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Nouveaux bandits - Après les parrains, les caïds.

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Après Parrains du siècle, Bruno Aubry raconte, avec sa consoeur de La Provence Sèverine Pardini, l'évolution du banditisme made in (sud de la) France : exit les parrains, voici l'ère des caïds des cités, du crime organisé à l'heure d'Internet et de la mondialisation. 351. C'est le nombre d'homicides commis entre la Cité phocéenne et la Corse en cinq ans. Alors que l'on assiste à une escalade de la criminalité et que Marseille en expérimente amèrement les méthodes, Bruno Aubry et Sèverine Pardini-Battesti se penchent sur les nouvelles orientations du crime organisé, portant un regard expert, à la fois sociologique et pragmatique, en prise directe avec le terrain. Qui sont ces néo-bandits ? Depuis la disparition des grandes figures de la pègre traditionnelle soumises au code d'honneur, de nouveaux groupes ont émergé. Leurs membres participent à une révolution des mœurs et des valeurs. Celle-ci se nourrit de la crise. Le réalisme économique, Internet et la mondialisation ont mis fin à l'ère des parrains et accéléré l'atomisation du milieu pour laisser place aux caïds. Leurs nouvelles pratiques sont expéditives et aveugles : " Aujourd'hui, on tue pour 80 euros. " Cette nouvelle génération, plus jeune, plus violente, souvent issue des quartiers sensibles et de l'immigration, plonge ses racines dans la misère sociale des cités. Elle prospère avec l'essor de l'économie souterraine et se caractérise par la radicalité de ses acteurs, leur empressement à gagner beaucoup et vite, et par l'arrivée d'un nouvel armement, comme la kalachnikov, désormais mutualisée, voire en location à la demi-journée. À partir des événements récents, les auteurs décryptent ce phénomène sociétal et l'apparition d'un banditisme à deux vitesses : les intérimaires de la gâchette, artisans des règlements de comptes au quotidien, et les businessmen qui investissent gros et tirent les ficelles dans l'ombre... ou plutôt sous le soleil, sur les rives de la Méditerranée. Extrait Hasch, cash... trash et kalachs : le changement, c'est maintenant Don Corleone a vécu et avec lui les gangsters des vieux films d'Audiard. Oublié le récit de Bandits à Marseille conté par Eugène Saccomano et à l'origine du film de Jacques Deray, Borsalino, avec Alain Delon et Jean-Paul Belmondo. C'est maintenant au pied des barres d'immeubles, dans les cités exilées au large de la République, que prospère le grand banditisme, ou ce que flics et magistrats ont convenu d'appeler doctement, le néo-banditisme. Des voyous de cité opposés dans un premier temps à leurs grands frères, et même à leurs aïeuls, du banditisme traditionnel. Ils sont aujourd'hui devenus en quelque sorte, et selon les cas, leurs sous-traitants, leurs ayants droit, leurs obligés ou leurs piètres héritiers. Voire leurs rivaux. La transition s'est faite en trois temps. Au siècle dernier et jusqu'à l'aube des années 2000, les guerres internes ont toujours permis au milieu de se donner un parrain. Un capo de tutti capi, portant beau, sachant jouer de son entregent pour imposer son autorité tant chez les flics que chez les voyous et soucieux de veiller à la virginité de son casier. En ce temps-là, l'art du parrain consistait à déjouer la case prison et à échapper à son destin pour finir sa vie dans son lit. Un privilège rarissime ! Du duo Carbone et Spirito à Francis «le Belge», alias Francis Vanverberghe, en passant par les frères Guerini ou Gaétan Zampa versus Jacky Imbert - incarnés respectivement au cinéma par Kad Merad et Jean Reno dans L'Immortel de Richard Berry -, le crime organisé avait pris l'habitude d'exercer ses coupables activités sous l'autorité d'un chef. «Depuis la mort des grands parrains, on assiste à une atomisation du milieu», résume le procureur de Marseille, Jacques Dallest. «Le banditisme traditionnel (le "milieu"), historiquement tourné vers les vols à main armée, la prostitution, les machines à sous, le trafic de stupéfiants, a vu son influence diminuer au fil des ans Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Après Parrains du siècle, Bruno Aubry raconte, avec sa consoeur de La Provence Sèverine Pardini, l'évolution du banditisme made in (sud de la) France : exit les parrains, voici l'ère des caïds des cités, du crime organisé à l'heure d'Internet et de la mondialisation. 351. C'est le nombre d'homicides commis entre la Cité phocéenne et la Corse en cinq ans. Alors que l'on assiste à une escalade de la criminalité et que Marseille en expérimente amèrement les méthodes, Bruno Aubry et Sèverine Pardini-Battesti se penchent sur les nouvelles orientations du crime organisé, portant un regard expert, à la fois sociologique et pragmatique, en prise directe avec le terrain. Qui sont ces néo-bandits ? Depuis la disparition des grandes figures de la pègre traditionnelle soumises au code d'honneur, de nouveaux groupes ont émergé. Leurs membres participent à une révolution des mœurs et des valeurs. Celle-ci se nourrit de la crise. Le réalisme économique, Internet et la mondialisation ont mis fin à l'ère des parrains et accéléré l'atomisation du milieu pour laisser place aux caïds. Leurs nouvelles pratiques sont expéditives et aveugles : " Aujourd'hui, on tue pour 80 euros. " Cette nouvelle génération, plus jeune, plus violente, souvent issue des quartiers sensibles et de l'immigration, plonge ses racines dans la misère sociale des cités. Elle prospère avec l'essor de l'économie souterraine et se caractérise par la radicalité de ses acteurs, leur empressement à gagner beaucoup et vite, et par l'arrivée d'un nouvel armement, comme la kalachnikov, désormais mutualisée, voire en location à la demi-journée. À partir des événements récents, les auteurs décryptent ce phénomène sociétal et l'apparition d'un banditisme à deux vitesses : les intérimaires de la gâchette, artisans des règlements de comptes au quotidien, et les businessmen qui investissent gros et tirent les ficelles dans l'ombre... ou plutôt sous le soleil, sur les rives de la Méditerranée. Extrait Hasch, cash... trash et kalachs : le changement, c'est maintenant Don Corleone a vécu et avec lui les gangsters des vieux films d'Audiard. Oublié le récit de Bandits à Marseille conté par Eugène Saccomano et à l'origine du film de Jacques Deray, Borsalino, avec Alain Delon et Jean-Paul Belmondo. C'est maintenant au pied des barres d'immeubles, dans les cités exilées au large de la République, que prospère le grand banditisme, ou ce que flics et magistrats ont convenu d'appeler doctement, le néo-banditisme. Des voyous de cité opposés dans un premier temps à leurs grands frères, et même à leurs aïeuls, du banditisme traditionnel. Ils sont aujourd'hui devenus en quelque sorte, et selon les cas, leurs sous-traitants, leurs ayants droit, leurs obligés ou leurs piètres héritiers. Voire leurs rivaux. La transition s'est faite en trois temps. Au siècle dernier et jusqu'à l'aube des années 2000, les guerres internes ont toujours permis au milieu de se donner un parrain. Un capo de tutti capi, portant beau, sachant jouer de son entregent pour imposer son autorité tant chez les flics que chez les voyous et soucieux de veiller à la virginité de son casier. En ce temps-là, l'art du parrain consistait à déjouer la case prison et à échapper à son destin pour finir sa vie dans son lit. Un privilège rarissime ! Du duo Carbone et Spirito à Francis «le Belge», alias Francis Vanverberghe, en passant par les frères Guerini ou Gaétan Zampa versus Jacky Imbert - incarnés respectivement au cinéma par Kad Merad et Jean Reno dans L'Immortel de Richard Berry -, le crime organisé avait pris l'habitude d'exercer ses coupables activités sous l'autorité d'un chef. «Depuis la mort des grands parrains, on assiste à une atomisation du milieu», résume le procureur de Marseille, Jacques Dallest. «Le banditisme traditionnel (le "milieu"), historiquement tourné vers les vols à main armée, la prostitution, les machines à sous, le trafic de stupéfiants, a vu son influence diminuer au fil des ans Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Nouveaux bandits - Après les parrains, les caïds.
Auteur
Format
Broché
Publication
07 novembre 2013
Auteur
Pardini-Battesti, Sèverine
Préface
Bauer, Alain
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
303
Taille
21 x 13.5 x 1.5 cm
Poids
355
ISBN-13
9782824400044
Livré entre : 9 juin - 12 juin
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