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Ce qui tue le travail

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Note biographique Francis Ginsbourger est économiste du travail. Il exerce une activité d'intervenant dans les entreprises et les services publics. Responsable de programmes au ministère de la Recherche et de la Technologie puis à l'Agence nationale pour les conditions de travail, directeur du développement du Cabinet Atefo entre 2007 et 2009, il est chercheur associé au Centre de gestion scientifique de l'École des Mines de Paris. Il a notamment publiéLa gestion contre l'entreprise(La Découverte, 1998). ,Présentation Les déclarations publiques provoquées par les suicides professionnels sont d'un manichéisme confondant. D'un côté les exigences de la concurrence, les contraintes de compétitivité, les changements indispensables, bref l'horreur économique. De l'autre côté, des hommes et des femmes de chair et d'os soumis à la pression des objectifs, les résultats inatteignables, les destins fracassés, bref la souffrance humaine. On n'aurait plus le choix qu'entre deux pis-aller : moins d'économique au nom de l'homme, ou plus d'humain malgré les contraintes de l'économie mondialisée. Vraiment ? Les suicides professionnels devraient au contraire nous alerter sur le fait que la force implosive des nouvelles pénibilités et la dimension identitaire des changements d'organisation et des mobilités n'ont guère été perçus, écoutés, entendus. Que l'on ne sait pas encore bien les traduire dans des objets et des instances de négociation de plus en plus complexes et saucissonnés. On observe l'émergence d'une critique de l'organisation du travail qui ne débouche en rien sur une demande de protection, de réparation, et encore moins d'écoute compatissante. C'est une critique au nom de la compétence, d'après laquelle des salariés detous niveaux demandent à être dotés des ressources et des soutiens permettant d'affronter les contraintes. Ils demandent à ce que leur expérience serve à l'entreprise, qu'elle soit entendue, reconnue, capitalisée et remonte vers le niveau dirigeant. Ils veulent être acteurs dans la manière de définir des objectifs réalistes cohérents avec une stratégie offensive face aux concurrents dans le monde. Il est temps de trouver le chemin d'actions organisatrices " équipant " les personnes pour faire face aux contraintes, plutôt que de les infantiliser. Afficher moinsAfficher plus

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Note biographique Francis Ginsbourger est économiste du travail. Il exerce une activité d'intervenant dans les entreprises et les services publics. Responsable de programmes au ministère de la Recherche et de la Technologie puis à l'Agence nationale pour les conditions de travail, directeur du développement du Cabinet Atefo entre 2007 et 2009, il est chercheur associé au Centre de gestion scientifique de l'École des Mines de Paris. Il a notamment publiéLa gestion contre l'entreprise(La Découverte, 1998). ,Présentation Les déclarations publiques provoquées par les suicides professionnels sont d'un manichéisme confondant. D'un côté les exigences de la concurrence, les contraintes de compétitivité, les changements indispensables, bref l'horreur économique. De l'autre côté, des hommes et des femmes de chair et d'os soumis à la pression des objectifs, les résultats inatteignables, les destins fracassés, bref la souffrance humaine. On n'aurait plus le choix qu'entre deux pis-aller : moins d'économique au nom de l'homme, ou plus d'humain malgré les contraintes de l'économie mondialisée. Vraiment ? Les suicides professionnels devraient au contraire nous alerter sur le fait que la force implosive des nouvelles pénibilités et la dimension identitaire des changements d'organisation et des mobilités n'ont guère été perçus, écoutés, entendus. Que l'on ne sait pas encore bien les traduire dans des objets et des instances de négociation de plus en plus complexes et saucissonnés. On observe l'émergence d'une critique de l'organisation du travail qui ne débouche en rien sur une demande de protection, de réparation, et encore moins d'écoute compatissante. C'est une critique au nom de la compétence, d'après laquelle des salariés detous niveaux demandent à être dotés des ressources et des soutiens permettant d'affronter les contraintes. Ils demandent à ce que leur expérience serve à l'entreprise, qu'elle soit entendue, reconnue, capitalisée et remonte vers le niveau dirigeant. Ils veulent être acteurs dans la manière de définir des objectifs réalistes cohérents avec une stratégie offensive face aux concurrents dans le monde. Il est temps de trouver le chemin d'actions organisatrices " équipant " les personnes pour faire face aux contraintes, plutôt que de les infantiliser. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Ce qui tue le travail: OUVEAUX MECANISMES DE GESTION
Editeur
Format
Broché
Publication
18 mars 2010
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
187
Taille
20.6 x 13.2 x 1.6 cm
Poids
201
ISBN-13
9782841865215

Auteur

Livré entre : 15 juin - 18 juin
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