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Le bâtard du bois noir serie #1

Le bâtard du bois noir: Suivi de La revanche du bâtard et de La fille du bâtard

1.0

(2)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Dès l'âge de cinq ans, Marius Malaguet n'a qu'un désir : fuir les gifles du maître, le travail harassant, les sabots trop petits, cette enfance impossible au domaine du Bois noir, quelque part en Haut-Velay... Comme c'est dur, dans les années 1900, d'être un « bastardou » ! Marius dispose pourtant de l'amour de Marie, sa mère - cette fille de ferme illettrée qui lui a caché la vérité sur ses origines. Engagé en août 1914, devenu lieutenant, c'est un homme qui revient au pays, le temps d'une permission. Aguerri par la vie au front, le voici prêt à affronter son histoire. Mais la guerre provoque d'étranges rencontres. Et les obus, en creusant des tombes, mettent parfois au jour des secrets de famille... Ainsi ce mystérieux adjudant Alayel, un ancien bagnard dont la trace s'est perdue dans les hôpitaux militaires, à la recherche duquel partira Marie dans La Revanche du bâtard... Ou encore cette adolescente aux yeux bleus dont Marius, devenu veuf, se découvre le père dans La Fille du bâtard, et qu'il aidera à déjouer une machination... Avec son talent à camper des personnages de chair et de passion, Hubert de Maximy raconte sur quatre décennies une histoire familiale prenante au coeur de ce Velay qu'il connaît si bien. Extrait «Je ne dirai rien. Je ne leur raconterai pas la guerre, la vraie. Ils ne comprendraient pas», se dit Marius Malaguet en entrant dans le métro. Rasséréné, il observa les gens mal réveillés puis s'intéressa à ce train électrique rouge et vert qui filait dans des tunnels. Toutes les deux minutes, la rame vomissait son monde dans ces stations souterraines carrelées comme des pissotières, puis ses portes se fermaient dans un grand chuintement, clos par un claquement sec. Il descendit gare de Lyon, suivit la foule dans les couloirs éclairés par quantité d'ampoules nues, s'agaça de cette fourmilière. Elle lui rappelait celles que, géant incertain, il éventrait enfant. Il n'était ni taupe ni rat pour ainsi courir sous terre, mais une bête de surface. Un chien peut-être, dressé à ramener les vaches folâtres. Un corniaud, évidemment. Le flux pressé se scindait. Il prit le couloir de gauche, suivit sans y penser une silhouette longue au buste étroit. La robe fluide descendait jusqu'à des bottines claires à grand talon. Son volumineux chapeau lui fit songer à un nid de pie. Une bien belle pie. Soulevant le bas de sa jupe, elle grimpa vélocement vers la sortie. Il entrevit ses chevilles fines avant qu'elle ne passe le haut des marches et s'enfonce sur la place. Quand il atteignit la surface, elle s'éloignait. La dépasser pour la voir de face l'eût obligé à courir. Il se l'interdit et la chance lui sourit. Avait-elle senti son regard la caresser ? Elle se retourna, le regarda d'un air doux. Savait-elle seulement qu'il était officier ? En cette fin août 1918, tout le monde connaissait les grades. Tout le monde était concerné. La vie du boulevard l'étourdit. Fiacres, camions à chevaux et taxis-autos se croisaient en tous sens. Sur le trottoir, un gamin se curait le nez, une grosse dame pérorait, un bébé piaillait, un vieux beau se pavanait. Ces gens, ces voitures, et même cette fille qui lui avait souri, n'existaient pas. Il allait se réveiller, retrouver la réalité, les tranchées, la mort qui vous traque et massacre l'imprudent comme le lion dévore la bête malade. Il ne rêvait pas. Il connaissait mal la ville, pas du tout le quartier. Demander où se trouvait la gare lui parut ridicule. Levant les yeux, il reconnut la tour de l'horloge. L'oeil cyclopéen marquait 18 h 12. Il avait une demi-heure d'avance. Tandis qu'il regardait, la grande aiguille chuta d'une minute. Son barda à l'épaule, il traversa le boulevard. Un lourd carton pesait à son bras. «Pathéphone réflexe n° 19» y était écrit. Il avait voulu offrir aux «femmes» des colifichets à la mode, mais avait été incapable de les choisir. Alors, il avait acheté deux romans de Delly pour Jeanne et, folie, ce gramophone pour sa mère. Il a Afficher moinsAfficher plus

Le bâtard du bois noir serie #1

Le bâtard du bois noir: Suivi de La revanche du bâtard et de La fille du bâtard

1.0

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Le Pitch

Présentation de l'éditeur Dès l'âge de cinq ans, Marius Malaguet n'a qu'un désir : fuir les gifles du maître, le travail harassant, les sabots trop petits, cette enfance impossible au domaine du Bois noir, quelque part en Haut-Velay... Comme c'est dur, dans les années 1900, d'être un « bastardou » ! Marius dispose pourtant de l'amour de Marie, sa mère - cette fille de ferme illettrée qui lui a caché la vérité sur ses origines. Engagé en août 1914, devenu lieutenant, c'est un homme qui revient au pays, le temps d'une permission. Aguerri par la vie au front, le voici prêt à affronter son histoire. Mais la guerre provoque d'étranges rencontres. Et les obus, en creusant des tombes, mettent parfois au jour des secrets de famille... Ainsi ce mystérieux adjudant Alayel, un ancien bagnard dont la trace s'est perdue dans les hôpitaux militaires, à la recherche duquel partira Marie dans La Revanche du bâtard... Ou encore cette adolescente aux yeux bleus dont Marius, devenu veuf, se découvre le père dans La Fille du bâtard, et qu'il aidera à déjouer une machination... Avec son talent à camper des personnages de chair et de passion, Hubert de Maximy raconte sur quatre décennies une histoire familiale prenante au coeur de ce Velay qu'il connaît si bien. Extrait «Je ne dirai rien. Je ne leur raconterai pas la guerre, la vraie. Ils ne comprendraient pas», se dit Marius Malaguet en entrant dans le métro. Rasséréné, il observa les gens mal réveillés puis s'intéressa à ce train électrique rouge et vert qui filait dans des tunnels. Toutes les deux minutes, la rame vomissait son monde dans ces stations souterraines carrelées comme des pissotières, puis ses portes se fermaient dans un grand chuintement, clos par un claquement sec. Il descendit gare de Lyon, suivit la foule dans les couloirs éclairés par quantité d'ampoules nues, s'agaça de cette fourmilière. Elle lui rappelait celles que, géant incertain, il éventrait enfant. Il n'était ni taupe ni rat pour ainsi courir sous terre, mais une bête de surface. Un chien peut-être, dressé à ramener les vaches folâtres. Un corniaud, évidemment. Le flux pressé se scindait. Il prit le couloir de gauche, suivit sans y penser une silhouette longue au buste étroit. La robe fluide descendait jusqu'à des bottines claires à grand talon. Son volumineux chapeau lui fit songer à un nid de pie. Une bien belle pie. Soulevant le bas de sa jupe, elle grimpa vélocement vers la sortie. Il entrevit ses chevilles fines avant qu'elle ne passe le haut des marches et s'enfonce sur la place. Quand il atteignit la surface, elle s'éloignait. La dépasser pour la voir de face l'eût obligé à courir. Il se l'interdit et la chance lui sourit. Avait-elle senti son regard la caresser ? Elle se retourna, le regarda d'un air doux. Savait-elle seulement qu'il était officier ? En cette fin août 1918, tout le monde connaissait les grades. Tout le monde était concerné. La vie du boulevard l'étourdit. Fiacres, camions à chevaux et taxis-autos se croisaient en tous sens. Sur le trottoir, un gamin se curait le nez, une grosse dame pérorait, un bébé piaillait, un vieux beau se pavanait. Ces gens, ces voitures, et même cette fille qui lui avait souri, n'existaient pas. Il allait se réveiller, retrouver la réalité, les tranchées, la mort qui vous traque et massacre l'imprudent comme le lion dévore la bête malade. Il ne rêvait pas. Il connaissait mal la ville, pas du tout le quartier. Demander où se trouvait la gare lui parut ridicule. Levant les yeux, il reconnut la tour de l'horloge. L'oeil cyclopéen marquait 18 h 12. Il avait une demi-heure d'avance. Tandis qu'il regardait, la grande aiguille chuta d'une minute. Son barda à l'épaule, il traversa le boulevard. Un lourd carton pesait à son bras. «Pathéphone réflexe n° 19» y était écrit. Il avait voulu offrir aux «femmes» des colifichets à la mode, mais avait été incapable de les choisir. Alors, il avait acheté deux romans de Delly pour Jeanne et, folie, ce gramophone pour sa mère. Il a Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Le bâtard du bois noir: Suivi de La revanche du bâtard et de La fille du bâtard
Editeur
Format
Grand Format
Publication
03 janvier 2013
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
687
Taille
24 x 15.4 x 4.5 cm
Poids
870
ISBN-13
9782809808810
Livré entre : 16 juin - 19 juin
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