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BRUMES DU CAUSSE (LES)

3.8

(27)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur C'est par une belle soirée d'été que sont découverts le corps sans vie du vieil Aristide, le maire du village, et un tout jeune enfant dans le potager de Marie Bernard. La brave Marie élève alors comme un fils celui qu'elle baptise Frédéric. Devenu un garçon courageux et travailleur, Frédéric est employé sur le causse à la ferme de Balduc. Se prenant d'affection pour ce domaine si haut perché, Frédéric voit son quotidien troublé par la visite d'un drôle d'inconnu. Et si un lien existait entre la mort du maire et son propre abandon ? Quel pouvait être l'insensé qui convoitait ce causse aux allures de désert ? - J'y ai souvent réfléchi. Aucune des filles de par ici n'était enceinte quand cet enfant est né et, si quelqu'un ne méritait pas la mort qu'il a eue, c'est bien ton père... - Mais pourquoi s'attaquer à lui ? Il n'était pas le père de ce môme, tout de même ! - Tu divagues !... Non, ce n'était pas le père, mais il se peut qu'il le connaisse. Paulin ouvrit de grands yeux : sa femme avait raison. Son père était le maire à l'époque. Il devait savoir quelque chose et c'est ce qui avait entraîné sa perte. - Ça fait seize ans, soupira-t-il, maintenant, on ne saura jamais qui a fait ça. Bertille haussa les épaules. Il avait sûrement raison, ce n'était pas la peine de chercher à percer ce mystère... L'auteur La notoriété de Marie de Palet s'est développée à l'heure de la retraite, lorsqu'elle a abandonné son stylo rouge d'institutrice pour sa plume d'écrivain. Lozérienne de racines et de coeur, elle met en scène sa province d'origine dans ses livres, dans lesquels elle dévoile sa connaissance intime du monde paysan d'autrefois. Un succès mérité jamais démenti. Extrait La mort C'était une belle soirée d'été. Une soirée qui sentait la poussière des grains et la sueur des corps. Le soleil se noyait lentement dans le ciel couleur sang et les oiseaux reposaient déjà, à l'abri des feuilles, las de cette longue journée de canicule. Les bruits s'estompaient et n'allaient pas tarder à disparaître. Cependant, quelques chars attardés roulaient encore sur les chemins de pierre et le grincement de leurs roues emplissait la vallée de leur plainte monotone. Elle montait, s'interrompait et reprenait dans l'air calme. La nuit tombait. Une à une, les étoiles surgissaient dans un ciel mi-bleu mi-gris. Les fenêtres assombries par le crépuscule s'illuminaient l'une après l'autre, et des silhouettes furtives passaient et repassaient dans leur rectangle de lumière. Le village allait s'endormir pour la nuit. Pourtant, tout en haut, à l'endroit où s'arrêtait le chemin, une belle ferme, en pierres de taille, aux larges fenêtres et au perron imposant, semblait en proie à une grande agitation. C'était la demeure du maire, Aristide Barthier. Depuis les étables et la bergerie, tout en bas, en passant par la cuisine et les chambres aux étages, il y avait de la lumière partout. Un va-et-vient continu semblait animer la maison. Dans un silence coupé de cris, de chuchotements et d'exclamations, un mystère planait et rejaillissait jusqu'à l'extérieur. La porte s'ouvrit dans la nuit maintenant tout à fait tombée et la vieille Marguerite Calpert sortit, descendit l'escalier et s'éloigna vers le centre du village. Elle paraissait pressée de quitter les lieux comme si elle avait eu mille diables à ses trousses... Elle ne songeait pas à s'arrêter, elle si curieuse, pour parler au valet qui sortait une brouette de fumier de l'étable et elle disparut dans la nuit noire. Quelques meubles remués trouèrent encore le silence, et puis tout sembla rentrer dans l'ordre. La lumière brillait toujours dans la plus haute chambre, à droite, où sans cesse s'agitaient des ombres. Paulin et sa femme Bertille se tenaient debout, graves, devant le lit où reposait le patriarche que la mort venait de prendre. Le vieil Aristide venait de disparaître, mais pas d'une manière douce comme on aurait pu le penser pour un vieillard de quatre-vingt-tro Afficher moinsAfficher plus

BRUMES DU CAUSSE (LES)

3.8

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Le Pitch

Présentation de l'éditeur C'est par une belle soirée d'été que sont découverts le corps sans vie du vieil Aristide, le maire du village, et un tout jeune enfant dans le potager de Marie Bernard. La brave Marie élève alors comme un fils celui qu'elle baptise Frédéric. Devenu un garçon courageux et travailleur, Frédéric est employé sur le causse à la ferme de Balduc. Se prenant d'affection pour ce domaine si haut perché, Frédéric voit son quotidien troublé par la visite d'un drôle d'inconnu. Et si un lien existait entre la mort du maire et son propre abandon ? Quel pouvait être l'insensé qui convoitait ce causse aux allures de désert ? - J'y ai souvent réfléchi. Aucune des filles de par ici n'était enceinte quand cet enfant est né et, si quelqu'un ne méritait pas la mort qu'il a eue, c'est bien ton père... - Mais pourquoi s'attaquer à lui ? Il n'était pas le père de ce môme, tout de même ! - Tu divagues !... Non, ce n'était pas le père, mais il se peut qu'il le connaisse. Paulin ouvrit de grands yeux : sa femme avait raison. Son père était le maire à l'époque. Il devait savoir quelque chose et c'est ce qui avait entraîné sa perte. - Ça fait seize ans, soupira-t-il, maintenant, on ne saura jamais qui a fait ça. Bertille haussa les épaules. Il avait sûrement raison, ce n'était pas la peine de chercher à percer ce mystère... L'auteur La notoriété de Marie de Palet s'est développée à l'heure de la retraite, lorsqu'elle a abandonné son stylo rouge d'institutrice pour sa plume d'écrivain. Lozérienne de racines et de coeur, elle met en scène sa province d'origine dans ses livres, dans lesquels elle dévoile sa connaissance intime du monde paysan d'autrefois. Un succès mérité jamais démenti. Extrait La mort C'était une belle soirée d'été. Une soirée qui sentait la poussière des grains et la sueur des corps. Le soleil se noyait lentement dans le ciel couleur sang et les oiseaux reposaient déjà, à l'abri des feuilles, las de cette longue journée de canicule. Les bruits s'estompaient et n'allaient pas tarder à disparaître. Cependant, quelques chars attardés roulaient encore sur les chemins de pierre et le grincement de leurs roues emplissait la vallée de leur plainte monotone. Elle montait, s'interrompait et reprenait dans l'air calme. La nuit tombait. Une à une, les étoiles surgissaient dans un ciel mi-bleu mi-gris. Les fenêtres assombries par le crépuscule s'illuminaient l'une après l'autre, et des silhouettes furtives passaient et repassaient dans leur rectangle de lumière. Le village allait s'endormir pour la nuit. Pourtant, tout en haut, à l'endroit où s'arrêtait le chemin, une belle ferme, en pierres de taille, aux larges fenêtres et au perron imposant, semblait en proie à une grande agitation. C'était la demeure du maire, Aristide Barthier. Depuis les étables et la bergerie, tout en bas, en passant par la cuisine et les chambres aux étages, il y avait de la lumière partout. Un va-et-vient continu semblait animer la maison. Dans un silence coupé de cris, de chuchotements et d'exclamations, un mystère planait et rejaillissait jusqu'à l'extérieur. La porte s'ouvrit dans la nuit maintenant tout à fait tombée et la vieille Marguerite Calpert sortit, descendit l'escalier et s'éloigna vers le centre du village. Elle paraissait pressée de quitter les lieux comme si elle avait eu mille diables à ses trousses... Elle ne songeait pas à s'arrêter, elle si curieuse, pour parler au valet qui sortait une brouette de fumier de l'étable et elle disparut dans la nuit noire. Quelques meubles remués trouèrent encore le silence, et puis tout sembla rentrer dans l'ordre. La lumière brillait toujours dans la plus haute chambre, à droite, où sans cesse s'agitaient des ombres. Paulin et sa femme Bertille se tenaient debout, graves, devant le lit où reposait le patriarche que la mort venait de prendre. Le vieil Aristide venait de disparaître, mais pas d'une manière douce comme on aurait pu le penser pour un vieillard de quatre-vingt-tro Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
BRUMES DU CAUSSE (LES)
Auteur
Editeur
Format
Broché
Publication
02 avril 2013
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
352
Taille
24 x 16 x 2.8 cm
Poids
576
ISBN-13
9782812908064
Livré entre : 15 juin - 18 juin
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