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Les petits métiers oubliés en photos

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Que sont devenus les sabotiers, menuisiers, tonneliers, charrons, cloutiers, rémouleurs, briquetiers, vitriers, tailleurs, ou matelassiers...? Oubliés, ou même disparus, ces petits métiers faisaient la France d'hier et ont façonné celle d'aujourd'hui. Se plonger dans cet ouvrage, c'est partir sur les traces du passé à la rencontre de nos racines. C'est une promenade à travers le temps, dans la France de jadis, dans les grandes villes, les villages et les bourgs à la découverte et re-découverte de savoirs, d'expériences et des gestes peu à peu suppléés par la grande machine du progrès. A travers environ 130 clichés noir et blanc issus du fonds de l'agence Roger-Viollet, ce livre offre non seulement un regard tendre et touchant, empli de nostalgie pour cette France pas si ancienne mais révolue, la France des petits métiers des années 1900 à 1960, mais aussi un regard enrichissant, plein d'enseignements sur le quotidien de tous ces artisans qui ont oeuvré pour conserver notre patrimoine. Extrait Avant-propos de Sibylle Dehesdin : Où sont donc passés les marchandes de quatre saisons, les orgues de barbarie, les repasseurs ? Au début du XXe siècle en France, quand on est pauvre, c'est toute la famille qui travaille. Les hommes, bien sûr, mais aussi les femmes, les enfants et les vieillards. Ce sont des petits métiers, des micro-entreprises familiales faites de bric et de broc et montées en toute liberté, où les plus pauvres vendent ce qu'ils peuvent : leurs bras, leur temps, leur savoir-faire, leurs idées. Paris ressemble alors à une vaste cour des miracles, avec ses milliers d'artisans et de vendeurs ambulants, qui sont souvent des gamins, voire des invalides. Et la misère s'étale ainsi partout, jusque dans les beaux quartiers. Les rues respirent la poésie dans ce royaume insolite de la débrouille et la misère recèle du génie. Avec tous ces pauvres hères qui s'impro­visent comme ils peuvent un métier, la ville exhale des relents de Moyen Âge. Arracheurs de dents, camelots, forains, tondeurs de chiens, vendeurs d'attrape-mouches, de plaisirs, de chansons... Le spectacle s'embusque à tous les coins de rue, un photographe ambulant, un diseur d'avenir, tout est bon pour s'échapper. Et la magie surgit, intacte, de ces images, du travail de ces pionniers de l'ethnographie urbaine. Ils pourraient reprendre à leur compte le vers de Baudelaire, avant-gardiste de l'esthétique moderne, qui chante la misère humaine : «Donne-moi de la boue, j'en ferai de l'or.» Toutes ces photographies d'un autre âge nous entraînent dans un merveilleux voyage à travers le temps. Pris sur le vif, les gagne-misère semblent avoir interrompu leur geste un instant, prêts à s'animer à nouveau. Au fil des pages, c'est l'âme de Paris qui reprend vie, grouillant de bruits et d'odeurs. Un Paris perméable à l'in­trusion de la vie campagnarde, où s'aventurent sans crainte troupeaux de chèvres et bonnes vaches normandes, où 80000 chevaux vivent chaque jour en bonne entente, livrent le courrier, la bière, tirent les fiacres, les omnibus, et la ville entière derrière eux. Chaque jour, le marché s'étend jusque dans les recoins les plus isolés, avec ses maraîchères qui déambulent dans les rues. À cette époque pas si lointaine, où rien ne se perd, tout est inlassablement récupéré, réparé, réutilisé. Ce sont les étameurs, rémouleurs, rempailleurs, raccommodeurs, cardeuses, ramasseurs de mégots... autant de métiers dont on a oublié jusqu'au nom. Tous ces artisans, tous ces vendeurs ont leur chanson. Il faut gueuler plus fort que son voisin pour annoncer son passage... et les rues vibrent aux clameurs du petit ramoneur. Ce sont les cris de Paris. Quelques-unes des plus belles pages de la littérature ont été consacrées à ces métiers : de Zola à Cendrars, en passant par Baudelaire, Proust et Maupassant. Pourtant, peu à peu, le monde moderne, avec l'avènement de l'électricité, des machines, de la rationalisation industrielle, les repousse Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Que sont devenus les sabotiers, menuisiers, tonneliers, charrons, cloutiers, rémouleurs, briquetiers, vitriers, tailleurs, ou matelassiers...? Oubliés, ou même disparus, ces petits métiers faisaient la France d'hier et ont façonné celle d'aujourd'hui. Se plonger dans cet ouvrage, c'est partir sur les traces du passé à la rencontre de nos racines. C'est une promenade à travers le temps, dans la France de jadis, dans les grandes villes, les villages et les bourgs à la découverte et re-découverte de savoirs, d'expériences et des gestes peu à peu suppléés par la grande machine du progrès. A travers environ 130 clichés noir et blanc issus du fonds de l'agence Roger-Viollet, ce livre offre non seulement un regard tendre et touchant, empli de nostalgie pour cette France pas si ancienne mais révolue, la France des petits métiers des années 1900 à 1960, mais aussi un regard enrichissant, plein d'enseignements sur le quotidien de tous ces artisans qui ont oeuvré pour conserver notre patrimoine. Extrait Avant-propos de Sibylle Dehesdin : Où sont donc passés les marchandes de quatre saisons, les orgues de barbarie, les repasseurs ? Au début du XXe siècle en France, quand on est pauvre, c'est toute la famille qui travaille. Les hommes, bien sûr, mais aussi les femmes, les enfants et les vieillards. Ce sont des petits métiers, des micro-entreprises familiales faites de bric et de broc et montées en toute liberté, où les plus pauvres vendent ce qu'ils peuvent : leurs bras, leur temps, leur savoir-faire, leurs idées. Paris ressemble alors à une vaste cour des miracles, avec ses milliers d'artisans et de vendeurs ambulants, qui sont souvent des gamins, voire des invalides. Et la misère s'étale ainsi partout, jusque dans les beaux quartiers. Les rues respirent la poésie dans ce royaume insolite de la débrouille et la misère recèle du génie. Avec tous ces pauvres hères qui s'impro­visent comme ils peuvent un métier, la ville exhale des relents de Moyen Âge. Arracheurs de dents, camelots, forains, tondeurs de chiens, vendeurs d'attrape-mouches, de plaisirs, de chansons... Le spectacle s'embusque à tous les coins de rue, un photographe ambulant, un diseur d'avenir, tout est bon pour s'échapper. Et la magie surgit, intacte, de ces images, du travail de ces pionniers de l'ethnographie urbaine. Ils pourraient reprendre à leur compte le vers de Baudelaire, avant-gardiste de l'esthétique moderne, qui chante la misère humaine : «Donne-moi de la boue, j'en ferai de l'or.» Toutes ces photographies d'un autre âge nous entraînent dans un merveilleux voyage à travers le temps. Pris sur le vif, les gagne-misère semblent avoir interrompu leur geste un instant, prêts à s'animer à nouveau. Au fil des pages, c'est l'âme de Paris qui reprend vie, grouillant de bruits et d'odeurs. Un Paris perméable à l'in­trusion de la vie campagnarde, où s'aventurent sans crainte troupeaux de chèvres et bonnes vaches normandes, où 80000 chevaux vivent chaque jour en bonne entente, livrent le courrier, la bière, tirent les fiacres, les omnibus, et la ville entière derrière eux. Chaque jour, le marché s'étend jusque dans les recoins les plus isolés, avec ses maraîchères qui déambulent dans les rues. À cette époque pas si lointaine, où rien ne se perd, tout est inlassablement récupéré, réparé, réutilisé. Ce sont les étameurs, rémouleurs, rempailleurs, raccommodeurs, cardeuses, ramasseurs de mégots... autant de métiers dont on a oublié jusqu'au nom. Tous ces artisans, tous ces vendeurs ont leur chanson. Il faut gueuler plus fort que son voisin pour annoncer son passage... et les rues vibrent aux clameurs du petit ramoneur. Ce sont les cris de Paris. Quelques-unes des plus belles pages de la littérature ont été consacrées à ces métiers : de Zola à Cendrars, en passant par Baudelaire, Proust et Maupassant. Pourtant, peu à peu, le monde moderne, avec l'avènement de l'électricité, des machines, de la rationalisation industrielle, les repousse Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Les petits métiers oubliés en photos
Format
Broché
Publication
24 septembre 2008
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
168
Taille
22.5 x 22.5 x 1.5 cm
Poids
850
ISBN-13
9782842779320
Livré entre : 23 juin - 26 juin
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