Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00
Panier 00:00

Les vacances, un siècle d'images, des milliers de rêves: 1860-1960

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Extrait Les vacances nourrissent les goûts et les imaginaires de notre actualité. Peut-on conce­voir aujourd'hui de passer une année sans partir en vacances ? On en oublierait pres­que qu'elles sont longtemps restées le privilège d'un groupe restreint de Français. Au XIXe siècle en effet, l'ancienne aristocratie européenne a donné le ton d'une culture du bien-être. Elle part en voyage lorsqu'elle se rend dans les stations balnéaires ou ther­males. Elle cherche à jouir des bienfaits de la cure en prenant soin de son corps. Jusqu'à la Grande Guerre, l'imitation de cette noblesse focalise l'attention de la bour­geoisie. Séjourner dans une ville d'eaux (Vichy, Bagnères-de-Luchon, Plombières-les-Bains, etc.), installer sa villégiature dans une station balnéaire (Dieppe, Les Sables-d'Olonne, Biarritz, etc.) ou visiter la montagne (les glacières de Chamonix, les stations des Pyrénées) constituent des retours à la fois à la nature et sur soi. La découverte des sites compte autant que les soins du corps. La littérature romantique a créé un engouement pour les paysages. Dressé sur la digue, l'hôtel des bains devient un point de contact entre les forces du vent et de l'océan, entre la lumière solaire et la terre nourricière (les quatre éléments de la mythologie antique : l'air, l'eau, le feu et la terre). Le site offre le spectacle de la nature régénératrice. Sans doute cette renaissance explique-t-elle la recherche du bien-être, sans doute aussi le luxe des soins produit-il une ostensible mise en vacance des urgences sociales, sans doute enfin cette ostentation nourrit-elle une exquise liberté. Quoi qu'il en soit, les vacances tirent leurs racines de ces attentions ; le souci du corps fonde leur légitimité. La mise en scène de soi devient une manière de se distinguer. Mais peut-on pour autant parler de vacances ? A priori, un curiste obéit à une ordon­nance médicale qui prescrit la durée de la cure, fixe le lieu et l'heure des soins. Bref, il n'y a pas vraiment de vacances lorsqu'on mesure le temps et ordonne son usage dans le dessein de guérir ou de prévenir la maladie. Pourtant, à l'écart de Paris ou plus géné­ralement loin de la ville industrieuse, le loisir de soigner son corps invite à se détendre au moins autant qu'à se réconforter. Les plaisirs de la promenade, le luxe qu'affichent l'établissement de bain et l'apparat de l'hôtellerie, focalisent l'attention du curiste et de sa suite sur la pompe du séjour. Au jardin, le patient profite du grand air ; au salon, les hommes fument le cigare et lisent leur gazette, cependant qu'entre elles les femmes font la conversation et écoutent de la musique. On joue aussi, car grands et petits se distraient, assistent à des spectacles, pratiquent le tennis ou le golf. Prendre soin de sa santé et de son corps inclut ces manifestations extérieures du délassement. Voilà de quoi s'inspirent les nouveaux imaginaires du loisir. Afficher moinsAfficher plus

Les vacances, un siècle d'images, des milliers de rêves: 1860-1960

Indisponible
Sélectionnez la condition
Indisponible
Etre averti(e) de la disponibilité

Le Pitch

Extrait Les vacances nourrissent les goûts et les imaginaires de notre actualité. Peut-on conce­voir aujourd'hui de passer une année sans partir en vacances ? On en oublierait pres­que qu'elles sont longtemps restées le privilège d'un groupe restreint de Français. Au XIXe siècle en effet, l'ancienne aristocratie européenne a donné le ton d'une culture du bien-être. Elle part en voyage lorsqu'elle se rend dans les stations balnéaires ou ther­males. Elle cherche à jouir des bienfaits de la cure en prenant soin de son corps. Jusqu'à la Grande Guerre, l'imitation de cette noblesse focalise l'attention de la bour­geoisie. Séjourner dans une ville d'eaux (Vichy, Bagnères-de-Luchon, Plombières-les-Bains, etc.), installer sa villégiature dans une station balnéaire (Dieppe, Les Sables-d'Olonne, Biarritz, etc.) ou visiter la montagne (les glacières de Chamonix, les stations des Pyrénées) constituent des retours à la fois à la nature et sur soi. La découverte des sites compte autant que les soins du corps. La littérature romantique a créé un engouement pour les paysages. Dressé sur la digue, l'hôtel des bains devient un point de contact entre les forces du vent et de l'océan, entre la lumière solaire et la terre nourricière (les quatre éléments de la mythologie antique : l'air, l'eau, le feu et la terre). Le site offre le spectacle de la nature régénératrice. Sans doute cette renaissance explique-t-elle la recherche du bien-être, sans doute aussi le luxe des soins produit-il une ostensible mise en vacance des urgences sociales, sans doute enfin cette ostentation nourrit-elle une exquise liberté. Quoi qu'il en soit, les vacances tirent leurs racines de ces attentions ; le souci du corps fonde leur légitimité. La mise en scène de soi devient une manière de se distinguer. Mais peut-on pour autant parler de vacances ? A priori, un curiste obéit à une ordon­nance médicale qui prescrit la durée de la cure, fixe le lieu et l'heure des soins. Bref, il n'y a pas vraiment de vacances lorsqu'on mesure le temps et ordonne son usage dans le dessein de guérir ou de prévenir la maladie. Pourtant, à l'écart de Paris ou plus géné­ralement loin de la ville industrieuse, le loisir de soigner son corps invite à se détendre au moins autant qu'à se réconforter. Les plaisirs de la promenade, le luxe qu'affichent l'établissement de bain et l'apparat de l'hôtellerie, focalisent l'attention du curiste et de sa suite sur la pompe du séjour. Au jardin, le patient profite du grand air ; au salon, les hommes fument le cigare et lisent leur gazette, cependant qu'entre elles les femmes font la conversation et écoutent de la musique. On joue aussi, car grands et petits se distraient, assistent à des spectacles, pratiquent le tennis ou le golf. Prendre soin de sa santé et de son corps inclut ces manifestations extérieures du délassement. Voilà de quoi s'inspirent les nouveaux imaginaires du loisir. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Les vacances, un siècle d'images, des milliers de rêves: 1860-1960
Auteur
Editeur
Format
Broché
Publication
01 septembre 2006
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
241
Taille
2.8 x 2 x 1.8 cm
Poids
960
ISBN-13
9782843311543
Livré entre : 24 juillet - 27 juillet
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR et BE) à partir de 20,00 € de livres d'occasion
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés