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100 Chefs-d'oeuvre méconnus des musées de France

4.1

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Dès que le mot chef d’œuvre est prononcé, ce sont toujours les mêmes œuvres fameuses, réalisées par les maîtres les plus célèbres, qui reviennent. N’y a-t-il pas nombre d’ « œuvres d’art particulièrement accomplies » (Larousse) dans les musées de France, que l’on oublie d’admirer ? Jean-Luc Chalumeau a par exemple été frappé par le fait que dans le plus grand musée du monde, le Louvre, le défilé des visiteurs est continu dans la « Galerie Médicis » présentant les grands Rubens, alors que tout à côté, presque personne ne pénètre dans une petite salle contenant notamment une pure merveille : L’élévation de la croix du même Rubens, esquisse à l’huile de petit format qui n’en est pas moins un authentique chef d’œuvre. Parcourant une quarantaine de musées en France, il a sélectionné cent cas de ce genre, souvent œuvres de grands artistes abusivement considérées comme « mineures », mais parfois aussi d’autres, tout autant de premier ordre, négligées parce que leurs auteurs sont plus ou moins tombés dans l’oubli. On trouvera ainsi les noms attendus de Raphaël, Léonard de Vinci, Watteau, Chardin, Poussin, David, Ingres, Manet, Degas etc. Mais aussi ceux de Lorenzo Lippi ou Louise Moillon, injustement oubliés. Le livre va du Quattrocento aux temps modernes en cinq parties : 1. Les chefs-d’œuvre intemporels. 2. Les chefs-d’œuvre classiques. 3. Les chefs-d’œuvre maniéristes. 4. Les chefs-d’œuvre baroques. 5. Les chefs-d’œuvre modernes. Extrait Extrait de l'introduction Chef-d'oeuvre : «Oeuvre d'art particulièrement accomplie», nous dit le dictionnaire Larousse. Méconnu : «Oui n'est pas apprécié selon son mérite», précise la même source. L'objet de ce livre est d'évoquer des peintures et des dessins (à l'exclusion de la grande variété des autres sortes d'oeuvres d'art abritées par les musées de France) qui me semblent à la fois particulièrement accomplis et pas assez appréciés. Quels que soient mes efforts d'objectivité, le choix proposé est évidemment subjectif : l'art est d'abord affaire dégoût. En quelques décennies de visites attentives, j'ai repéré environ un demi-millier d'oeuvres de cette sorte, appartenant à l'art européen, dont j'ai prélevé une centaine d'exemples. Cette sélection est nécessairement tributaire de la nature particulière des collections des musées de France, liée à l'histoire. La Révolution française à ses débuts ne voyait guère, dans les collections des rois, des princes et de l'Église, que des «monuments élevés à l'orgueil, au préjugé et à la tyrannie». Il a fallu qu'à la Convention, une poignée de représentants lucides, en particulier Jean Dussaulx, osent défendre l'idée que soient «épargnés et conservés les monuments précieux pour les arts» (cité par Jacques Sallois, Les Musées de France, coll. Que sais-je ? PUF, 1995). C'est à Jean-Marie Roland, ministre de l'Intérieur de la jeune République (elle avait été proclamée le 21 septembre 1792 au lendemain de la bataille de Valmy), qu'il revint d'adresser aux corps administratifs, dès le 3 novembre, une circulaire affirmant la volonté officielle de sauvegarder le patrimoine artistique de la France. La Convention a aussitôt rassemblé les collections royales, princières et ecclésiastiques dans le muséum central des Arts créé au Louvre. Par la suite, les autorités furent conduites à ajouter aux collections devenues nationales en 1792 d'innombrables chefs-d'oeuvre, butins des armées révolutionnaires dans toute l'Europe : elles instituèrent donc en province des dépôts d'oeuvres d'art. C'est Bonaparte, Premier consul, qui en établit la liste par le décret du 14 fructidor an IX (1er septembre 1801) : Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Bruxelles, Marseille, Rouen, Nantes, Dijon, Toulouse, Genève, Caen, Lille, Mayence, Rennes et Nancy reçurent de nombreuses oeuvres qui allaient constituer les fonds des musées des beaux-arts de ces villes. Même après les restitutions de 1815 organisées par la Restauration, ces fonds demeurèrent fort riches. Notons Afficher moinsAfficher plus

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Le Pitch

Présentation de l'éditeur Dès que le mot chef d’œuvre est prononcé, ce sont toujours les mêmes œuvres fameuses, réalisées par les maîtres les plus célèbres, qui reviennent. N’y a-t-il pas nombre d’ « œuvres d’art particulièrement accomplies » (Larousse) dans les musées de France, que l’on oublie d’admirer ? Jean-Luc Chalumeau a par exemple été frappé par le fait que dans le plus grand musée du monde, le Louvre, le défilé des visiteurs est continu dans la « Galerie Médicis » présentant les grands Rubens, alors que tout à côté, presque personne ne pénètre dans une petite salle contenant notamment une pure merveille : L’élévation de la croix du même Rubens, esquisse à l’huile de petit format qui n’en est pas moins un authentique chef d’œuvre. Parcourant une quarantaine de musées en France, il a sélectionné cent cas de ce genre, souvent œuvres de grands artistes abusivement considérées comme « mineures », mais parfois aussi d’autres, tout autant de premier ordre, négligées parce que leurs auteurs sont plus ou moins tombés dans l’oubli. On trouvera ainsi les noms attendus de Raphaël, Léonard de Vinci, Watteau, Chardin, Poussin, David, Ingres, Manet, Degas etc. Mais aussi ceux de Lorenzo Lippi ou Louise Moillon, injustement oubliés. Le livre va du Quattrocento aux temps modernes en cinq parties : 1. Les chefs-d’œuvre intemporels. 2. Les chefs-d’œuvre classiques. 3. Les chefs-d’œuvre maniéristes. 4. Les chefs-d’œuvre baroques. 5. Les chefs-d’œuvre modernes. Extrait Extrait de l'introduction Chef-d'oeuvre : «Oeuvre d'art particulièrement accomplie», nous dit le dictionnaire Larousse. Méconnu : «Oui n'est pas apprécié selon son mérite», précise la même source. L'objet de ce livre est d'évoquer des peintures et des dessins (à l'exclusion de la grande variété des autres sortes d'oeuvres d'art abritées par les musées de France) qui me semblent à la fois particulièrement accomplis et pas assez appréciés. Quels que soient mes efforts d'objectivité, le choix proposé est évidemment subjectif : l'art est d'abord affaire dégoût. En quelques décennies de visites attentives, j'ai repéré environ un demi-millier d'oeuvres de cette sorte, appartenant à l'art européen, dont j'ai prélevé une centaine d'exemples. Cette sélection est nécessairement tributaire de la nature particulière des collections des musées de France, liée à l'histoire. La Révolution française à ses débuts ne voyait guère, dans les collections des rois, des princes et de l'Église, que des «monuments élevés à l'orgueil, au préjugé et à la tyrannie». Il a fallu qu'à la Convention, une poignée de représentants lucides, en particulier Jean Dussaulx, osent défendre l'idée que soient «épargnés et conservés les monuments précieux pour les arts» (cité par Jacques Sallois, Les Musées de France, coll. Que sais-je ? PUF, 1995). C'est à Jean-Marie Roland, ministre de l'Intérieur de la jeune République (elle avait été proclamée le 21 septembre 1792 au lendemain de la bataille de Valmy), qu'il revint d'adresser aux corps administratifs, dès le 3 novembre, une circulaire affirmant la volonté officielle de sauvegarder le patrimoine artistique de la France. La Convention a aussitôt rassemblé les collections royales, princières et ecclésiastiques dans le muséum central des Arts créé au Louvre. Par la suite, les autorités furent conduites à ajouter aux collections devenues nationales en 1792 d'innombrables chefs-d'oeuvre, butins des armées révolutionnaires dans toute l'Europe : elles instituèrent donc en province des dépôts d'oeuvres d'art. C'est Bonaparte, Premier consul, qui en établit la liste par le décret du 14 fructidor an IX (1er septembre 1801) : Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Bruxelles, Marseille, Rouen, Nantes, Dijon, Toulouse, Genève, Caen, Lille, Mayence, Rennes et Nancy reçurent de nombreuses oeuvres qui allaient constituer les fonds des musées des beaux-arts de ces villes. Même après les restitutions de 1815 organisées par la Restauration, ces fonds demeurèrent fort riches. Notons Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
100 Chefs-d'oeuvre méconnus des musées de France
Format
Relié
Publication
29 septembre 2010
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
239
Taille
27.5 x 21 x 2.8 cm
Poids
1300
ISBN-13
9782812302787
Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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