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365 expressions parisiennes expliquées

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Présentation de l'éditeur La langue française regorge d’expressions imagées. Dans ce nouvel ouvrage, Dominique Foufellese concentre sur le parler parisien. Tous ceux qui se montrent curieux d’enrichir leur vocabulaire et de se plonger dans le patrimoine de la langue française se régaleront avec cet ouvrage, documenté et ludique, qui offre à ses lecteurs les clefs d’un vocabulaire insolite pour épicer leurs propos. Saviez-vous que quand le Parisien « se couche avec un cheval », c’est qu’il se couche seul ; qu’un Parisien « engoncé » vit en concubinage ; que lorsqu’il « bonnit une loffitude», il dit une bêtise ; ou quand il « casse la dalle », qu’il mange, tout simplement ! Extrait Paris la gouaille Paris était à la fin du Moyen Âge la ville la plus peuplée d'Europe : quelque deux cent quarante mille habitants, soit à peu de choses près la population de Bordeaux aujourd'hui. Les guerres, les troubles politiques et les épidémies la vidèrent. Sa croissance alla ensuite en dents de scie, pour exploser au XIXe siècle. En 1850, plus d'un million de personnes peuplaient la capitale ; le chiffre dépassait deux millions et demi en 1900. Une France en miniature Qui sont ces nouveaux Parisiens et Parisiennes ? Des gens des provinces, surtout des campagnes, qui ont quitté leur terre dans l'espoir d'une vie meilleure. Elles et ils viennent grossir les rangs des prolétaires, des artisans, des commerçants et des vendeurs des rues, des aventuriers, des miséreux, des malfaiteurs par choix ou nécessité. Elles et ils ont apporté dans leurs bagages leurs parlers : de véritables langues, concernant les Bretons, les Basques ou les Occitans, souvent des patois, pour le moins des tournures et des accents régionaux. Celles et ceux qui s'enorgueillissent d'une présence plus ancienne ne ménagent pas leurs moqueries. La migrante et le migrant se signalent à l'attention par l'étrangeté de leur langage. À Paris, on exerce toutes les professions. Les corporations se regroupent dans des quartiers, voire des rues. Dans ces microcosmes naissent des jargons qui, s'ils ne sont pas expressément conçus pour exclure celles et ceux qui ne les possèdent pas, permettent de se comprendre entre soi. Les membres de la pègre ont le leur, cette fois nettement crypté pour échapper aux oreilles indiscrètes. Dans une ville où l'on s'éloigne encore peu souvent de son port d'attache, les parlers se singularisent sur de petits territoires, comme ils varient en France d'un village à l'autre. Laboratoire de langue Toutes ces richesses langagières, pourtant, circulent, se croisent et s'entremêlent. Le peuple de Paris, cosmopolite par essence, intègre les apports et les fond dans un parler populaire qui lui devient spécifique. Dans sa préface à l'édition de 1872 de son Dictionnaire de l'argot parisien, Lorédan Larchey décrit à merveille le phénomène : «Là, se fabriquent ou affluent tous les mots nouveaux : ceux du bagne comme ceux du sport, ceux du boudoir comme ceux de l'atelier, ceux de la caserne comme ceux des couloirs de l'Assemblée, ceux de la halle comme ceux du collège, comme ceux du journalisme. C'est, dis-je, dans le grand torrent de la circulation parisienne que tous ces nouveaux venus viennent se confondre, se retremper et s'abandonner au courant qui doit décider de leur fortune.» Il en va ainsi depuis que la capitale attire sans cesse de nouveaux habitants. Le Paris de l'Ancien Régime retentissait déjà d'expressions imagées, volontiers grivoises, dont quelques dictionnaires précoces ont conservé les traces. La «langue verte», autrement dit, un langage cru, naturel, affranchi des règles édictées par l'Académie depuis Richelieu, se pratique et se renouvelle couramment. Au XIXe siècle, l'explosion démographique, l'industrialisation et l'accroissement des classes laborieuses, dites «dangereuses», vont en favoriser l'épanouissement. Biographie de l'auteur Dominique Foufelle vit et travaille à Nantes. Auteure de nombreux ouvrages, elle allie rigueur et f Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur La langue française regorge d’expressions imagées. Dans ce nouvel ouvrage, Dominique Foufellese concentre sur le parler parisien. Tous ceux qui se montrent curieux d’enrichir leur vocabulaire et de se plonger dans le patrimoine de la langue française se régaleront avec cet ouvrage, documenté et ludique, qui offre à ses lecteurs les clefs d’un vocabulaire insolite pour épicer leurs propos. Saviez-vous que quand le Parisien « se couche avec un cheval », c’est qu’il se couche seul ; qu’un Parisien « engoncé » vit en concubinage ; que lorsqu’il « bonnit une loffitude», il dit une bêtise ; ou quand il « casse la dalle », qu’il mange, tout simplement ! Extrait Paris la gouaille Paris était à la fin du Moyen Âge la ville la plus peuplée d'Europe : quelque deux cent quarante mille habitants, soit à peu de choses près la population de Bordeaux aujourd'hui. Les guerres, les troubles politiques et les épidémies la vidèrent. Sa croissance alla ensuite en dents de scie, pour exploser au XIXe siècle. En 1850, plus d'un million de personnes peuplaient la capitale ; le chiffre dépassait deux millions et demi en 1900. Une France en miniature Qui sont ces nouveaux Parisiens et Parisiennes ? Des gens des provinces, surtout des campagnes, qui ont quitté leur terre dans l'espoir d'une vie meilleure. Elles et ils viennent grossir les rangs des prolétaires, des artisans, des commerçants et des vendeurs des rues, des aventuriers, des miséreux, des malfaiteurs par choix ou nécessité. Elles et ils ont apporté dans leurs bagages leurs parlers : de véritables langues, concernant les Bretons, les Basques ou les Occitans, souvent des patois, pour le moins des tournures et des accents régionaux. Celles et ceux qui s'enorgueillissent d'une présence plus ancienne ne ménagent pas leurs moqueries. La migrante et le migrant se signalent à l'attention par l'étrangeté de leur langage. À Paris, on exerce toutes les professions. Les corporations se regroupent dans des quartiers, voire des rues. Dans ces microcosmes naissent des jargons qui, s'ils ne sont pas expressément conçus pour exclure celles et ceux qui ne les possèdent pas, permettent de se comprendre entre soi. Les membres de la pègre ont le leur, cette fois nettement crypté pour échapper aux oreilles indiscrètes. Dans une ville où l'on s'éloigne encore peu souvent de son port d'attache, les parlers se singularisent sur de petits territoires, comme ils varient en France d'un village à l'autre. Laboratoire de langue Toutes ces richesses langagières, pourtant, circulent, se croisent et s'entremêlent. Le peuple de Paris, cosmopolite par essence, intègre les apports et les fond dans un parler populaire qui lui devient spécifique. Dans sa préface à l'édition de 1872 de son Dictionnaire de l'argot parisien, Lorédan Larchey décrit à merveille le phénomène : «Là, se fabriquent ou affluent tous les mots nouveaux : ceux du bagne comme ceux du sport, ceux du boudoir comme ceux de l'atelier, ceux de la caserne comme ceux des couloirs de l'Assemblée, ceux de la halle comme ceux du collège, comme ceux du journalisme. C'est, dis-je, dans le grand torrent de la circulation parisienne que tous ces nouveaux venus viennent se confondre, se retremper et s'abandonner au courant qui doit décider de leur fortune.» Il en va ainsi depuis que la capitale attire sans cesse de nouveaux habitants. Le Paris de l'Ancien Régime retentissait déjà d'expressions imagées, volontiers grivoises, dont quelques dictionnaires précoces ont conservé les traces. La «langue verte», autrement dit, un langage cru, naturel, affranchi des règles édictées par l'Académie depuis Richelieu, se pratique et se renouvelle couramment. Au XIXe siècle, l'explosion démographique, l'industrialisation et l'accroissement des classes laborieuses, dites «dangereuses», vont en favoriser l'épanouissement. Biographie de l'auteur Dominique Foufelle vit et travaille à Nantes. Auteure de nombreux ouvrages, elle allie rigueur et f Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
365 expressions parisiennes expliquées
Format
Relié
Publication
09 octobre 2013
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
237
Taille
18.5 x 13 x 2.5 cm
Poids
470
ISBN-13
9782812306945

Auteur

Livré entre : 7 mai - 10 mai
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