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L'entonnoir

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Audience : Jeunesse - A partir de 3 ans
Le Pitch
Présentation de l'éditeur 2 unité(s) de cet article soldée(s) à partir du 8 janvier 2020 8h (uniquement sur les unités vendues et expédiées par Amazon)Précair vient de perdre son travail. C'est banal aujourd'hui. Ce qui l'est moins, c'est qu'il en perd un bras, puis les deux. Sa femme le quitte alors, car «elle ne peut pas vivre avec quelqu'un qu'elle a envie de brûler». Sa lente décomposition se poursuit par la perte de ses jambes, puis de sa tête. Il subit les assauts railleurs de son entourage et du quidam de la rue. Heureusement, le marchand de membres et un chien qui lui donnera sa tête lui rendront sa dignité, son humanité. La parabole de la précarité du monde du travail est centrale, mais Jean Cagnard la dépasse par la poésie du propos. Cette fable loufoque et humaniste est servie par une écriture onirique, tendre et pleine d'humour. Extrait PREMIÈRE PARTIE UN Un banc à côté d'un arbre. Précair arrive, s'assied sur le banc, face au public. L'endroit n'est-il pas parfait pour une petite halte ? Au bout d'un moment, alors que la tranquillité semble réelle, une grosse branche tombe de l'arbre, emportant au sol la moitié du feuillage. Temps. Précair, qui n'avait pas bougé, peut-être ligoté par une sensation de froid, se lève alors, constate les dégâts, la branche, l'arbre ; il se déplace, contemple la branche, l'arbre. Puis il part, le besoin de s'asseoir disparu. Noir. DEUX Peut-être un instant plus tard. Peut-être un autre jour... Sûrement un autre jour... Un banc identique sous un autre arbre. Quelle ramure délicate et majestueuse ! Précair arrive, s'assied sur le banc, face au public. Là, son besoin de repos est peut-être plus évident : bon Dieu, ça fait du bien ! Au bout d'un moment, comme si une pensée venait l'inquiéter, un froid, il se lève, va regarder l'arbre où une grosse branche se complaît dans une position fragile. Mais alors que l'on peut s'attendre au même événement, une chute de branche (mais le destin ne peut pas être aussi répétitif, n'est-ce pas...), c'est le bras gauche de Précair qui tombe. Noir. TROIS Même scène. Même moment. Le bras vient de tomber. Précair regarde son membre à terre. Il ne comprend pas. Il croit à un animal inconnu. Que lui raconte le monde ? Il regarde la branche, il regarde son bras ; avec son autre bras, il touche son épaule vide... Un homme arrive, côté jardin, un homme sympathique. S'arrête à côté de Précair. Aperçoit le bras, à terre. HOMME SYMPATHIQUE.- Oh, un bras ! Temps. HOMME SYMPATHIQUE.- Qu'est-ce qu'il fait là ce bras ? PRÉCAIR.- C'est à moi. HOMME SYMPATHIQUE.- Qu'est-ce qu'il fait par terre ton bras ? PRÉCAIR.- Il est tombé. HOMME SYMPATHIQUE.- Ton bras est tombé ? PRÉCAIR.- Oui. HOMME SYMPATHIQUE.- Pourquoi il est tombé ton bras ? PRÉCAIR.- J'ai regardé l'arbre et mon bras est tombé. Temps. HOMME SYMPATHIQUE.- Tu veux dire que c'est un arbre qui fait tomber les bras des gens ? PRÉCAIR.- Je ne sais pas. HOMME SYMPATHIQUE.- Si je le regarde, il va me faire tomber le bras aussi ? Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur 2 unité(s) de cet article soldée(s) à partir du 8 janvier 2020 8h (uniquement sur les unités vendues et expédiées par Amazon)Précair vient de perdre son travail. C'est banal aujourd'hui. Ce qui l'est moins, c'est qu'il en perd un bras, puis les deux. Sa femme le quitte alors, car «elle ne peut pas vivre avec quelqu'un qu'elle a envie de brûler». Sa lente décomposition se poursuit par la perte de ses jambes, puis de sa tête. Il subit les assauts railleurs de son entourage et du quidam de la rue. Heureusement, le marchand de membres et un chien qui lui donnera sa tête lui rendront sa dignité, son humanité. La parabole de la précarité du monde du travail est centrale, mais Jean Cagnard la dépasse par la poésie du propos. Cette fable loufoque et humaniste est servie par une écriture onirique, tendre et pleine d'humour. Extrait PREMIÈRE PARTIE UN Un banc à côté d'un arbre. Précair arrive, s'assied sur le banc, face au public. L'endroit n'est-il pas parfait pour une petite halte ? Au bout d'un moment, alors que la tranquillité semble réelle, une grosse branche tombe de l'arbre, emportant au sol la moitié du feuillage. Temps. Précair, qui n'avait pas bougé, peut-être ligoté par une sensation de froid, se lève alors, constate les dégâts, la branche, l'arbre ; il se déplace, contemple la branche, l'arbre. Puis il part, le besoin de s'asseoir disparu. Noir. DEUX Peut-être un instant plus tard. Peut-être un autre jour... Sûrement un autre jour... Un banc identique sous un autre arbre. Quelle ramure délicate et majestueuse ! Précair arrive, s'assied sur le banc, face au public. Là, son besoin de repos est peut-être plus évident : bon Dieu, ça fait du bien ! Au bout d'un moment, comme si une pensée venait l'inquiéter, un froid, il se lève, va regarder l'arbre où une grosse branche se complaît dans une position fragile. Mais alors que l'on peut s'attendre au même événement, une chute de branche (mais le destin ne peut pas être aussi répétitif, n'est-ce pas...), c'est le bras gauche de Précair qui tombe. Noir. TROIS Même scène. Même moment. Le bras vient de tomber. Précair regarde son membre à terre. Il ne comprend pas. Il croit à un animal inconnu. Que lui raconte le monde ? Il regarde la branche, il regarde son bras ; avec son autre bras, il touche son épaule vide... Un homme arrive, côté jardin, un homme sympathique. S'arrête à côté de Précair. Aperçoit le bras, à terre. HOMME SYMPATHIQUE.- Oh, un bras ! Temps. HOMME SYMPATHIQUE.- Qu'est-ce qu'il fait là ce bras ? PRÉCAIR.- C'est à moi. HOMME SYMPATHIQUE.- Qu'est-ce qu'il fait par terre ton bras ? PRÉCAIR.- Il est tombé. HOMME SYMPATHIQUE.- Ton bras est tombé ? PRÉCAIR.- Oui. HOMME SYMPATHIQUE.- Pourquoi il est tombé ton bras ? PRÉCAIR.- J'ai regardé l'arbre et mon bras est tombé. Temps. HOMME SYMPATHIQUE.- Tu veux dire que c'est un arbre qui fait tomber les bras des gens ? PRÉCAIR.- Je ne sais pas. HOMME SYMPATHIQUE.- Si je le regarde, il va me faire tomber le bras aussi ? Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
L'entonnoir
Editeur
Format
Broché
Publication
15 novembre 2007
Audience
Jeunesse - A partir de 3 ans
Pages
64
Taille
17 x 12 x 0.6 cm
Poids
65
ISBN-13
9782842602574
Livré entre : 9 avril - 12 avril
Disponible chez le fournisseur
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