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Ne tremble pas !

2.4

(6)

Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Par une froide matinée d'octobre, Owen McCall, 49 ans, et son fils unique Luke, 16 ans, quittent leur chalet situé au nord du Michigan pour partir à la chasse. Et l'accident se produit. Luke aperçoit un cerf. Il bande son arc et décoche une flèche. En plein dans le mille ! Ce qu'il ne sait pas encore, c'est que sa flèche a transpercé l'animal. Derrière se trouvait son père, qui agonise... Owen laisse derrière lui Kate, une veuve éplorée mais désormais riche d'une vingtaine de millions, et un fils complètement perdu, qui part à la dérive. Et c'est alors que resurgit Jack Curran, un ancien amour de jeunesse de Kate. Et dans son sillage quelques personnages peu recommandables... Un scénario habilement construit -; on pense à Tarentino -, des dialogues percutants, souvent drôles, des scènes et des personnages hilarants - on pense à Westlake -, des rebondissements et des clins d'oeil à l'oeuvre de son père : tous les ingrédients d'un très bon polar... Noir et humoristique. Extrait Les yeux gonflés parce qu'elle avait pleuré, des traînées de maquillage sur une joue, Kate se tenait près du bar de la cuisine et fixait la nourriture : viandes froides, salades de pommes de terre, cookies, fromages et fruits frais. La nécrologie d'Owen - une demi-page dans le Détroit Free Press - traînait près de l'évier. On y lisait, sous son portrait : «Owen McCall, 49 ans, décédé le 11 octobre 2006. Tout le monde était venu présenter ses condoléances, puis était parti, et elle se sentait maintenant épuisée, vidée. Elle se servit un verre de chardonnay et alluma une cigarette. Engourdie, l'esprit brouillé, elle ne réalisait toujours pas ce qui était arrivé. Luke entra dans la cuisine et passa devant elle, absent, impassible, tel un zombie depuis l'accident. Il ouvrit le réfrigérateur et prit un Gatorade, liquide violet dans une bouteille en plastique. - Viens, dit Kate. Elle avança de deux pas et le serra dans ses bras. - Je sais que tu souffres. Moi aussi. Elle l'étreignit mais il resta crispé. - Je regrette, dit-il. Avant qu'il ne baisse la tête et fixe le dallage, elle vit des larmes dans ses yeux. - Tu ne dois pas t'en vouloir. C'était un accident. Luke se dégagea. - Je n'ai pas envie d'en parler. Il traversa la cuisine puis disparut dans la salle à manger. Il faisait nuit quand elle monta à l'étage, la main sur le chêne ciré de la rampe de l'escalier courbe. Une lampe était restée allumée dans l'entrée, mais elle était trop fatiguée pour descendre l'éteindre. En haut des marches, elle prit à gauche vers la chambre de Luke. La porte était fermée. Elle frappa, ouvrit, le vit sur son lit, les yeux fixés sur le plafond. Elle lui souhaita bonne nuit. Il ne bougea pas, ne la regarda pas. Léon, leur labrador chocolat, était couché près de l'adolescent. Il se leva, battit de la queue et aboya. - Silence, Léon, dit Luke. Le chien s'assit. Kate gagna sa chambre, la traversa, entra dans la salle de bains et se regarda dans le miroir du lavabo. Elle avait les traits tirés. Elle repoussa ses cheveux derrière ses oreilles et ouvrit le robinet. Elle emplit ses mains jointes d'eau et se rinça le visage. Elle tourna la tête, vit le peignoir en tissu-éponge bleu d'Owen, suspendu derrière la porte, alla le décrocher et le serra contre elle. Elle s'assit sur le bord de la baignoire et pleura. Kate entra dans la chambre, tira le couvre-lit, s'allongea du côté d'Owen, huma l'oreiller qui sentait encore un peu l'Old Spice. Il y avait, sur la table de nuit, des photos de famille dans des cadres en argent. Elle prit un cliché aux tons sépia : Owen à sept ans, les cheveux courts, en chemise blanche et noeud papillon noir, un sourire sur son petit visage, fier parce qu'il venait de faire sa première communion. Elle le remit en place puis en prit un autre, qui datait du jour de leur mariage, et Kate pensa que c'était, en seize ans, une des rares photos où Owen avait les yeux ouverts. Elle la serra contre sa poitrine et se souvint du jour de leur ren Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Par une froide matinée d'octobre, Owen McCall, 49 ans, et son fils unique Luke, 16 ans, quittent leur chalet situé au nord du Michigan pour partir à la chasse. Et l'accident se produit. Luke aperçoit un cerf. Il bande son arc et décoche une flèche. En plein dans le mille ! Ce qu'il ne sait pas encore, c'est que sa flèche a transpercé l'animal. Derrière se trouvait son père, qui agonise... Owen laisse derrière lui Kate, une veuve éplorée mais désormais riche d'une vingtaine de millions, et un fils complètement perdu, qui part à la dérive. Et c'est alors que resurgit Jack Curran, un ancien amour de jeunesse de Kate. Et dans son sillage quelques personnages peu recommandables... Un scénario habilement construit -; on pense à Tarentino -, des dialogues percutants, souvent drôles, des scènes et des personnages hilarants - on pense à Westlake -, des rebondissements et des clins d'oeil à l'oeuvre de son père : tous les ingrédients d'un très bon polar... Noir et humoristique. Extrait Les yeux gonflés parce qu'elle avait pleuré, des traînées de maquillage sur une joue, Kate se tenait près du bar de la cuisine et fixait la nourriture : viandes froides, salades de pommes de terre, cookies, fromages et fruits frais. La nécrologie d'Owen - une demi-page dans le Détroit Free Press - traînait près de l'évier. On y lisait, sous son portrait : «Owen McCall, 49 ans, décédé le 11 octobre 2006. Tout le monde était venu présenter ses condoléances, puis était parti, et elle se sentait maintenant épuisée, vidée. Elle se servit un verre de chardonnay et alluma une cigarette. Engourdie, l'esprit brouillé, elle ne réalisait toujours pas ce qui était arrivé. Luke entra dans la cuisine et passa devant elle, absent, impassible, tel un zombie depuis l'accident. Il ouvrit le réfrigérateur et prit un Gatorade, liquide violet dans une bouteille en plastique. - Viens, dit Kate. Elle avança de deux pas et le serra dans ses bras. - Je sais que tu souffres. Moi aussi. Elle l'étreignit mais il resta crispé. - Je regrette, dit-il. Avant qu'il ne baisse la tête et fixe le dallage, elle vit des larmes dans ses yeux. - Tu ne dois pas t'en vouloir. C'était un accident. Luke se dégagea. - Je n'ai pas envie d'en parler. Il traversa la cuisine puis disparut dans la salle à manger. Il faisait nuit quand elle monta à l'étage, la main sur le chêne ciré de la rampe de l'escalier courbe. Une lampe était restée allumée dans l'entrée, mais elle était trop fatiguée pour descendre l'éteindre. En haut des marches, elle prit à gauche vers la chambre de Luke. La porte était fermée. Elle frappa, ouvrit, le vit sur son lit, les yeux fixés sur le plafond. Elle lui souhaita bonne nuit. Il ne bougea pas, ne la regarda pas. Léon, leur labrador chocolat, était couché près de l'adolescent. Il se leva, battit de la queue et aboya. - Silence, Léon, dit Luke. Le chien s'assit. Kate gagna sa chambre, la traversa, entra dans la salle de bains et se regarda dans le miroir du lavabo. Elle avait les traits tirés. Elle repoussa ses cheveux derrière ses oreilles et ouvrit le robinet. Elle emplit ses mains jointes d'eau et se rinça le visage. Elle tourna la tête, vit le peignoir en tissu-éponge bleu d'Owen, suspendu derrière la porte, alla le décrocher et le serra contre elle. Elle s'assit sur le bord de la baignoire et pleura. Kate entra dans la chambre, tira le couvre-lit, s'allongea du côté d'Owen, huma l'oreiller qui sentait encore un peu l'Old Spice. Il y avait, sur la table de nuit, des photos de famille dans des cadres en argent. Elle prit un cliché aux tons sépia : Owen à sept ans, les cheveux courts, en chemise blanche et noeud papillon noir, un sourire sur son petit visage, fier parce qu'il venait de faire sa première communion. Elle le remit en place puis en prit un autre, qui datait du jour de leur mariage, et Kate pensa que c'était, en seize ans, une des rares photos où Owen avait les yeux ouverts. Elle la serra contre sa poitrine et se souvint du jour de leur ren Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Ne tremble pas !
Editeur
Format
Grand Format
Publication
13 juin 2012
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
272
Taille
24 x 15.3 x 2.2 cm
Poids
425
ISBN-13
9782809806533
Livré entre : 23 juillet - 26 juillet
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