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Corps manquants

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur 1965. Connecticut. Au HUG, centre de recherche neurologique, deux employés découvrent, dans le frigo qui conserve les bêtes de laboratoire avant incinération, un sac contenant un corps sans tête coupé en deux. Chargé de l?affaire, le lieutenant Carmine Delmonico établit rapidement le lien avec d?autres meurtres sadiques doublés de viols. Toutes les victimes ? des femmes ? ont en commun leur jeune âge, 16 ans à peine, et leur couleur de peau. Alors que l?enquête piétine, la liste des victimes s?allonge. Une seule certitude, le coupable appartient au HUG. La tension monte en ville sous la pression des activistes noirs, convaincus qu?il s?agit de meurtres racistes. Vite, un coupable ! Avant que d?autres corps ne manquent à l?appel? Extrait Mercredi 6 octobre 1965 Jimmy se réveilla peu à peu, sans être conscient d'autre chose que d'un épouvantable froid. Ses dents claquaient, sa peau le brûlait, ses doigts et ses orteils étaient gourds. Et pourquoi n'y voyait-il rien ? Tout autour de lui n'était que ténèbres, obscurité totale. Il se rendit compte également qu'il était enveloppé dans quelque chose d'inconnu qui l'enserrait. Emprisonné ! La panique l'envahit. Il se mit à hurler, à griffer frénétiquement ce qui l'entravait, et finit par se libérer, mais le froid persistait. Il y avait d'autres objets autour de lui, mais il avait beau pousser des cris, arracher, déchirer, il ne pouvait se sortir de là, discerner la moindre lumière ou sentir la moindre chaleur. Alors il hurla, sans rien entendre d'autre que le battement de son coeur qui rugissait dans ses oreilles. Otis Green et Cecil Potter, qui s'étaient rencontrés sur la 11e Rue, arrivèrent au travail ensemble. À 7 heures tapantes - quel bonheur que de ne pas avoir à pointer et de travailler dans un endroit civilisé -, ils déposèrent leurs paniers-repas dans le petit placard d'acier qu'ils s'étaient réservé : pas besoin de serrure, il n'y avait pas de voleurs ici. Puis ils vaquèrent à leurs tâches. Cecil entendait ses «bébés» l'appeler : il se dirigea vers leur salle, leur lançant d'une voix pleine d'affection : - Salut les gars ! Ça va ? Tout le monde a bien dormi ? Otis, de son côté, s'attela à la besogne la moins agréable de sa journée. Sa poubelle à roulettes était toute propre ; il la poussa jusqu'à la lourde porte d'acier de la chambre froide, qu'il ouvrit. Il eut à peine le temps d'apercevoir une silhouette qui passa à sa hauteur en hurlant comme un damné. - Cecil ! s'écria Otis. Viens donc ! Jimmy est toujours vivant ! Il s'est fait la malle, faut qu'on l'attrape ! Le grand singe piaillait, pris de panique, mais après que Cecil lui eut parlé un instant, puis tendu les bras, l'animal s'y précipita et ses cris perçants se réduisirent à de faibles plaintes. - Bon Dieu, Otis, dit Cecil en le berçant, comment est-ce que le docteur Chandra a pu faire ça ? Le pauvre gamin a été enfermé dans le congélo toute la nuit ! Allons, Jimmy, calme-toi, calme-toi ! Papa est là, fiston, tout va bien ! Les deux hommes étaient sous le choc. Le coeur d'Otis lui paraissait battre la chamade, mais tout cela était sans conséquences. Le docteur Chandra sera ravi que Jimmy n'y soit pas passé, songea-t-il. Même un maniaque de la propreté comme Otis ne pouvait faire disparaître du congélateur l'odeur de mort qui y régnait, malgré les désinfectants et les désodori­sants. Un remugle, non de décomposition mais de fra­grances plus subtiles, l'entoura tandis qu'il allumait l'interrupteur, révélant l'intérieur d'acier inoxydable. Bon Dieu, Jimmy avait fait de sacrés dégâts ! Il y avait partout des rats morts sans tête, des poils blancs, des queues nues obscènes, des sacs déchirés. Et derrière, d'autres, plus grands, déchiquetés eux aussi. Soupirant, Otis en prit des neufs dans une armoire et entreprit de remettre un peu d'ordre. Une fois les rats morts de nouveau emballés, il tendit la main et attira vers lui le premier des deux grands sacs, fendu de haut en bas, Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur 1965. Connecticut. Au HUG, centre de recherche neurologique, deux employés découvrent, dans le frigo qui conserve les bêtes de laboratoire avant incinération, un sac contenant un corps sans tête coupé en deux. Chargé de l?affaire, le lieutenant Carmine Delmonico établit rapidement le lien avec d?autres meurtres sadiques doublés de viols. Toutes les victimes ? des femmes ? ont en commun leur jeune âge, 16 ans à peine, et leur couleur de peau. Alors que l?enquête piétine, la liste des victimes s?allonge. Une seule certitude, le coupable appartient au HUG. La tension monte en ville sous la pression des activistes noirs, convaincus qu?il s?agit de meurtres racistes. Vite, un coupable ! Avant que d?autres corps ne manquent à l?appel? Extrait Mercredi 6 octobre 1965 Jimmy se réveilla peu à peu, sans être conscient d'autre chose que d'un épouvantable froid. Ses dents claquaient, sa peau le brûlait, ses doigts et ses orteils étaient gourds. Et pourquoi n'y voyait-il rien ? Tout autour de lui n'était que ténèbres, obscurité totale. Il se rendit compte également qu'il était enveloppé dans quelque chose d'inconnu qui l'enserrait. Emprisonné ! La panique l'envahit. Il se mit à hurler, à griffer frénétiquement ce qui l'entravait, et finit par se libérer, mais le froid persistait. Il y avait d'autres objets autour de lui, mais il avait beau pousser des cris, arracher, déchirer, il ne pouvait se sortir de là, discerner la moindre lumière ou sentir la moindre chaleur. Alors il hurla, sans rien entendre d'autre que le battement de son coeur qui rugissait dans ses oreilles. Otis Green et Cecil Potter, qui s'étaient rencontrés sur la 11e Rue, arrivèrent au travail ensemble. À 7 heures tapantes - quel bonheur que de ne pas avoir à pointer et de travailler dans un endroit civilisé -, ils déposèrent leurs paniers-repas dans le petit placard d'acier qu'ils s'étaient réservé : pas besoin de serrure, il n'y avait pas de voleurs ici. Puis ils vaquèrent à leurs tâches. Cecil entendait ses «bébés» l'appeler : il se dirigea vers leur salle, leur lançant d'une voix pleine d'affection : - Salut les gars ! Ça va ? Tout le monde a bien dormi ? Otis, de son côté, s'attela à la besogne la moins agréable de sa journée. Sa poubelle à roulettes était toute propre ; il la poussa jusqu'à la lourde porte d'acier de la chambre froide, qu'il ouvrit. Il eut à peine le temps d'apercevoir une silhouette qui passa à sa hauteur en hurlant comme un damné. - Cecil ! s'écria Otis. Viens donc ! Jimmy est toujours vivant ! Il s'est fait la malle, faut qu'on l'attrape ! Le grand singe piaillait, pris de panique, mais après que Cecil lui eut parlé un instant, puis tendu les bras, l'animal s'y précipita et ses cris perçants se réduisirent à de faibles plaintes. - Bon Dieu, Otis, dit Cecil en le berçant, comment est-ce que le docteur Chandra a pu faire ça ? Le pauvre gamin a été enfermé dans le congélo toute la nuit ! Allons, Jimmy, calme-toi, calme-toi ! Papa est là, fiston, tout va bien ! Les deux hommes étaient sous le choc. Le coeur d'Otis lui paraissait battre la chamade, mais tout cela était sans conséquences. Le docteur Chandra sera ravi que Jimmy n'y soit pas passé, songea-t-il. Même un maniaque de la propreté comme Otis ne pouvait faire disparaître du congélateur l'odeur de mort qui y régnait, malgré les désinfectants et les désodori­sants. Un remugle, non de décomposition mais de fra­grances plus subtiles, l'entoura tandis qu'il allumait l'interrupteur, révélant l'intérieur d'acier inoxydable. Bon Dieu, Jimmy avait fait de sacrés dégâts ! Il y avait partout des rats morts sans tête, des poils blancs, des queues nues obscènes, des sacs déchirés. Et derrière, d'autres, plus grands, déchiquetés eux aussi. Soupirant, Otis en prit des neufs dans une armoire et entreprit de remettre un peu d'ordre. Une fois les rats morts de nouveau emballés, il tendit la main et attira vers lui le premier des deux grands sacs, fendu de haut en bas, Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Corps manquants
Editeur
Format
Grand Format
Publication
20 juin 2007
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
362
Taille
24 x 15 x 2.3 cm
Poids
475
ISBN-13
9782841879458
Livré entre : 7 juin - 10 juin
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