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De battre mon coeur n'a jamais cessé: Mémoires

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Avant d'être exclu du Parti communiste en 1987, Pierre Juquin en fut pourtant le porte-parole officiel. Ses mémoires permettent de comprendre un demi-siècle d'aventure communiste (il a adhéré au Parti dès 1953) à laquelle participèrent tant d'hommes et de femmes. Pierre Juquin prônait la « rénovation » du parti, et celle-ci n'est jamais venue. C'est donc lui qui a été contraint de partir. Dans ce livre de souvenirs, il ne se pose jamais en tant qu'observateur distant. Il n'intervient pas dans le rôle du revanchard. Il n'a aucun compte à régler. Ce qui lui importe avant tout, c'est d'expliquer concrètement les raisons de la faillite de son propre camp. Témoin privilégié de l'histoire du communisme français d'après-guerre, il désire avant tout transmettre son expérience. Le porte-parole est devenu dissident. Comment en est-il arrivé là ? Il évoque sous un angle inédit le Front populaire, Mai 68, les arcanes du PCF et de son comité central, L'Humanité instrument du Parti, l'URSS, les dissidents soviétiques, les relations entre communistes et socialistes, le système Georges Marchais, le programme commun, François Mitterrand.ExtraitUN HOMME VIENT AU MONDE Au XXe siècle, plusieurs millions d'hommes et de femmes de notre pays se sont embrasés, avec passion et certitude, pour le communisme. Cela stupéfie les générations qu'un siècle nouveau emporte. Mes origines et ma jeunesse ! En suivant le fil qui m'a conduit, à l'époque dramatique de Hitler, de Staline, du Front populaire, de la guerre d'Espagne, de la Seconde Guerre mondiale et de la Libération, je voudrais que nous nous ouvrions à la compréhension de ce secret : celui d'un parti politique qui a rêvé d'«ébranler le monde». UN METISSAGE REPUBLICAIN Qui es-tu ? Qu 'est-ce que tu fais dans le monde ? As-tu seulement connu ton grand-père ? Jean-Paul Sartre, La P... respectueuse Ces pages ne me rendront ni mes parents ni mes amis. Mais, sans nostalgie, je me souviens des couleurs, des sons, des odeurs, des petits bonheurs et des petites souffrances qui tissent chacune de nos enfances. Dans les rues de ma ville, il y avait peu d'autos. Quelques voi­tures à chevaux distribuaient encore aux détaillants les récipients verts et ventrus de Javel La Croix, un chiffonnier ramassait les «Peaux d'lapin ! Peaux d'lapin !», un chevrier même offrait du lait bourru de son troupeau. Les ouvriers se distinguaient en portant casquette. On croisait des curés en soutane noire et des petites soeurs des pauvres en cornette blanche. Les tramways bringueba­lants nous emmenaient jusqu'au départ des promenades dans les volcans. Les trains roulaient à la vapeur, et dans le village où je passais les vacances, le père Justin battait sa faux, au point du jour, sur une pierre de lave. Ma mère, comme je la revois, avec le soin orgueilleux qu'elle mettait à nous vêtir, ma soeur et moi, à nous peigner, à nous régaler de confitures et de gelées (mais, le matin, ah ! l'écoeurante Blédine), avec son inquiétude affairée à la moindre fièvre, et les remèdes de ce temps sans antibiotiques : les tisanes blondes, le bleu de méthylène badigeonné dans la gorge à l'aide d'un coton enroulé au bout d'un bâtonnet, la brune teinture d'iode - vite, au moindre genou écorché dont j'arrachais trop tôt la croûte -, les cataplasmes à la moutarde qui laissaient leur empreinte rouge pendant plusieurs semaines et, cette horreur, l'huile de foie de morue dont une cuillerée déglutie avant la soupe du soir était censée nous fortifier ! Afficher moinsAfficher plus

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Avant d'être exclu du Parti communiste en 1987, Pierre Juquin en fut pourtant le porte-parole officiel. Ses mémoires permettent de comprendre un demi-siècle d'aventure communiste (il a adhéré au Parti dès 1953) à laquelle participèrent tant d'hommes et de femmes. Pierre Juquin prônait la « rénovation » du parti, et celle-ci n'est jamais venue. C'est donc lui qui a été contraint de partir. Dans ce livre de souvenirs, il ne se pose jamais en tant qu'observateur distant. Il n'intervient pas dans le rôle du revanchard. Il n'a aucun compte à régler. Ce qui lui importe avant tout, c'est d'expliquer concrètement les raisons de la faillite de son propre camp. Témoin privilégié de l'histoire du communisme français d'après-guerre, il désire avant tout transmettre son expérience. Le porte-parole est devenu dissident. Comment en est-il arrivé là ? Il évoque sous un angle inédit le Front populaire, Mai 68, les arcanes du PCF et de son comité central, L'Humanité instrument du Parti, l'URSS, les dissidents soviétiques, les relations entre communistes et socialistes, le système Georges Marchais, le programme commun, François Mitterrand.ExtraitUN HOMME VIENT AU MONDE Au XXe siècle, plusieurs millions d'hommes et de femmes de notre pays se sont embrasés, avec passion et certitude, pour le communisme. Cela stupéfie les générations qu'un siècle nouveau emporte. Mes origines et ma jeunesse ! En suivant le fil qui m'a conduit, à l'époque dramatique de Hitler, de Staline, du Front populaire, de la guerre d'Espagne, de la Seconde Guerre mondiale et de la Libération, je voudrais que nous nous ouvrions à la compréhension de ce secret : celui d'un parti politique qui a rêvé d'«ébranler le monde». UN METISSAGE REPUBLICAIN Qui es-tu ? Qu 'est-ce que tu fais dans le monde ? As-tu seulement connu ton grand-père ? Jean-Paul Sartre, La P... respectueuse Ces pages ne me rendront ni mes parents ni mes amis. Mais, sans nostalgie, je me souviens des couleurs, des sons, des odeurs, des petits bonheurs et des petites souffrances qui tissent chacune de nos enfances. Dans les rues de ma ville, il y avait peu d'autos. Quelques voi­tures à chevaux distribuaient encore aux détaillants les récipients verts et ventrus de Javel La Croix, un chiffonnier ramassait les «Peaux d'lapin ! Peaux d'lapin !», un chevrier même offrait du lait bourru de son troupeau. Les ouvriers se distinguaient en portant casquette. On croisait des curés en soutane noire et des petites soeurs des pauvres en cornette blanche. Les tramways bringueba­lants nous emmenaient jusqu'au départ des promenades dans les volcans. Les trains roulaient à la vapeur, et dans le village où je passais les vacances, le père Justin battait sa faux, au point du jour, sur une pierre de lave. Ma mère, comme je la revois, avec le soin orgueilleux qu'elle mettait à nous vêtir, ma soeur et moi, à nous peigner, à nous régaler de confitures et de gelées (mais, le matin, ah ! l'écoeurante Blédine), avec son inquiétude affairée à la moindre fièvre, et les remèdes de ce temps sans antibiotiques : les tisanes blondes, le bleu de méthylène badigeonné dans la gorge à l'aide d'un coton enroulé au bout d'un bâtonnet, la brune teinture d'iode - vite, au moindre genou écorché dont j'arrachais trop tôt la croûte -, les cataplasmes à la moutarde qui laissaient leur empreinte rouge pendant plusieurs semaines et, cette horreur, l'huile de foie de morue dont une cuillerée déglutie avant la soupe du soir était censée nous fortifier ! Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
De battre mon coeur n'a jamais cessé: Mémoires
Editeur
Format
Broché
Publication
13 septembre 2006
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
583
Taille
24 x 15.5 x 3.7 cm
Poids
10
ISBN-13
9782841878512
Livré entre : 23 mars - 26 mars
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