Passer au contenu
Mon compte
Wishlist
Panier 00:00
Panier 00:00

Charulata

3.7

(116)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Riche brahmane, Bhupati n'a nul besoin de se mêler des affaires du monde. Il consacre pourtant sa vie au journal anglophone et progressiste qu'il a fondé. Accaparé par son travail, il délaisse sa femme, la belle et jeune Chârulatâ. Entourée de domestiques, maintenue dans la désinvolture de l'enfance, Chârulatâ s'ennuie. Son mari confie à son cousin Amal, étudiant qu'il héberge, le soin de la distraire par des cours particuliers. Traditionnellement acceptée dans la société indienne, cette intimité avec le jeune beau-frère prend peu à peu un tour passionné. Ensemble ils partagent leur envie d'écrire sans être lus. Pendant ce temps, le naïf et probe Bhupati affronte l'adversité, on le spolie, son beau-frère en tête. Il lui faut déposer le bilan. Amal part en Angleterre étudier le droit et manifestera dès lors à Chârulatâ tous les signes de la désaffection. La très exclusive Chârulatâ découvre l'ampleur de sa passion pour le jeune homme, tandis que son mari, rendu par la force des choses au gynécée, mais ignorant encore l'étendue de sa défaveur, se met pour lui plaire à lire de la littérature et à écrire. Tagore montre admirablement l'évolution des sentiments et, de facto, la transformation des rapports : de l'enjouement gracieux de Chârulatâ à la passion dévoratrice, puis au désenchantement dans son «temple de chagrin», de l'insouciance du jeune homme jusqu'à sa découverte fascinée et manoeuvrière des sentiments qu'il inspire. Chârulatâ scandalisera la bonne société bengalie à sa parution, au tout début du XXe siècle. On admire aujourd'hui, outre une lucide critique des moeurs, la très subtile tension érotique dans la peinture de personnages qui se cherchent avec autant d'innocence que de perversité, et, plus singulièrement, les rapports clandestins, rarement explorés, entre séduction et littérature. Poète, romancier, dramaturge, musicien, acteur, peintre, Rabindranath Tagore (1861-1941) obtient le Prix Nobel de littérature en 1913. Tagore avait 39 ans quand il écrivit Chârulatâ. Plusieurs de ses biographes ont vu dans ce court roman le souvenir des relations que le jeune Rabindranath avait eues avec la femme d'un de ses frères aînés. Elle n'avait que sept ans de plus que son beau-frère dont elle partageait les goûts littéraires. Elle se suicida à l'âge de 25 ans, quelques mois seulement après le mariage du poète. Après «Quatre chapitres» (Zulma, 2004), «Chârulatâ» est le deuxième roman inédit de Tagore traduit en français par France Bhattacharya. Satyajit Ray en réalisa un chef-d'oeuvre cinématographique en 1964. Revue de presse S'inspirant apparemment d'une histoire qu'il avait vécue dans sa jeunesse, Tagore a composé un petit bijou psychologique, où il revisite, d'une certaine façon, Madame Bovary. Tout comme le roman de Flaubert, LeNid gâché scandalisa en son temps la bonne bourgeoisie. C'était la première fois qu'était évoquée une liaison amoureuse interdite au sein d'une même famille (au sens large) indienne. Tagore, non sans ironie, y montre une société tradition­nelle, et les effets néfastes que peut avoir, sur les âmes faibles et désoeuvrées, la littérature. (Jean-Claude Perrier - Le Figaro du 16 avril 2009) En 1964, Satyajit Ray (1921-1992) réalisa l'un de ses films majeurs, intitulé Chârulatâ, du nom de son héroïne. A l'origine du scénario, il y a un court roman de Rabindranath Tagore (1861-1941), Nashta Nir, "le nid gâché", dont la première traduction en français vient d'être enfin publiée... Mais méfions-nous des miroirs : le film est bien l'adaptation du livre, mais à soixante ans d'intervalle. Et si Tagore n'a connu qu'une Inde sous domination britannique, Ray a réalisé son premier film après l'indépendance. Le contexte d'écriture, la réception, n'ont rien à voir... Fasciné par son héroïne, le livre s'écarte cependant rapidement d'Amal, possible figure de l'auteur. On raconte qu'après le mariage de l'écrivain, la femme de l'un de ses frères aînés se suicida. Chârulatâ, e Afficher moinsAfficher plus

Charulata

3.7

(116)

Indisponible
Sélectionnez la condition
Indisponible
Etre averti(e) de la disponibilité

Le Pitch

Présentation de l'éditeur Riche brahmane, Bhupati n'a nul besoin de se mêler des affaires du monde. Il consacre pourtant sa vie au journal anglophone et progressiste qu'il a fondé. Accaparé par son travail, il délaisse sa femme, la belle et jeune Chârulatâ. Entourée de domestiques, maintenue dans la désinvolture de l'enfance, Chârulatâ s'ennuie. Son mari confie à son cousin Amal, étudiant qu'il héberge, le soin de la distraire par des cours particuliers. Traditionnellement acceptée dans la société indienne, cette intimité avec le jeune beau-frère prend peu à peu un tour passionné. Ensemble ils partagent leur envie d'écrire sans être lus. Pendant ce temps, le naïf et probe Bhupati affronte l'adversité, on le spolie, son beau-frère en tête. Il lui faut déposer le bilan. Amal part en Angleterre étudier le droit et manifestera dès lors à Chârulatâ tous les signes de la désaffection. La très exclusive Chârulatâ découvre l'ampleur de sa passion pour le jeune homme, tandis que son mari, rendu par la force des choses au gynécée, mais ignorant encore l'étendue de sa défaveur, se met pour lui plaire à lire de la littérature et à écrire. Tagore montre admirablement l'évolution des sentiments et, de facto, la transformation des rapports : de l'enjouement gracieux de Chârulatâ à la passion dévoratrice, puis au désenchantement dans son «temple de chagrin», de l'insouciance du jeune homme jusqu'à sa découverte fascinée et manoeuvrière des sentiments qu'il inspire. Chârulatâ scandalisera la bonne société bengalie à sa parution, au tout début du XXe siècle. On admire aujourd'hui, outre une lucide critique des moeurs, la très subtile tension érotique dans la peinture de personnages qui se cherchent avec autant d'innocence que de perversité, et, plus singulièrement, les rapports clandestins, rarement explorés, entre séduction et littérature. Poète, romancier, dramaturge, musicien, acteur, peintre, Rabindranath Tagore (1861-1941) obtient le Prix Nobel de littérature en 1913. Tagore avait 39 ans quand il écrivit Chârulatâ. Plusieurs de ses biographes ont vu dans ce court roman le souvenir des relations que le jeune Rabindranath avait eues avec la femme d'un de ses frères aînés. Elle n'avait que sept ans de plus que son beau-frère dont elle partageait les goûts littéraires. Elle se suicida à l'âge de 25 ans, quelques mois seulement après le mariage du poète. Après «Quatre chapitres» (Zulma, 2004), «Chârulatâ» est le deuxième roman inédit de Tagore traduit en français par France Bhattacharya. Satyajit Ray en réalisa un chef-d'oeuvre cinématographique en 1964. Revue de presse S'inspirant apparemment d'une histoire qu'il avait vécue dans sa jeunesse, Tagore a composé un petit bijou psychologique, où il revisite, d'une certaine façon, Madame Bovary. Tout comme le roman de Flaubert, LeNid gâché scandalisa en son temps la bonne bourgeoisie. C'était la première fois qu'était évoquée une liaison amoureuse interdite au sein d'une même famille (au sens large) indienne. Tagore, non sans ironie, y montre une société tradition­nelle, et les effets néfastes que peut avoir, sur les âmes faibles et désoeuvrées, la littérature. (Jean-Claude Perrier - Le Figaro du 16 avril 2009) En 1964, Satyajit Ray (1921-1992) réalisa l'un de ses films majeurs, intitulé Chârulatâ, du nom de son héroïne. A l'origine du scénario, il y a un court roman de Rabindranath Tagore (1861-1941), Nashta Nir, "le nid gâché", dont la première traduction en français vient d'être enfin publiée... Mais méfions-nous des miroirs : le film est bien l'adaptation du livre, mais à soixante ans d'intervalle. Et si Tagore n'a connu qu'une Inde sous domination britannique, Ray a réalisé son premier film après l'indépendance. Le contexte d'écriture, la réception, n'ont rien à voir... Fasciné par son héroïne, le livre s'écarte cependant rapidement d'Amal, possible figure de l'auteur. On raconte qu'après le mariage de l'écrivain, la femme de l'un de ses frères aînés se suicida. Chârulatâ, e Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Charulata (0000)
Editeur
Format
Grand Format
Publication
19 février 2009
Traduction
Bhattacharya, France
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
118
Taille
19 x 12.5 x 1 cm
Poids
143
ISBN-13
9782843044410

Auteur

Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
Disponible chez le fournisseur
Impression à la demande
Expédition immédiate
Chez vous entre :
Les délais de livraison ont tendance à s'accélérer ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus court que prévu. Les délais de livraison ont tendance à s'allonger ces dernières semaines, le temps indiqué peut être plus long que prévu.
Livraison gratuite (FR et BE) à partir de 20,00 € de livres d'occasion
Retour GRATUIT sous 14 jours.
Image to render

Revendez-le sur notre application!

Aller plus loin

Vous pouvez également aimer

Récemment consultés