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Niernhaussen, Martina

Du premier cri au dernier souffle serie

Du premier cri au dernier souffle

1.0

(2)

Le Pitch
Présentation de l'éditeur Adolescente, Martina Niernhaussen est victime d'un grave accident de voiture et fait une expérience de mort imminente qui va changer le cours de sa vie. Elle décide alors de devenir chanteuse lyrique, puis chef de choeur, chef d'orchestre, et enfin musicothérapeute.Elle explique les bienfaits de la thérapie musicale destinée à apaiser des souffrances physiques et psychologiques, qu'elle utilise dans les services médicaux : lymphologie, réadaptation orthopédique, infectiologie, troubles autistiques, mais aussi soins palliatifs.Comment se passe une séance chorale avec ses patients ? Quelle musique choisir pour leur permettre d'évacuer l'angoisse, ou d'affronter la mort ? Comment monter un concert de Noël ou une session de jazz dans une unité de soins palliatifs ou un service HIV ?Au fil de son travail au quotidien, Martina tente d'instaurer un nouveau rapport à la musique et de montrer la richesse et la profondeur qu'elle est susceptible d'apporter à chacun dans sa vie quotidienne. Un hymne à la vie ! Extrait Mesure à quatre temps. Deux mains plaquent un accord de fa mineur au piano. Au quatrième temps, le fa grave d une cloche résonne. La sixte mineure module l'accord parfait. Fa... La sombre cloche tinte de nouveau. La sixte devient majeure, la cloche bourdonne. À présent, les deux mains arpègent les accords de fa mineur sur le clavier. Les violons se déchaînent, telle une tempête en mer du Nord. Le début du concerto n° 2, en ut mineur de Rachmaninov envahit mon esprit. La musique est bleu-mauve, peinte à larges coups de pinceau, et m'évoque un des derniers tableaux de Monet, la maison de Giverny vue du jardin aux roses. Puis de grosses touches rouges inondent peu à peu ce jardin. C'est la musique de l'adoration de la terre du sacre du printemps, de Stravinsky, les danses des adolescentes, plus précisément, superposition polytonale au demi-ton supérieur, accords scandés et accelerando, comme un coeur qui bat de plus en plus vite, haletant, à la limite du supportable. Une troisième musique, jaune pâle, se mélange au carmin, avec de grandes flammes qui scintillent dans une gamme de blancs lumineux. «O terra Addio», chante une princesse égyptienne, en fin du dernier acte de l'opéra Aïda, de Verdi. Cet adieu au monde terrestre, en sol bémol, commence par une septième majeure, intervalle aux fréquences tellement apaisantes. La ligne mélodique progresse dans l'aigu et, lorsque la soprane file son si bémol magnifique, je me sens enveloppée d'un manteau de sérénité. Ah, les grosses gouttes rouges réapparaissent. C'est l'appel de la terre. Elles crépitent, s'enflent, s'affolent. Cela va de plus en plus vite, mon coeur me fait mal, je ne respire plus, j'étouffe... Réveil brutal dans un lit inconnu. Où suis-je ? J'ai l'impression d'être ici depuis un siècle. Mon Dieu, c'est quoi cet épouvantable mal de tête ? Aurais-je abusé de vodka hier soir ? Ce doit être ça, j'ai trop fait la fête et je suis dans une chambre d'amis. Étonnant quand même, moi qui ne bois pas ! Un rai de lumière artificielle verte tombe sur le lit par la porte entrouverte. Une odeur étrange, mélange de produit désinfectant et de médicaments, me picote le nez. C'est un lit d'hôpital ! Pourquoi suis-je là ? Bon, avant tout, il faut que j'aille au petit coin. Je m'assieds dans mon lit, fais glisser mes jambes sur le côté, me lève péniblement en prenant appui sur le matelas. Cette tête est tellement lourde, son poids me fait perdre l'équilibre. Après une série de petits pas chassés toujours en appui sur le matelas, j'arrive devant la porte. Je me retourne et m'accroche à la clenche. Sauvée, dans le couloir, je vois qu'une main courante longe le mur. En m'aidant de cette barre, je devrais pouvoir avancer. Mais, zut, j'avais oublié la chemise d'opérée fermée vaguement dans le dos par quelques liens... Il ne faut pas que l'on me voie ainsi, me traînant à moitié nue. Pitoyable, tout cela. Heureusement, le couloir est totalement désert. On dirai Afficher moinsAfficher plus

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Détails du livre

Titre complet
Du premier cri au dernier souffle
Editeur
Format
Broché
Publication
07 septembre 2011
Pages
232
Taille
10 x 10 x 2 cm
Poids
100
ISBN-13
9782809805482

Auteur

Livré entre : 26 mars - 29 mars
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