d'anciens petits porteurs, criblé de dettes et vilipendé par les médias comme un échec... exemplaire. Aujourd'hui, endetté mais plein de projets, il nous livre le récit très personnel de ses victoires et de ses erreurs. Membre de cette génération en grande partie façonnée par l'informatique, il nous fait aussi partager ses réflexions sur les bouleversements culturels engendrés par les nouvelles technologies. Nicolas Gaume est actuellement directeur du département jeux mobiles de la filiale Lagardère Active du groupe Lagardère. Il vit à Paris. Extrait Extrait de l'avant-propos Stephen Carrière l'éditeur de l'ouvrage : Un éditeur devrait toujours s'effacer devant son auteur, mais ce livre-ci occupe pour moi une place à part. Il se trouve que, dans une autre vie professionnelle, j'ai été directeur éditorial d'une société de création et d'édition multimédia. J'ai donc traversé les années 1990 en partageant les mêmes préoccupations que celles de Nicolas Gaume et en tentant de relever des défis similaires. Nicolas et moi nous connais­sions bien sans nous voir souvent, et je suivais de près la réussite de Kalisto. Avec du recul, il m'arrive de penser que la seule chose qui a préservé ma société de la triste fin qu'a subie la sienne, c'est qu'elle n'a jamais rencontré une telle réussite. Une même envie nous hait pourtant, celle de nous emparer d'un nouveau média pour y créer des univers. En cela, personne ne pourra prétendre que Nicolas a échoué. Dark Earth, notamment, a constitué un objet de fierté nationale, à la façon d'un film de qualité produit dans l'Hexagone qui connaîtrait un succès mondial. À cette époque déjà, on pouvait remarquer que si les joueurs jugeaient Kalisto sur la qualité de ses créations, la presse économique commentait son chiffre d'affaires et ses résultats d'exploitation. Tant que Kalisto n'a eu à répondre que de ses succès et de ses échecs commerciaux, elle fut une belle entreprise. Le jour où les critères d'appréciation se sont éloignés de sa production pour entrer dans la sphère de la spéculation financière, elle a périclité. D'où une question intéressante : Des «nouvelles technologies» ou de la Bourse, qui était le plus virtuel des deux ? Que ceux qui ouvrent ce livre à la recherche de réponses précises sur les mésaventures boursières de Kalisto se rassurent : ils les trouve­ront dans les deux dernières parties de cet ouvrage. Mais ce n'est pas une simple chronique économico-judiciaire. Ce livre retrace aussi, dans le sillage de Nicolas, l'histoire d'une génération transformée par l'infor­matique, la télématique puis l'Internet, une génération à la culture souvent plus profonde qu'on ne le pense, où les classiques et les (très) modernes ont infusé, sans souci de hiérarchie mais avec l'appétit vorace des découvreurs. On a abondamment commenté l'héritage de la génération de 68 ; il est temps de se pencher sur celle des nerds, car ce sont eux qui créent la pop culture d'aujourd'hui. Or, il ne faut jamais sous-estimer la pop culture : elle témoigne d'une tendance tenace à devenir la culture classique des générations suivantes. La modestie de l'auteur m'incite à préciser que le choix du titre Citizen Game m'inc Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur En 1990, à l'âge de 19 ans, Nicolas Gaume fonde Kalisto, société de création de jeux vidéo. Poursuivant le rêve de construire un studio de création comparable aux plus grands, il va faire de sa petite entreprise bordelaise un acteur important de cette industrie encore jeune en Europe. Kalisto produit plusieurs best-sellers mondiaux, l'aventure se révèle aussi passionnante humainement qu'économiquement. Dix ans plus tard, Kalisto entre en Bourse. La société, qui emploie plus de 200 personnes, est saluée par les médias comme un modèle de success story «à la française». Bill Gates et Steven Spielberg s'intéressent à son entreprise. Nicolas Gaume est alors un milliardaire virtuel. L'action flambe. En 2002, Kalisto est liquidée, Nicolas Gaume est attaqué en justice par d'anciens petits porteurs, criblé de dettes et vilipendé par les médias comme un échec... exemplaire. Aujourd'hui, endetté mais plein de projets, il nous livre le récit très personnel de ses victoires et de ses erreurs. Membre de cette génération en grande partie façonnée par l'informatique, il nous fait aussi partager ses réflexions sur les bouleversements culturels engendrés par les nouvelles technologies. Nicolas Gaume est actuellement directeur du département jeux mobiles de la filiale Lagardère Active du groupe Lagardère. Il vit à Paris. Extrait Extrait de l'avant-propos Stephen Carrière l'éditeur de l'ouvrage : Un éditeur devrait toujours s'effacer devant son auteur, mais ce livre-ci occupe pour moi une place à part. Il se trouve que, dans une autre vie professionnelle, j'ai été directeur éditorial d'une société de création et d'édition multimédia. J'ai donc traversé les années 1990 en partageant les mêmes préoccupations que celles de Nicolas Gaume et en tentant de relever des défis similaires. Nicolas et moi nous connais­sions bien sans nous voir souvent, et je suivais de près la réussite de Kalisto. Avec du recul, il m'arrive de penser que la seule chose qui a préservé ma société de la triste fin qu'a subie la sienne, c'est qu'elle n'a jamais rencontré une telle réussite. Une même envie nous hait pourtant, celle de nous emparer d'un nouveau média pour y créer des univers. En cela, personne ne pourra prétendre que Nicolas a échoué. Dark Earth, notamment, a constitué un objet de fierté nationale, à la façon d'un film de qualité produit dans l'Hexagone qui connaîtrait un succès mondial. À cette époque déjà, on pouvait remarquer que si les joueurs jugeaient Kalisto sur la qualité de ses créations, la presse économique commentait son chiffre d'affaires et ses résultats d'exploitation. Tant que Kalisto n'a eu à répondre que de ses succès et de ses échecs commerciaux, elle fut une belle entreprise. Le jour où les critères d'appréciation se sont éloignés de sa production pour entrer dans la sphère de la spéculation financière, elle a périclité. D'où une question intéressante : Des «nouvelles technologies» ou de la Bourse, qui était le plus virtuel des deux ? Que ceux qui ouvrent ce livre à la recherche de réponses précises sur les mésaventures boursières de Kalisto se rassurent : ils les trouve­ront dans les deux dernières parties de cet ouvrage. Mais ce n'est pas une simple chronique économico-judiciaire. Ce livre retrace aussi, dans le sillage de Nicolas, l'histoire d'une génération transformée par l'infor­matique, la télématique puis l'Internet, une génération à la culture souvent plus profonde qu'on ne le pense, où les classiques et les (très) modernes ont infusé, sans souci de hiérarchie mais avec l'appétit vorace des découvreurs. On a abondamment commenté l'héritage de la génération de 68 ; il est temps de se pencher sur celle des nerds, car ce sont eux qui créent la pop culture d'aujourd'hui. Or, il ne faut jamais sous-estimer la pop culture : elle témoigne d'une tendance tenace à devenir la culture classique des générations suivantes. La modestie de l'auteur m'incite à préciser que le choix du titre Citizen Game m'inc Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Citizen Game
Format
Broché
Publication
25 octobre 2006
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
405
Taille
23.7 x 15.6 x 2.8 cm
Poids
500
ISBN-13
9782843373312
Livré entre : 26 juin - 29 juin
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