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Nostalgie des choses perdues - Dictionnaire intime

3.6

(6)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Les hommes roulaient en DS ; les femmes portaient des mini-jupes dessinées par Mary Quant. Dans les transports, on donnait son ticket à un poinçonneur. La musique s’écoutait sur 45 ou 33 tours. Plus tard, le walkman fera l'effet d'une révolution. Dans les salles de cinéma, des ouvreuses nous menaient à notre fauteuil. Les films, eux, étaient vus d'abord sur grand écran, puis en VHS. Dans ce Dictionnaire des choses perdues, Patrick Poivre d’Arvor se rappelle un temps où la crise était loin, une époque heureuse qui mérite d'être célébrée. En se livrant, de façon intime, il la fait revivre les apéritifs d'antan, l'âge d'or des paquebots, les biscuits que son grand-père lui ramenait de ses voyages ou les Dinky Toys qu'il collectionnait enfant… Par petites touches personnelles, il brosse le roman des Trente Glorieuses. Extrait C'était avant. Était-ce mieux ? Je ne sais. Mais c'était avant et cela me plaît ainsi. Parce que les remontées de souvenirs qu'a suscitées en moi ce travail d'exhumation né de mes échanges avec mon éditeur, Arnaud Le Guern, me disent assez qui j'étais petit garçon puis adolescent, mais aussi ce que j'ai voulu devenir. La fidélité à ce petit garçon-là doit à mes yeux se transmettre comme une vertu cardinale. Et à travers ce livre je rends hommage à ce monde «d'avant» qui l'a façonné et a nourri ses rêves. Ce monde-là était plus lent, certes, mais est-ce si grave ? Il était par nature moins «moderne», mais qu'est-ce qui se démode plus que la mode ? À mes yeux de sexagénaire nostalgique, c'était d'abord un monde enchanté et, plus les années passent, plus il le devient. La nostalgie, ce n'est pas le passéisme. C'est d'abord un sentiment tonique de frustration devant notre impuissance à retenir les êtres et les choses qui nous filent entre les doigts. Ne pleurons pas sur le lait renversé : ils ne sont plus là, ils ne reviendront que si nous les maintenons fermement en vie. Si l'oubli les recouvre et les ensevelit, ils seront morts pour de bon. Mais si nous savons les honorer comme il se doit, leur rendre hommage comme ils le méritent, à travers un livre ou une simple pensée, ils pourront ressusciter. Actualités télévisées J'ai présenté mon premier journal télévisé le 13 septembre 1975 sur Antenne 2. Une chaîne qui, sous ce nom, n'existe plus. Elle venait alors de naître, prenant la suite, au début de cette année, de la deuxième chaîne en couleur de l'ORTF. Dix-sept ans plus tard, Antenne 2 deviendra France 2. Mais j'avais migré entre-temps. J'étais alors sur TF1 depuis cinq ans... Il m'est impossible, pourtant, de ne pas me souvenir de ce qu'était alors la télévision. Je suis né à Reims, à une époque où l'idée même de la télévision n'en était qu'à ses prémices. Il était presque 20 heures quand j'ai vu le jour, une coïncidence qui a longtemps fait rire ma mère. Étais-je prédestiné ? Elle voulait le croire. Je ne l'ai pas détrompée. Cela m'amusait. Pour être informés, en 1947, mes parents avaient la presse écrite et la radio. Mais de grandes manoeuvres étaient en marche. La RDF - Radiodiffusion française - est créée le 23 mars 1945. En 1948, le ministre de l'Information s'appelle François Mitterrand. La RDF devient alors la RTF (Radiodiffusion-télévision française). Le 29 juin 1949, Pierre Sabbagh présente le premier journal télévisé depuis les studios de la rue Cognacq-Jay. Avec Pierre Dumayet, Pierre Desgraupes et Max-Pol Fouchet, il met également les livres à l'honneur. «Lectures pour tous» a été l'une de mes inspirations pour mes futurs programmes. D'autres émissions voient alors le jour : la programmation religieuse du dimanche matin, «Le Club du jeudi» pour les enfants, le défilé du 14 Juillet, des pièces de théâtre filmées. Le 2 juin 1953, on offre aux téléspectateurs le couronnement en direct d'Elisabeth II - un événement considérable. En 1958, la RTF donne naissance à deux chaînes. De nouvelles émissions s'imposent : «Cinq colonnes à la une», «Le Jeu des 1 Afficher moinsAfficher plus

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Le Pitch

Présentation de l'éditeur Les hommes roulaient en DS ; les femmes portaient des mini-jupes dessinées par Mary Quant. Dans les transports, on donnait son ticket à un poinçonneur. La musique s’écoutait sur 45 ou 33 tours. Plus tard, le walkman fera l'effet d'une révolution. Dans les salles de cinéma, des ouvreuses nous menaient à notre fauteuil. Les films, eux, étaient vus d'abord sur grand écran, puis en VHS. Dans ce Dictionnaire des choses perdues, Patrick Poivre d’Arvor se rappelle un temps où la crise était loin, une époque heureuse qui mérite d'être célébrée. En se livrant, de façon intime, il la fait revivre les apéritifs d'antan, l'âge d'or des paquebots, les biscuits que son grand-père lui ramenait de ses voyages ou les Dinky Toys qu'il collectionnait enfant… Par petites touches personnelles, il brosse le roman des Trente Glorieuses. Extrait C'était avant. Était-ce mieux ? Je ne sais. Mais c'était avant et cela me plaît ainsi. Parce que les remontées de souvenirs qu'a suscitées en moi ce travail d'exhumation né de mes échanges avec mon éditeur, Arnaud Le Guern, me disent assez qui j'étais petit garçon puis adolescent, mais aussi ce que j'ai voulu devenir. La fidélité à ce petit garçon-là doit à mes yeux se transmettre comme une vertu cardinale. Et à travers ce livre je rends hommage à ce monde «d'avant» qui l'a façonné et a nourri ses rêves. Ce monde-là était plus lent, certes, mais est-ce si grave ? Il était par nature moins «moderne», mais qu'est-ce qui se démode plus que la mode ? À mes yeux de sexagénaire nostalgique, c'était d'abord un monde enchanté et, plus les années passent, plus il le devient. La nostalgie, ce n'est pas le passéisme. C'est d'abord un sentiment tonique de frustration devant notre impuissance à retenir les êtres et les choses qui nous filent entre les doigts. Ne pleurons pas sur le lait renversé : ils ne sont plus là, ils ne reviendront que si nous les maintenons fermement en vie. Si l'oubli les recouvre et les ensevelit, ils seront morts pour de bon. Mais si nous savons les honorer comme il se doit, leur rendre hommage comme ils le méritent, à travers un livre ou une simple pensée, ils pourront ressusciter. Actualités télévisées J'ai présenté mon premier journal télévisé le 13 septembre 1975 sur Antenne 2. Une chaîne qui, sous ce nom, n'existe plus. Elle venait alors de naître, prenant la suite, au début de cette année, de la deuxième chaîne en couleur de l'ORTF. Dix-sept ans plus tard, Antenne 2 deviendra France 2. Mais j'avais migré entre-temps. J'étais alors sur TF1 depuis cinq ans... Il m'est impossible, pourtant, de ne pas me souvenir de ce qu'était alors la télévision. Je suis né à Reims, à une époque où l'idée même de la télévision n'en était qu'à ses prémices. Il était presque 20 heures quand j'ai vu le jour, une coïncidence qui a longtemps fait rire ma mère. Étais-je prédestiné ? Elle voulait le croire. Je ne l'ai pas détrompée. Cela m'amusait. Pour être informés, en 1947, mes parents avaient la presse écrite et la radio. Mais de grandes manoeuvres étaient en marche. La RDF - Radiodiffusion française - est créée le 23 mars 1945. En 1948, le ministre de l'Information s'appelle François Mitterrand. La RDF devient alors la RTF (Radiodiffusion-télévision française). Le 29 juin 1949, Pierre Sabbagh présente le premier journal télévisé depuis les studios de la rue Cognacq-Jay. Avec Pierre Dumayet, Pierre Desgraupes et Max-Pol Fouchet, il met également les livres à l'honneur. «Lectures pour tous» a été l'une de mes inspirations pour mes futurs programmes. D'autres émissions voient alors le jour : la programmation religieuse du dimanche matin, «Le Club du jeudi» pour les enfants, le défilé du 14 Juillet, des pièces de théâtre filmées. Le 2 juin 1953, on offre aux téléspectateurs le couronnement en direct d'Elisabeth II - un événement considérable. En 1958, la RTF donne naissance à deux chaînes. De nouvelles émissions s'imposent : «Cinq colonnes à la une», «Le Jeu des 1 Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Nostalgie des choses perdues - Dictionnaire intime
Editeur
Format
Broché
Publication
13 novembre 2014
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
208
Taille
23 x 13 x 1.5 cm
Poids
254
ISBN-13
9782809814729
Livré entre : 17 juin - 20 juin
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