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CE QUE JE LISAIS AUX MORTS

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
PrésentationW?adys?aw Szlengel (1912-1943) fut la voix grinçante du ghetto de Varsovie. Jeune chansonnier avant-guerre, il conduisait des revues satiriques au fameux café « Sztuka », rue Leszno, où chantait Wiera Gran accompagnée du pianiste W?adys?aw Szpilman. Selon Halina Birenbaum, une rescapée, ses textes « étaient écrits dans la fièvre de la passion, alors que se déroulaient des événements qui nous semblaient les derniers du siècle. Ils interrogeaient nos sentiments, nos pensées, nos besoins, nos souffrances et nos combats implacables pour chaque minute de vie supplémentaire. J'ai récité certains de ces poèmes dans le ghetto à l'occasion de réunions ou de petites manifestations pour collecter de l'argent [...]. J'avais douze ans. » Poète non résigné, résistant, Szlengel se voit surtout « chroniqueur des noyés ». Les derniers mois de 1942-1943, après la grande déportation de 300000 Juifs à Treblinka, il lisait encore ses textes dans le « petit ghetto » devenu un camp de travail. Quand la fin approcha, il en forma une liasse qu'il donna aux archives clandestines organisées par Emanuel Ringelblum. Il laissait, expliqua-t-il, des « poèmes documents » qu'il avait lus à « des gens qui croyaient encore en leur survie » ; il voulait en faire « les mémoires du fond de l'enfer ». Depuis, ces gens ont disparu: « En l'espace d'une heure, poursuit-il, ces textes sont devenus des poèmes que je lisais aux morts... » Szlengel disparut à son tour, assassiné le 9 mai 1943. Ses poèmes du ghetto sont publiés ici pour la première fois en français.,4e de couvertureW?adys?aw Szlengel (1912-1943) fut la voix grinçante du ghetto de Varsovie. Jeune chansonnier avant-guerre, il conduisait des revues satiriques au fameux café « Sztuka », rue Leszno, où chantait Wiera Gran accompagnée du pianiste W?adys?aw Szpilman. Selon Halina Birenbaum, une rescapée, ses textes « étaient écrits dans la fièvre de la passion, alors que se déroulaient des événements qui nous semblaient les derniers du siècle. Ils interrogeaient nos sentiments, nos pensées, nos besoins, nos souffrances et nos combats implacables pour chaque minute de vie supplémentaire. J'ai récité certains de ces poèmes dans le ghetto à l'occasion de réunions ou de petites manifestations pour collecter de l'argent [...]. J'avais douze ans. » Poète non résigné, résistant, Szlengel se voit surtout « chroniqueur des noyés ». Les derniers mois de 1942-1943, après la grande déportation de 300000 Juifs à Treblinka, il lisait encore ses textes dans le « petit ghetto » devenuun camp de travail. Quand la fin approcha, il en forma une liasse qu'il donna aux archives clandestines organisées par Emanuel Ringelblum. Il laissait, expliqua-t-il, des « poèmes documents » qu'il avait lus à « des gens qui croyaient encore en leur survie » ; il voulait en faire « les mémoires du fond de l'enfer ». Depuis, ces gens ont disparu: « En l'espace d'une heure, poursuit-il, ces textes sont devenus des poèmes que je lisais aux morts... » Szlengel disparut à son tour, assassiné le 9 mai 1943. Ses poèmes du ghetto sont publiés ici pour la première fois en français. Afficher moinsAfficher plus

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PrésentationW?adys?aw Szlengel (1912-1943) fut la voix grinçante du ghetto de Varsovie. Jeune chansonnier avant-guerre, il conduisait des revues satiriques au fameux café « Sztuka », rue Leszno, où chantait Wiera Gran accompagnée du pianiste W?adys?aw Szpilman. Selon Halina Birenbaum, une rescapée, ses textes « étaient écrits dans la fièvre de la passion, alors que se déroulaient des événements qui nous semblaient les derniers du siècle. Ils interrogeaient nos sentiments, nos pensées, nos besoins, nos souffrances et nos combats implacables pour chaque minute de vie supplémentaire. J'ai récité certains de ces poèmes dans le ghetto à l'occasion de réunions ou de petites manifestations pour collecter de l'argent [...]. J'avais douze ans. » Poète non résigné, résistant, Szlengel se voit surtout « chroniqueur des noyés ». Les derniers mois de 1942-1943, après la grande déportation de 300000 Juifs à Treblinka, il lisait encore ses textes dans le « petit ghetto » devenu un camp de travail. Quand la fin approcha, il en forma une liasse qu'il donna aux archives clandestines organisées par Emanuel Ringelblum. Il laissait, expliqua-t-il, des « poèmes documents » qu'il avait lus à « des gens qui croyaient encore en leur survie » ; il voulait en faire « les mémoires du fond de l'enfer ». Depuis, ces gens ont disparu: « En l'espace d'une heure, poursuit-il, ces textes sont devenus des poèmes que je lisais aux morts... » Szlengel disparut à son tour, assassiné le 9 mai 1943. Ses poèmes du ghetto sont publiés ici pour la première fois en français.,4e de couvertureW?adys?aw Szlengel (1912-1943) fut la voix grinçante du ghetto de Varsovie. Jeune chansonnier avant-guerre, il conduisait des revues satiriques au fameux café « Sztuka », rue Leszno, où chantait Wiera Gran accompagnée du pianiste W?adys?aw Szpilman. Selon Halina Birenbaum, une rescapée, ses textes « étaient écrits dans la fièvre de la passion, alors que se déroulaient des événements qui nous semblaient les derniers du siècle. Ils interrogeaient nos sentiments, nos pensées, nos besoins, nos souffrances et nos combats implacables pour chaque minute de vie supplémentaire. J'ai récité certains de ces poèmes dans le ghetto à l'occasion de réunions ou de petites manifestations pour collecter de l'argent [...]. J'avais douze ans. » Poète non résigné, résistant, Szlengel se voit surtout « chroniqueur des noyés ». Les derniers mois de 1942-1943, après la grande déportation de 300000 Juifs à Treblinka, il lisait encore ses textes dans le « petit ghetto » devenuun camp de travail. Quand la fin approcha, il en forma une liasse qu'il donna aux archives clandestines organisées par Emanuel Ringelblum. Il laissait, expliqua-t-il, des « poèmes documents » qu'il avait lus à « des gens qui croyaient encore en leur survie » ; il voulait en faire « les mémoires du fond de l'enfer ». Depuis, ces gens ont disparu: « En l'espace d'une heure, poursuit-il, ces textes sont devenus des poèmes que je lisais aux morts... » Szlengel disparut à son tour, assassiné le 9 mai 1943. Ses poèmes du ghetto sont publiés ici pour la première fois en français. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Ce que je lisais aux morts
Editeur
Format
Grand Format
Publication
11 février 2017
Traduction
Potel, Jean-Yves
Traduction
Prochniewicz, Monika
Préface
Potel, Jean-Yves
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
280
Taille
20 x 12.1 x 2.2 cm
Poids
290
ISBN-13
9782842424169

Contenu

4ème de couverture

W?adys?aw Szlengel (1912-1943) fut la voix grinçante du ghetto de Varsovie. Jeune chansonnier avant-guerre, il conduisait des revues satiriques au fameux café « Sztuka », rue Leszno, où chantait Wiera Gran accompagnée du pianiste W?adys?aw Szpilman. Selon Halina Birenbaum, une rescapée, ses textes « étaient écrits dans la fièvre de la passion, alors que se déroulaient des événements qui nous semblaient les derniers du siècle. Ils interrogeaient nos sentiments, nos pensées, nos besoins, nos souffrances et nos combats implacables pour chaque minute de vie supplémentaire. J'ai récité certains de ces poèmes dans le ghetto à l'occasion de réunions ou de petites manifestations pour collecter de l'argent [...]. J'avais douze ans. »Poète non résigné, résistant, Szlengel se voit surtout « chroniqueur des noyés ». Les derniers mois de 1942-1943, après la grande déportation de 300000 Juifs à Treblinka, il lisait encore ses textes dans le « petit ghetto » devenu un camp de travail. Quand la fin approcha, il en forma une liasse qu'il donna aux archives clandestines organisées par Emanuel Ringelblum. Il laissait, expliqua-t-il, des « poèmes documents » qu'il avait lus à « des gens qui croyaient encore en leur survie » ; il voulait en faire « les mémoires du fond de l'enfer ». Depuis, ces gens ont disparu: « En l'espace d'une heure, poursuit-il, ces textes sont devenus des poèmes que je lisais aux morts... » Szlengel disparut à son tour, assassiné le 9 mai 1943. Ses poèmes du ghetto sont publiés ici pour la première fois en français.

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