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Robert Guédiguian cinéaste

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( 5)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Le cinéaste de l’Estaque a tourné dans son quartier natal, à Marseille, 15 des 17 films qui composent sa filmographie, de Marius et Jeannette aux Neiges du Kilimandjaro, son dernier film en date. À partir de ce petit territoire au passé ouvrier, c’est tout un univers que le cinéma de Robert Guédiguian a créé. Le rêve que ses histoires racontent et dont ses personnages témoignent est fait de solidarités, d’amitiés, d’amour et de fraternité, ce qui constitue l’une des oeuvres les plus politiques et les plus populaires qui soient.Ce livre est une traversée thématique, géographique et critique du cinéma de Robert Guédiguian, avec, notamment, la participation de ses trois acteurs principaux, Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin et Gérard Meylan, et la présence de photos originales, signées Jérôme Cabanel, du Marseille d’aujourd’hui sur le site des différents lieux de tournage. Extrait UN CINÉASTE DE QUARTIER Robert Guédiguian, «cinéaste de l'Estaque». L'expression, accolée au nom du réalisateur, est devenue plus que familière : une évidence. Elle pourrait figurer sur sa carte d'identité à la rubrique «signe particulier». Mais comme toutes les évidences, il est nécessaire de l'interroger, d'examiner ce qu'elle recouvre. «Cinéaste de l'Estaque», la signification est double : d'une part, Robert Guédiguian est issu de ce quartier excentré de Marseille, situé tout au bout des quais portuaires de la ville, au nord-ouest ; d'autre part, l'Estaque est au centre de son cinéma, c'est le lieu où il tourne, il en est devenu le filmeur ou le peintre, après d'illustres prédécesseurs, comme Braque et Cézanne. Rien de cela n'est faux, même si on mesure les risques de faire correspondre, comme dans une équation sans inconnue, un homme, cinéaste qui plus est, à un bout de territoire. Guédiguian, cinéaste de l'Estaque ? Cinéaste marseillais ? Il y a presque là-dedans une assignation mentale à résidence, une identité posée une fois pour toute, qui enferme et rassure. Avec condescendance, on convient que l'emblème ou le porte-parole, malgré toute la considération que mérite ce rôle, n'a pas la liberté suffisante pour accéder à l'universel. Danger de réduction d'un univers artistique au pittoresque, au même titre que d'autres catégorisations, comme celle qui désigne Robert Guédiguian comme «le cinéaste de la classe ouvrière». Et pourtant, n est possible de reprendre l'expression - «cinéaste de l'Estaque» -, et d'en renverser les significations trop vite admises. Car cette expression-là, à bien la considérer, n'emmène ni sur un chemin étriqué, ni vers un horizon étroit. N'en déplaise aux tenants de la souche et de l'«origine contrôlée», elle ne chante pas les valeurs du terroir, au demeurant toujours introuvables. Elle est au contraire synonyme d'ouverture, de pluralité et de complexité. Ce livre se propose d'en donner quelques indices. Mais s'il en fallait d'ores et déjà une preuve, une seule, la plus simple réside dans le fait même de se revendiquer de l'Estaque. Il s'agit là, incontestablement, de reconnaître son appartenance à un quartier de Marseille, celui dont on est issu. C'est une première identité, mais elle est loin d'être exclusive. Car le jacobinisme obtus, où il n'est d'autre possible que de se réclamer Français, n'a pas sa place ici. L'être estaquéen est plus proche de la manière d'être Arabe. Être Arabe, c'est se vivre comme une somme d'identités indissociables et complémentaires (le village ou le quartier, la ville, la région, la terre, la religion, le rite, la langue, ses variétés dialectales...), où le local dialogue avec le global, l'individu avec le collectif, le matériel avec le spirituel. Ces quelques mots, tout en dialectique, dressent d'ores et déjà un portrait de Robert Guédiguian et de son cinéma. Dans Le Voyage en Arménie, Anna (Ariane Ascaride), cardiologue marseillaise et communiste, une fois celle-ci arrivée dans le pays de son père, Barsam (Marcel Blüwal), est l'objet d'une douce pre Afficher moins Afficher plus

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Présentation de l'éditeur Le cinéaste de l’Estaque a tourné dans son quartier natal, à Marseille, 15 des 17 films qui composent sa filmographie, de Marius et Jeannette aux Neiges du Kilimandjaro, son dernier film en date. À partir de ce petit territoire au passé ouvrier, c’est tout un univers que le cinéma de Robert Guédiguian a créé. Le rêve que ses histoires racontent et dont ses personnages témoignent est fait de solidarités, d’amitiés, d’amour et de fraternité, ce qui constitue l’une des oeuvres les plus politiques et les plus populaires qui soient.Ce livre est une traversée thématique, géographique et critique du cinéma de Robert Guédiguian, avec, notamment, la participation de ses trois acteurs principaux, Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin et Gérard Meylan, et la présence de photos originales, signées Jérôme Cabanel, du Marseille d’aujourd’hui sur le site des différents lieux de tournage. Extrait UN CINÉASTE DE QUARTIER Robert Guédiguian, «cinéaste de l'Estaque». L'expression, accolée au nom du réalisateur, est devenue plus que familière : une évidence. Elle pourrait figurer sur sa carte d'identité à la rubrique «signe particulier». Mais comme toutes les évidences, il est nécessaire de l'interroger, d'examiner ce qu'elle recouvre. «Cinéaste de l'Estaque», la signification est double : d'une part, Robert Guédiguian est issu de ce quartier excentré de Marseille, situé tout au bout des quais portuaires de la ville, au nord-ouest ; d'autre part, l'Estaque est au centre de son cinéma, c'est le lieu où il tourne, il en est devenu le filmeur ou le peintre, après d'illustres prédécesseurs, comme Braque et Cézanne. Rien de cela n'est faux, même si on mesure les risques de faire correspondre, comme dans une équation sans inconnue, un homme, cinéaste qui plus est, à un bout de territoire. Guédiguian, cinéaste de l'Estaque ? Cinéaste marseillais ? Il y a presque là-dedans une assignation mentale à résidence, une identité posée une fois pour toute, qui enferme et rassure. Avec condescendance, on convient que l'emblème ou le porte-parole, malgré toute la considération que mérite ce rôle, n'a pas la liberté suffisante pour accéder à l'universel. Danger de réduction d'un univers artistique au pittoresque, au même titre que d'autres catégorisations, comme celle qui désigne Robert Guédiguian comme «le cinéaste de la classe ouvrière». Et pourtant, n est possible de reprendre l'expression - «cinéaste de l'Estaque» -, et d'en renverser les significations trop vite admises. Car cette expression-là, à bien la considérer, n'emmène ni sur un chemin étriqué, ni vers un horizon étroit. N'en déplaise aux tenants de la souche et de l'«origine contrôlée», elle ne chante pas les valeurs du terroir, au demeurant toujours introuvables. Elle est au contraire synonyme d'ouverture, de pluralité et de complexité. Ce livre se propose d'en donner quelques indices. Mais s'il en fallait d'ores et déjà une preuve, une seule, la plus simple réside dans le fait même de se revendiquer de l'Estaque. Il s'agit là, incontestablement, de reconnaître son appartenance à un quartier de Marseille, celui dont on est issu. C'est une première identité, mais elle est loin d'être exclusive. Car le jacobinisme obtus, où il n'est d'autre possible que de se réclamer Français, n'a pas sa place ici. L'être estaquéen est plus proche de la manière d'être Arabe. Être Arabe, c'est se vivre comme une somme d'identités indissociables et complémentaires (le village ou le quartier, la ville, la région, la terre, la religion, le rite, la langue, ses variétés dialectales...), où le local dialogue avec le global, l'individu avec le collectif, le matériel avec le spirituel. Ces quelques mots, tout en dialectique, dressent d'ores et déjà un portrait de Robert Guédiguian et de son cinéma. Dans Le Voyage en Arménie, Anna (Ariane Ascaride), cardiologue marseillaise et communiste, une fois celle-ci arrivée dans le pays de son père, Barsam (Marcel Blüwal), est l'objet d'une douce pre Afficher moins Afficher plus

Détails du livre

Titre complet
Robert Guédiguian cinéaste
Format
Relié
Publication
06 février 2013
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
271
Taille
25.7 x 20.5 x 3 cm
Poids
1424
ISBN-13
9782812307652
Livré entre : 4 octobre - 7 octobre
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