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John reitz 1899 - 1982

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
PrésentationCe livre ouvre sur un portrait photographique de John Reitz et le ton est donné : celui d'un peintre malin, plein d'humour et de créativité. Quelque chose de baconien, dans cette photo, la manière de se plier à la pose, à moins qu'il ne se la soit lui-même imposée. Un décalage immédiat, une envie de jouer. Que l'on retrouve dans toute son œuvre.On a affaire à un artiste rayonnant. De ceux qui ne prétendent rien cependant, se méfient de toute pose, ce qui explique probablement pourquoi John Reitz a passé entre les mailles du temps. Personne ne le connaît. Ils sont ainsi plusieurs, à Genève, peut-être faut-il mettre ce constat sur le compte de la culture ambiante ici, toute exposition tapageuse, jusqu'à il y a peu, était vécue comme suicidaire.Au cœur même du réalisme ¿ avec cette sculpture Jeune femme nue à genoux mains nouées derrière le dos, dans une singulière position d'attente ce dessin de la Dame au chapeau, dont les traits débordent audacieusement du cadre ou encore cette encre de Chine de La poule, dont le trait anticonformiste ferait hurler l'Académie ¿ nombreux sont les sujets de Reitz annonçant la rébellion discrète.Il n'est guère étonnant que dans la foulée de ce réalisme trompeur John Reitz se soit essayé au constructivisme. Encore moins qu'il nous surprenne en s'y jetant avec un art consommé du contre-pied : le mécanisme de ses complications semble comme broyé lui-même par l'extraordinaire luminosité dont il parvient à les affubler, coupant l'herbe sous le pied à tout discours pragmatique.L'homme John Reitz n'est plus là, mais son œuvre est si vivante ! Enseignant sur le tard à l'Ecole des Arts décoratifs de Genève, il fera une incursion dans le monde de la mode qui montre à quel point il n'en était pas dupe. Son génial paravent triptyque art déco fait un sort définitif au constructivisme et son esquisse de portrait de la chanteuse Marie Dubas décoche un sourire qui nous ramène au sien propre, dans la première photo de lui évoquée en début de ce texte. Un artiste, comme l'écrivent pertinemment Tamara et Olivier Veyrat, à la posture modeste. Mais qui ne doit pas empêcher chacune et chacun de se replacer selon son désir dans le mouvement général de l'art. Serge Bimpage,4e de couvertureCe livre ouvre sur un portrait photographique de John Reitz et le ton est donné : celui d'un peintre malin, plein d'humour et de créativité. Quelque chose de baconien, dans cette photo, la manière de se plier à la pose, à moins qu'il ne se la soit lui-même imposée. Un décalage immédiat, une envie de jouer. Que l'on retrouve dans toute son œuvre.On a affaire à un artiste rayonnant. De ceux qui ne prétendent rien cependant, se méfient de toute pose, ce qui explique probablement pourquoi John Reitz a passé entre les mailles du temps. Personne ne le connaît. Ils sont ainsi plusieurs, à Genève, peut-être faut-il mettre ce constat sur le compte de la culture ambiante ici, toute exposition tapageuse, jusqu'à il y a peu, était vécue comme suicidaire.Au cœur même du réalisme ¿ avec cette sculpture Jeune femme nue à genoux mains nouées derrière le dos, dans une singulière position d'attente ce dessin de la Dame au chapeau, dont les traits débordent audacieusement du cadre ou encore cette encre de Chine deLa poule, dont le trait anticonformiste ferait hurler l'Académie ¿ nombreux sont les sujets de Reitz annonçant la rébellion discrète.Il n'est guère étonnant que dans la foulée de ce réalisme trompeur John Reitz se soit essayé au constructivisme. Encore moins qu'il nous surprenne en s'y jetant avec un art consommé du contre-pied : le mécanisme de ses complications semble comme broyé lui-même par l'extraordinaire luminosité dont il parvient à les affubler, coupant l'herbe sous le pied à tout discours pragmatique.L'homme John Reitz n'est plus là, mais son œuvre est si vivante ! Enseignant sur le tard à l'Ecole des Arts décoratifs de Genève, il fera une incursion dans le monde de la mode qui montre à quel point il n'en était pas dupe. Son génial paravent triptyque art déco fait un sort définitif au constructivisme et son esquisse de portrait de la chanteuse Marie Dubas décoche un sourire qui nous ramène au sien propre, dans la première photo de lui évoquée en début de ce texte. Un artiste, comme l'écrivent pertinemment Tamara et Olivier Veyrat, à la posture modeste. Mais qui ne doit pas empêcher chacune et chacun de se replacer selon son désir dans le mouvement général de l'art. Serge Bimpage Afficher moinsAfficher plus

John reitz 1899 - 1982

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PrésentationCe livre ouvre sur un portrait photographique de John Reitz et le ton est donné : celui d'un peintre malin, plein d'humour et de créativité. Quelque chose de baconien, dans cette photo, la manière de se plier à la pose, à moins qu'il ne se la soit lui-même imposée. Un décalage immédiat, une envie de jouer. Que l'on retrouve dans toute son œuvre.On a affaire à un artiste rayonnant. De ceux qui ne prétendent rien cependant, se méfient de toute pose, ce qui explique probablement pourquoi John Reitz a passé entre les mailles du temps. Personne ne le connaît. Ils sont ainsi plusieurs, à Genève, peut-être faut-il mettre ce constat sur le compte de la culture ambiante ici, toute exposition tapageuse, jusqu'à il y a peu, était vécue comme suicidaire.Au cœur même du réalisme ¿ avec cette sculpture Jeune femme nue à genoux mains nouées derrière le dos, dans une singulière position d'attente ce dessin de la Dame au chapeau, dont les traits débordent audacieusement du cadre ou encore cette encre de Chine de La poule, dont le trait anticonformiste ferait hurler l'Académie ¿ nombreux sont les sujets de Reitz annonçant la rébellion discrète.Il n'est guère étonnant que dans la foulée de ce réalisme trompeur John Reitz se soit essayé au constructivisme. Encore moins qu'il nous surprenne en s'y jetant avec un art consommé du contre-pied : le mécanisme de ses complications semble comme broyé lui-même par l'extraordinaire luminosité dont il parvient à les affubler, coupant l'herbe sous le pied à tout discours pragmatique.L'homme John Reitz n'est plus là, mais son œuvre est si vivante ! Enseignant sur le tard à l'Ecole des Arts décoratifs de Genève, il fera une incursion dans le monde de la mode qui montre à quel point il n'en était pas dupe. Son génial paravent triptyque art déco fait un sort définitif au constructivisme et son esquisse de portrait de la chanteuse Marie Dubas décoche un sourire qui nous ramène au sien propre, dans la première photo de lui évoquée en début de ce texte. Un artiste, comme l'écrivent pertinemment Tamara et Olivier Veyrat, à la posture modeste. Mais qui ne doit pas empêcher chacune et chacun de se replacer selon son désir dans le mouvement général de l'art. Serge Bimpage,4e de couvertureCe livre ouvre sur un portrait photographique de John Reitz et le ton est donné : celui d'un peintre malin, plein d'humour et de créativité. Quelque chose de baconien, dans cette photo, la manière de se plier à la pose, à moins qu'il ne se la soit lui-même imposée. Un décalage immédiat, une envie de jouer. Que l'on retrouve dans toute son œuvre.On a affaire à un artiste rayonnant. De ceux qui ne prétendent rien cependant, se méfient de toute pose, ce qui explique probablement pourquoi John Reitz a passé entre les mailles du temps. Personne ne le connaît. Ils sont ainsi plusieurs, à Genève, peut-être faut-il mettre ce constat sur le compte de la culture ambiante ici, toute exposition tapageuse, jusqu'à il y a peu, était vécue comme suicidaire.Au cœur même du réalisme ¿ avec cette sculpture Jeune femme nue à genoux mains nouées derrière le dos, dans une singulière position d'attente ce dessin de la Dame au chapeau, dont les traits débordent audacieusement du cadre ou encore cette encre de Chine deLa poule, dont le trait anticonformiste ferait hurler l'Académie ¿ nombreux sont les sujets de Reitz annonçant la rébellion discrète.Il n'est guère étonnant que dans la foulée de ce réalisme trompeur John Reitz se soit essayé au constructivisme. Encore moins qu'il nous surprenne en s'y jetant avec un art consommé du contre-pied : le mécanisme de ses complications semble comme broyé lui-même par l'extraordinaire luminosité dont il parvient à les affubler, coupant l'herbe sous le pied à tout discours pragmatique.L'homme John Reitz n'est plus là, mais son œuvre est si vivante ! Enseignant sur le tard à l'Ecole des Arts décoratifs de Genève, il fera une incursion dans le monde de la mode qui montre à quel point il n'en était pas dupe. Son génial paravent triptyque art déco fait un sort définitif au constructivisme et son esquisse de portrait de la chanteuse Marie Dubas décoche un sourire qui nous ramène au sien propre, dans la première photo de lui évoquée en début de ce texte. Un artiste, comme l'écrivent pertinemment Tamara et Olivier Veyrat, à la posture modeste. Mais qui ne doit pas empêcher chacune et chacun de se replacer selon son désir dans le mouvement général de l'art. Serge Bimpage Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
John reitz 1899 - 1982
Editeur
Format
Broché
Publication
20 novembre 2014
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
144
Taille
23.5 x 15.5 x 1 cm
Poids
378
ISBN-13
9782832106396

Auteur

Livré entre : 1 juillet - 6 juillet
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